Le siège de Besançon, parfois qualifié de blocus, fut un événement de la campagne de France, survenu en 1814 à Besançon (Franche-Comté). Les armées du Premier Empire, représenté par Napoléon , combattent plusieurs belligérants européens depuis le début des années 1810 et viennent d'être repoussées sur leur sol.

Mise en défense de la Franche-Comté Le maréchal Ney est à Besançon début janvier 1814 aux côtés du lieutenent général Marulaz commandant de la 6e division militaireIl est secondé par les généraux de brigade Pajot, Fajac et Vallette., avec la mission de coordonner la défense de l’ensemble de la Franche-Comté. Sa présence galvanise les troupes et la population, mais les moyens dont il dispose sont dérisoires.

Le 7 janvier, Ney nomme Marulaz gouverneur général de la place, des forts et de la citadelle ; il entreprend de renforcer les garnisons de Salins, Auxonne et Dole, puis tente de lever des bataillons de gardes nationaux.

Déroulement du siège Le 9 janvier, Besançon, défendue par 9000 hommes, est déclarée en état de siège et est, dès le lendemain, encerclée par une armée de 15 000 Autrichiens sous le commandement de Jean Ier de Liechtenstein. Sans artillerie de siège, ceux-ci ne recevront une cinquantaine de canons, en provenance des arsenaux suisses, que le 7 février. De plus, le blocus n’est pas hermétique et Marulaz organisera des sorties régulières qui bousculeront les positions ennemies. Les cosaques, utilisés comme éclaireurs, se heurteront aux patrouilles françaises dans les villages avoisinants.

Le général Marulaz dirige la défense face aux Autrichiens à Bregille et aux Chaprais et aux Liechtensteinois à PlanoiseRobert Dutriez, Besançon, ville fortifiée : De Vauban à Séré de Rivières, Cêtre, Besançon, 1981, 291 pages, pages 129 et 139 .René Bévalot, Planoise, vous connaissez ?, 1995, pages 20-21.Mémoires de Bregille, page 27.François-Xavier Blanchard, 1814, résistance et occupation des villes françaises, Éditions Historiques Teissèdre, 2001 .. Les assiégeants cernent la ville de toutes parts en prenant position à la chapelle Notre-Dame des Buis, Fontain, Beure, Velotte, Avanne, Saint-Ferjeux, Tilleroyes, Palente, Chalezeule, etc. Marulaz, avec l'appui du commandant du génie Gabriel Laffaille et du commissaire ordonnateur Liautey pour la logistique, ordonne la destruction de tous bâtiments et arbres fruitiers dans un rayon de autour de la cité intra-muros, afin d'empêcher que les ennemis ne s'y tiennent en embuscade : les maisons de Canot sont incendiées le celles de Bregille et des Chaprais dont la brasserie Greiner de la Mouillère les jours suivants, soulevant de vives protestations, notamment à destination de LaffailleJean-Joël Brégeon, Histoire de la campagne de France, Place des éditeurs, 2014, 337 pages .. Marulaz est l'objet d'une tentative de soudoiement, puis trahi par un officier de son entourage, et doit face à un blocus qui se prolongeJean Noubel, Un grand général de l'Empire, Marulaz - d'après ses papiers et ses Mémoires inédits, Bernard Giovanangeli Éditeur, 2013, 349 pages ..

Tout le mois de janvier voit se dérouler des escarmouches d'avant-postes notamment le 23, escarmouches qui précèdent un assaut autrichien de jour puis de nuit le 31 : Après un bombardement inefficace de la ville, les assiégeants s'emparent de la position de Beauregard reprise par les défenseurs et lancent sans succès 2 assauts sur la lunette de Chaudanne.

La brume s'installe durablement puis à sa dissipation le , les attaques reprennent les 7 février, 2 et 3 mars. Le seul combat significatif du siège a lieu le 31 mars : Les soldats de la garnison, renforcés par des civils, s'opposent aux attaques l'ennemi durant 6 heures au prix de 122 morts, 300 blessés et 80 prisonniers. Le lendemain le combat reprend pendant quatre heures, pour un résultat presque identique avec 120 morts et plus de 200 blessés côté français.

Le siège est levé le , Napoléon ayant abdiqué le et un armistice est signé le . Le prince de Liechtenstein entre dans Besançon le . Cet épisode marque un tournant pour la place fortifiée de Besançon, ses défenses étant alors remaniées notamment aux sites de Beauregard, Bregille, Chaudanne, Trois-Châtels et TouseyLéon Ordinaire, Deux époques militaires à Besançon et en Franche-Comté : 1674-1814 (volume I), Turbergue, 1856, 384 pages, page 101.. La ville sort ruinée de ce siège et il lui faudra une vingtaine d'années pour se remettre de ses séquelles, prenant ainsi du retard dans son développement.

Notes et références

Besançon Besançon Besançon Besançon Catégorie:Histoire militaire de Besançon Catégorie:Planoise Catégorie:Bregille Catégorie:Chaprais-Cras