vignette|L'Aveugle et le Paralytique; Marinus, 28 février 1940 Marianne est un journal hebdomadaire politique et littéraire orienté à gauche qui fut publié à Paris entre 1932 et 1940.
Histoire
Le journal, lancé le au prix de 75 centimes pour 16 pages illustrées en noir et blanc, par les Publications ZED, filiale de presse fondée par Gaston Gallimard, est sous titré au départ (qu'il conserve jusqu'en ). L'adresse est au siège des éditions Gallimard.
Il est placé sous la direction d'Emmanuel Berl jusqu'à son départ en 1937. Emmanuel Berl, qui a formé son équipe d'assistantes, supervise personnellement le journal, des pages « Mode » aux côtés de Marcelle Auclair aux pages « Beauté ».. Pierre Bost en est le rédacteur en chef et André Malraux participe à la conception de la maquette. Dès 1933, les photomontages politiques signés par Marinus sont la marque de fabrique du journal, qui en publiera plus de 250, images concentrées sur la première pageRené Livois, Histoire de la presse française, tome II, Lausanne, SPES, 1965, .. Ils mettent en scène Adolf Hitler, Joseph Staline, Winston Churchill et les dirigeants politiques de l'époque, dans les postures les plus cocasses, inspirées des peintures des maitres anciens.
Antoine de Saint-Exupéry, Georges Auric, Julien Benda, Ramon Fernandez, Pierre Mac Orlan, Jean Rostand, Henri Troyat, Herbert George Wells, Marlène Dietrich, Marie Bonaparte, Suzanne Chantal, Marcel Aymé, Geneviève Tabouis, Édith Vaucamps, parmi d'autres, contribuent à l'hebdomadaire.
Marianne jouit d'une grande influence dans les milieux intellectuels de gauche, mais son succès limité (tirage de en 1936) conduit Gallimard à le vendre en à la société de formation L'Hebdomadaire, dirigée par le patron de presse Raymond Patenôtre« Publications ZED », in: Pascal Fouché (dir.), Chronologie de l'édition française depuis 1900, moteur de recherches en ligne.. Par ailleurs, le , est lancé l'hebdomadaire Vendredi, ancré également à gauche, et auquel vont collaborer des plumes venues de MarianneB. Laguerre (1989), ..
Le journal entre alors dans une période de dépolitisation (ou plutôt d'un recentrage), via son racheteur : Berl démissionne, et Patenôtre embauche André Cornu, futur beau-père de Gaston Gallimard, et Lucien Vogel (qui reste jusqu'en ), à la rédaction en chef. On trouve également Léon Werth parmi les nouvelles plumesClaude Lévy, « L'image de la puissance française dans un hebdomadaire dépolitisé : Marianne », in: Relations internationales, n° 33, printemps 1983, — extrait en ligne..
Patenôtre lance un supplément vendu à part en , Marianne magazine, qui devient après , France magazine, pour lesquels Marinus produit également des images.. Les ventes du titre se redresse à exemplaires, ce qui est jugé insuffisant. Du et jusqu'au , le sous-titre du journal est , pour devenir ensuite et enfin, passé le , après une interruption et une reprise le , . La publication du titre et des suppléments cessent officiellement à Lyon le , avec le , contenant 212 lignes censurées en une, les photomontages de Marinus s'étaient fait plus rares, remplacés par des caricatures dessinées. Le régime de Vichy interdit définitivement le titre le Donna Evleth (éd.), The Authorized Press in Vichy and German-occupied France, 1940-1944: A Bibliography, Greenwood Press, 1999, — extrait en ligne..
En 1997, Jean-François Kahn lance la publication d'un format magazine hebdomadaire du même nom.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
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Liens externes
L'ensemble des numéros en ligne (1932-1940), sur Gallica.
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