vignette|Volodymyr Zelensky rencontre les chefs des gouvernements de Pologne, République tchèque et Slovénie à Kiev.

Les négociations de paix entre la Russie et l'Ukraine visent à résoudre la guerre résultant de l'invasion de l'Ukraine par la Russie suite au non-respect des accords de Minsk signés par les deux parties en 2014. Elles débutent le immédiatement après le déclenchement du conflit.

Au cœur des négociations entre la Russie et l'Ukraine se trouvent les questions de la reconnaissance de l'annexion de la Crimée par la Russie, des conflits territoriaux autour des quatre régions du Sud et de l'Est de l'Ukraine annexées par la Russie en septembre 2022, du retrait des troupes russes, de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et à l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, des garanties de sécurité de l'Ukraine, et du retour des mineurs déportés vers la Russie.

Les négociations de paix connaissent des développements significatifs en 2025 à la suite de l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. La diplomatie américaine conduit des pourparlers distincts avec la Russie et l'Ukraine en Arabie saoudite qui aboutissent à des avancées en vue d'un cessez-le-feu, bien que la Russie s'oppose à la proposition américano-ukrainienne d'une cessation des hostilités pendant 30 jours.

Premières tentatives Tentative de médiation biélorusse La Biélorussie fait des avances à la Russie en modifiant sa constitution pour pouvoir stocker l'arsenal nucléaire russe à partir du ..

Le , le président ukrainien Volodymyr Zelensky accepte de participer à des pourparlers à la frontière entre la Biélorussie et l'Ukraine, à la suite d'une conversation téléphonique avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko, et ce, malgré un sentiment de scepticisme du côté ukrainien.. Le président ukrainien exige que les négociations se déroulent en territoire neutre, d'où son refus de participer aux discussions proposées auparavant à Homiel ou à Minsk.. Les pourparlers entre les représentants ukrainiens et russes ont lieu à Gomel, en Biélorussie et se terminent sans issue favorable... Comme condition pour mettre fin à l'invasion, Poutine exige la neutralité de l'Ukraine, la et la , et la reconnaissance de la Crimée comme territoire russe..

Le , une deuxième séance de pourparlers a lieu à Belovejskaïa Pouchtcha, municipalité biélorusse à proximité de la Pologne ; le principal résultat de cette séance étant un commun accord pour l'établissement de couloirs humanitaires, en raison des besoins criants d'obtenir des médicaments et de la nourriture, ainsi que d'évacuer les civils. Cet accord prévoit également la possibilité d'un cessez-le-feu temporaire pour permettre les évacuations. Le président Zelensky interpelle son homologue russe, souhaitant vouloir négocier directement avec lui. Dans un communiqué de presse, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, exprime sa certitude qu'une entente sera conclue entre les belligérants, mais évoque la possibilité d'un conflit nucléaire...

Tentative israélienne et crise diplomatique israélo-russe Le , Israël se propose en tant que médiateur, en invoquant de solides relations avec les deux nations en conflit. À la demande du président Zelensky, le premier ministre israélien Naftali Bennett, accompagné de Ze'ev Elkin, son ministre du logement russophone d'origine ukrainienne, se rend à Moscou, devenant ainsi le premier dirigeant étranger à se rendre en Russie depuis le début des hostilités. Avant de s'y rendre, Bennett fait part de ses intentions à l'Allemagne, les États-Unis et la France. Il y rencontre Poutine, téléphone ensuite à Zelensky, puis se rend à Berlin pour rencontrer Olaf Scholz. Peu de détails sont connus de la teneur de ces conversations, autre que la discussion avec Scholz ait et que les chefs allemand, français et israélien continueront d'échanger à ce sujet. Du côté russe, on affirme que les dirigeants se sont entretenus au sujet de la situation ukrainienne de l'« opération militaire spéciale » dans le Donbass et les discussions de Vienne concernant le Programme nucléaire de l'Iran. Cet événement est notable, car le premier ministre israélien observe le jour du shabbat et n'entreprend aucune activité officielle pendant ce jour. Ce dernier fait référence à la comme justification à ces visites.Selon le principe talmudique du , la préservation de la vie humaine l'emporte sur pratiquement toute autre règle religieuse (mitzvot) et dans ce cadre exceptionnel, enfreindre la Torah devient alors un devoir..

Les relations entre Israël et la Russie se tendent début mai lorsque Lavrov déclare à propos du président Zelensky, qu'être à la fois juif et nazi n'est pas incompatible, en déclarant que .. L'État hébreu s'alarme alors de propos , tandis que le gouvernement ukrainien dénonce des révélatrices d'un . Moscou répond alors en accusant Israël de soutenir le en affirmant dans un communiqué que ..

Rapport du Financial Times du 16 mars 2022 Le Financial Times publie le .. que la Russie et l'Ukraine travailleraient sur un accord préliminaire en 15 points qui comprendrait, entre autres : le cessez-le-feu et le retrait des troupes russes, la déclaration de neutralité de l'Ukraine inscrite dans sa Constitution, le russe comme langue co-officielle et enseignée dans les écoles, et bien que la Russie ait demandé la « démilitarisation » de l'Ukraine, elle ne demanderait désormais que des limites à son armée et l'interdiction des bases militaires étrangères ou des missiles nucléaires sur son territoire ; en échange la sécurité de l'Ukraine serait prise en charge par la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Selon l'attaché de presse du Kremlin Dmitri Peskov, l'option de neutralité offerte à l'Ukraine est similaire à celle de la Suède et de l'Autriche qui lui permettrait d'entrer dans l'Union européenne, mais pas dans des alliances militaires comme l'OTAN. La Russie avait initialement appelé à la destitution de Volodymyr Zelensky, à la « démilitarisation » et à la « dénazification » de l'Ukraine et à la reddition du pays, mais Zelensky lui-même a affirmé que la Russie avait assoupli sa position et abandonné bon nombre de ces demandes..

Le principal point de discorde selon certaines sources semble être le sort du Donbass et de la Crimée, la Russie appelant à la reconnaissance de l'annexion de la Crimée et de la sécession du Donbass, ce à quoi l'Ukraine s'oppose.

Le communiqué d'Istanbul (2022) Le New York Times publie le un document intitulé « Main provisions of the Treaty on Ukraine's Security Guarantee » comprenant 11 points préparés par l'Ukraine, auxquels la Russie aurait donné son aval pour parvenir à un accord... Ceux-ci ont été discutés à Istanbul du 28 au .

Le projet de traité établit la neutralité de l'Ukraine mais permet son adhésion à l'Union européenne. En revanche, il exclut toute accession à l'OTAN ainsi que la présence de forces militaires étrangères le territoire ukrainien. Le traité envisage comme garants possibles les États membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (le Royaume-Uni, la Chine, les États-Unis, la France, en incluant la Russie) mais également la Turquie, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, le Canada ou Israël. Les États garants sont tenus, en cas d'agression ou d'attaque armée, d'apporter leur soutien à l'Ukraine neutre pour rétablir sa sécurité. Le projet de traité prévoit par ailleurs que l'Ukraine et la Russie négocient bilatéralement une issue pacifique au différend en Crimée d'ici les 10 à 15 prochaines années.. Délibérément, le communiqué d'Istanbul n'aborde pas les questions territoriales ou frontalières.

À la suite du communiqué d'Istanbul, et malgré la découverte du massacre de Boutcha et les appels de Zelensky à exclure la Russie du Conseil de sécurité des Nations unies., les pourparlers se poursuivent entre la Russie et l'Ukraine, qui échangent des versions préliminaires de l'accord. Une version de travail du traité russo-ukrainien du définit la taille des forces armées ukrainiennes (jusqu'à voulus par l'Ukraine, jusqu'à voulus par la Russie). Cette version du traité comprend des éléments proposés par la Russie qui n'ont pas été approuvés par l'Ukraine dans le communiqué d'Istanbul, qui concernent l'interdiction du « néo-nazisme et du nationalisme agressif », la garantie que le Russe soit une langue officielle et l'abrogation de lois linguistiques. De nombreuses divergences sur le contenu du traité sont mises à jour et les négociations s'arrêtent en sans qu'un accord n'ait été trouvé.

Les politologues Samuel Charap et Serguey Radchenko identifient dans Foreign Affairs un ensemble de raisons qui ont contribué à l'impossibilité de parvenir à un accord. Premièrement, ils observent une réticence des partenaires occidentaux de l'Ukraine à lui fournir des garanties des sécurité malgré leur inclusion comme parties au traité. Deuxièmement, les progrès des Ukrainiens sur le plan militaire, notamment après la contre-offensive de Kiev et le retrait russe de grandes villes, ont réduit leur intérêt à trouver un compromis à la table des négociations. Enfin, les termes de l'accord contiennent un plan sur le long terme davantage qu'une sortie effective du conflit par l'établissement d'un cessez-le-feu et le retrait des troupes : le traité ignore la nécessité d'un processus de paix.

Dix points pour cesser les hostilités présentés par le président Zelensky Lors de la réunion du G20 en , le président Zelensky présente dix points pour faire cesser les hostilités...

État des négociations en 2025 vignette|Rencontre entre le président américain Trump et le président ukrainien Zelensky à la Maison Blanche le 28 février 2025

Premiers contacts des États-Unis avec la Russie et l'Ukraine Le , Volodymyr Zelensky twitte qu'il va rencontrer le président américain Trump, nouvellement investi, afin de négocier un accord commercial d'exploitation des gisements (leurs terres rares) pour « une paix solide et durable », tandis que le président américain a indiqué qu'il allait probablement s'entretenir avec Vladimir PoutineÉtats-Unis : Donald Trump prêt à rencontrer Volodymyr Zelensky (France24 (Video)) en ligne. Le , après une conversation téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine, le président américain Donald Trump déclare que les négociations pour mettre fin à la guerre commenceraient immédiatementAfter Putin call, Trump says negotiations to end Ukraine war will start ‘immediately’ (CNN) en ligne.

Négociations parallèles et crise américano-ukrainienne Le , le secrétaire d'État américain Marco Rubio se rend à Riyad pour engager des pourparlers avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Il s'agit du premier dialogue diplomatique entre les États-Unis et la Russie depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. La rencontre se conclut sur un accord pour établir un processus de paix aboutissant à la fin du conflit. La rencontre est critiquée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour qui les conditions de la paix ne peuvent être ni négociées ni imposées à l'Ukraine sans sa participation à la table des négociations....vignette|Le sommet de Londres sur l'Ukraine|gaucheLe , Zelensky rencontre Trump à la Maison Blanche dans une atmosphère tendue entre les présidents américain et ukrainien. La réunion se termine abruptement sans que l'accord sur les ressources minérales ne soit signé. Trois jours plus tard, les États-Unis annoncent suspendre temporairement toute aide militaire à l'Ukraine..

Tentative de médiation européenne Le , les leaders européens et canadien se réunissent à Londres pour un sommet sur l'Ukraine convoqué par le premier ministre britannique Keir Starmer. Il a pour but de créer une coalition des volontaires contribuant à la mise en place d’un plan en quatre points renforçant le soutien à l'Ukraine et soutenant un accord de paix durable qui garantisse sa souveraineté et sa sécurité..