Le d'armée est une unité de l'armée de terre de l'armée française. De 1873 à 1940, il regroupe les unités de la région militaire (Marseille).

Il est mobilisé en 1914, son personnel venant de Marseille, de Corse et des Alpes. Dénigré par la hiérarchie militaire et victime d'une violente campagne de presse visant à imputer ses lourdes pertes à l'origine méridionale de ses hommes afin de celer les erreurs imputables au commandement, son nom fut donné à de nombreuses voies en Provence afin de rétablir son honneur mis en cause. Il combat à nouveau lors de la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations : création du d'armée : Groupement de Maud'huy : Groupement B : Groupement AB : d'armée : Groupement F : d'armée : Groupement DE : d'armée : dissous Les chefs du d'armée : Général Espivent de La Villesboisnet : Général Lallemand - : Général Billot . : Général Février - : Général de Colomb . : Général Japy : Général Mathelin - : Général Peting de Vaulgrenant … : Général Metzinger : Général Mathis - : Général Amourel . : Général Maunoury - : Général Andry - : Général Mercier-Milon … : Général Espinasse : Général Heymann : Général de Maud'Huy : Général de Riols de Fonclare - : Général Monroë dit Roë - : Général Mangin … : Général Olry : Général Dentz - : Général Montagne

De 1873 à 1914

Première Guerre mondiale Composition à la mobilisation de 1914

d'infanterie (jusqu'en ) Brigade : d'infanterie d'infanterie Brigade : d'infanterie d'infanterie de chasseurs alpins de chasseurs alpins Cavalerie : de hussards (1 escadron) Artillerie : d'artillerie de campagne (3 groupes 75) Génie : du génie (compagnie 15/4)

d'infanterie (jusqu'en ) Brigade : d'infanterie d'infanterie (réserve) d'infanterie Brigade : d'infanterie d'infanterie (réserve) d'infanterie d'infanterie (réserve) d'infanterie Cavalerie : de hussards (1 escadron) Artillerie : d'artillerie de campagne (3 groupes 75) Génie : du génie (compagnie 15/2)

EOCA Régiments d'infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie de chasseurs alpins de chasseurs alpins Cavalerie (rattachée au CA) : de hussards (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes 75) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 15/3, 15/4, 15/16, 15/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration

d'infanterie, à compter de

d'infanterie, à compter d'

Historique 1914

5 - : transport par V.F. dans la région de Vézelise, puis concentration dans la région de Saint-Nicolas-de-Port, Rosières-aux-Salines. À partir du , couverture entre la Pissote et le Sânon. : combat à Lagarde. Relève du général Lescot commandant la 2°DC 14 - : offensive vers l'est ; puis à partir du , redressement vers le nord, en direction de Morhange. : combat vers Moncourt et vers Coincourt. : combat de Vergaville et de Bidestroff. 20 - : engagé dans la bataille de Morhange, combat dans la région de Dieuze. Puis repli, par la région Dombasle, Blainville-sur-l'Eau, vers les hauteurs de Saffais ; travaux d'organisation défensive. Désignés à tort comme les responsables de la déroute française lors de cette bataille, les soldats de ce corps n'ont jamais été réhabilités même si plusieurs villes méridionales ont donné le nom de ce corps à une avenue, une place. - : reprise de l'offensive et progression jusqu'à la Mortagne. À partir du , engagé dans la bataille du Grand-Couronné. Combat dans la région Xermaménil, Hériménil et progression jusqu'à la Meurthe. 3 - : retrait du front et mouvement vers Vézelise et Colombey-les-Belles, vers Gondrecourt. À partir du , transport par V.F. dans la région sud-est de Bar-le-Duc. 7 - : engagé dans la bataille de la Marne. Du 7 au combat à la bataille de Revigny. Combat dans la région de Vassincourt. À partir du , poursuite des troupes allemandes vers Vavincourt et Beauzée-sur-Aire, jusque dans la région Malancourt, bois de Cumières. - : combats vers le bois de Forges et vers Malancourt. Puis stabilisation et occupation d'un secteur entre la Meuse et la région sud-est de Vauquois. : réduction du front à gauche jusqu'au pont des Quatre Enfants. 20 - : attaques françaises sur Malancourt et le bois de Forges. : front étendu à gauche vers Vauquois. : attaques françaises ; le attaque allemande sur la tranchée de Malancourt. : front réduit à droite jusqu'à Béthincourt.

1915 - : retrait du front et mouvement vers Dommartin-la-Planchette. À partir du , occupation d'un secteur dans la région Aisne, Massiges. : extension du front à droite jusqu'à la route de Vienne-le-Château, Binarville. 6 - : réduction à droite jusqu'au nord de Saint-Thomas. : réduction à droite jusqu'à l'Aisne. 14 - : retrait du front ; puis à partir du , transport par V.F. de la région de Sainte-Menehould dans celle de Villers-Cotterêts ; repos. - : mouvement vers le front et à partir du , occupation d'un secteur entre le bois de Beau Marais (inclus) et la Miette. du au , réduction du front à gauche jusqu'à la ferme du Temple. - : retrait du front et mouvement vers Damery ; repos et instruction. À partir du , transport par V.F. d'Épernay dans la région de Valmy. - : occupation d'un secteur vers les Mamelles et la cote 196. : front étendu à droite vers Maisons de Champagne. : légère réduction à gauche jusque vers la Courtine. : attaque allemande. : légère extension du front à gauche jusqu'aux Mamelles. : réduction à gauche jusqu'à la cote 196.

1916 5 - : retrait du front et repos dans la région sud-est de Châlons-sur-Marne. - : mouvement vers la région de Verdun. À partir du , engagé dans la bataille de Verdun dans la région la Hayette, bois d'Avocourt (exclu). 22, , 4, 9, 26, 29, , , 4 et : attaques allemandes sur la cote 304. : front étendu à gauche vers Avocourt. - : retrait du front, transport à Laheycourt ; repos et instruction. - : occupation d'un secteur vers Vaux-lès-Palameix, Vaux-devant-Damloup.

1917 24 - : retrait du front, transport à Laheycourt ; repos et instruction. - : nouveau secteur de Vaux-devant-Damloup à la Meuse, vers Charny. : attaque allemande au bois des Caurières. : extension du front à droite jusqu'à Damloup. : légère extension du secteur sur la rive gauche de la Meuse (Charny et Marre). : réduction à droite jusque vers Louvemont. À partir du , engagé dans la bataille de Verdun, prise de la cote de Talou et des cotes 326 et 344 puis organisation des positions conquises. : violente attaque allemande repoussée. - : retrait du front, transport vers Romilly-sur-Seine et Arcis-sur-Aube ; repos et instruction. À partir du , transport par V.F. vers Bayon ; repos. - : occupation d'un secteur vers Bezange-la-Grande, Chenicourt. Actions locales fréquentes. : extension du secteur à gauche jusqu'à Clémery.

1918 - : retrait du front, mouvement vers Chevrières. À partir du , résistance à l'offensive allemande dans la région Antheuil, Chevincourt bataille du Matz, puis organisation d’un secteur sur la rive sud du Matz. À partir du , extension du secteur à droite jusqu'à l'Oise. : attaque allemande locale. 10 - : engagé dans la troisième bataille de Picardie (jusqu’au bataille de Montdidier, combat vers Marquéglise, le Plessier, Ribécourt. À partir du , deuxième bataille de Noyon, conquête du massif de Thiescourt et le prise de Noyon. - : engagé dans la poussée vers la position Hindenburg, progression jusqu'au-delà de Tergnier et de Liez, puis occupation d'un secteur dans cette région. : extension du front à gauche jusque vers Vendeuil et le jusqu'à Hinacourt. : réduction à droite jusque vers Vendeuil. 27 - : retrait du front ; mouvement vers Croix-Moligneaux. - : engagé immédiatement au nord de Saint-Quentin dans bataille de Saint-Quentin en liaison avec l'armée britannique. Progression jusqu'au front Bernoville, Seboncourt, atteint le . au : engagé dans la bataille de Mont d'Origny en liaison avec l'armée britannique. Progression jusqu'à la région Tupigny, le Petit-Verly ; puis le nouvelle progression jusqu'au canal de la Sambre entre Turpigny et la région nord d'Étreux. 4 - : engagé dans la deuxième bataille de Guise, forcément à Étreux du passage du canal de l'Oise à la Sambre. Puis organisation d'un secteur vers Le Nouvion-en-Thiérache. 6 - : engagé dans la bataille de Thiérache (poussée vers la Meuse). Poursuite vers le Nouvion et la forêt de Trélon.

Rattachement

2e armée (France)

20 -

Groupement d'armée Pétain 10 -

Seconde guerre mondiale

Composition Grandes unités :

2e division d'infanterie coloniale 65e division d'infanterie alpine

Cavalerie :

21e groupe de reconnaissance de corps d'armée

Artillerie :

113e régiment d'artillerie lourde hippomobile

Bibliographie , . . . Boué, Sébatien. La faute au Midi. Bamboo, 2014. Voir aussi l'analyse de Claude Chanteloube sur Provence14-18.org : - Joffre accuse les Provençaux de lâcheté, Claude Chanteloube - 2005 Article du sénateur Auguste Gervais, La vérité sur l'affaire du - Le recul en Loraine, paru dans le quotidien Le Matin, édition du lundi .

Notes et références

Liens externes Reportage télévisé sur la bande dessinée consacrée au corps

Catégorie:Corps d'armée français Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1873 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940