Les bonnettes (studding sail, studsail ou stunsail en anglais)Lubbock, Basil (1921).The Colonial Clippers, p.198. Nautical Press, Glasgow, J. Brown & Son (Glasgow) Ltd, sont des voiles légères que l'on suspend à des vergues mobiles appelées bout-dehors fixées temporairement aux extrémités des vergues des voiliers à gréement carré pour augmenter la puissance de traction au portant (vent arrière ou grand largue).
Description
De la forme d'un quadrilatère oblong, légèrement trapézoïdal, elles ont à peu près la surface de la moitié de la voile à côté desquelles elles sont gréées. Voile de vent léger, elles ne sont généralement installées que sur les basses vergues et les huniers et permettent de gagner un petit peu en vitesse sur des longues traversées. Les bonnettes maillées sont fixées aux basses voiles par des mailles (œillets proches de la ralingue) et amarrées par les écoutes aux points des bonnettes. Des secondes bonnettes maillées peuvent être lacées aux bonnettes maillées.
Type de navire utilisant des bonnettes Les navires utilisant les bonnettes sont principalement de très grand voiliers.
Au par exemple, la plupart des vaisseaux de lignes étaient d'énormes forteresses flottantes qui, malgré une voilure importante, étaient lentes. Les bonnettes venaient augmenter un peu leur vitesse par vent arrière.
Au , les clippers utilisaient beaucoup les bonnettes lors des "courses du thé", où une vitesse élevée était importante pendant tout le voyage.
Danger pour les gabiers Elles étaient redoutées des gabiers à cause des risques de chute lors de leur montage. Les bonnettes se situent nettement à l'extérieur du navire, obligeant les gabiers à travailler en bout de vergue au-dessus de l'eau, à une époque où ils n'avaient aucune protection. Toute chute était synonyme de mort par noyade, le bateau n’était pas assez manœuvrant pour récupérer un homme tombé à la mer.
Variantes et autres usages Il existe également des ajouts sous les bômes de voiles triangulaires appelées watersail. Il s'agit d'adaptations peu répandues permettant une augmentation très limitée (psychologique surtout) de prise au vent toujours par vent arrière.
Une manœuvre de fortune pour calfater une voie d'eau consiste à plaquer une bonnette à l'extérieur de la coque ; la bonnette est alors aspirée par la voie et la bouche (méthode du ).
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Glossaire maritime Vieux gréement
Catégorie:Type de voile Catégorie:Gréement Catégorie:Partie d'un bateau Catégorie:Vocabulaire maritime Catégorie:Matelotage