Maurice Duclos, né le à Neuilly-sur-Seine (France) et mort le à Buenos Aires (Argentine), fut un agent de renseignement de la France libre au cours de la Seconde Guerre mondiale. Connu sous le nom de Saint-Jacques, Compagnon de la Libération, il fut l'un des premiers à répondre à l'appel du général de Gaulle.

Biographie

Famille François Maurice naît le au 106 rue Charles Laffitte à Neuilly-sur-Seine, fils de Pierre Maurice Duclos, courtier en marchandises, et de Placide Blache TourcottiRegistre des actes de naissance de Neuilly-sur-Seine de 1906, page 154. Archives départementales des Hauts-de-Seine.. Il est le dernier d'une fratrie de huit enfants.

Il se marie le à Montevideo avec une femme du nom de Friederiko Schackhoffer.

Avant-guerre En 1926, Maurice Duclos s'engage dans l'artillerie coloniale et sert pendant deux années à Madagascar. En , il est libéré du service actif avec le grade de maréchal des logis, et devient courtier en assurance.

La Cagoule Dans les années 1930, il devient membre de la Cagoule, organisation clandestine d'extrême droite. Il est incarcéré pendant trois mois et demi à la prison de la Santé pour avoir fourni les explosifs utilisés le , lors de deux actions terroristes qui avaient pour objectif d’en faire accuser les communistes, et qui sont connues sous le nom d'attentats de l'Étoile, en raison de la proximité de la place de ce nom. Chacun de ces attentats à la bombe qui visaient la confédération générale du patronat français 4, rue de Presbourg et l'Union des industries et métiers de la métallurgie 4, rue Boissière, a tué un policier en factionActualité, Les lieux secrets de la résistance.

Les combats de 1940 en Norvège Devenu lieutenant d’artillerie dans la réserve, il est mobilisé le et affecté comme lieutenant de tir au d'artillerie coloniale ( RAC).

En mai-, il participe avec son unité à l'expédition de Norvège. Détaché comme officier de liaison auprès de la de Légion étrangère ( DBLE), il se distingue dans les combats de Narvik et reçoit le grade de caporal honoraire de la Légion étrangère et la croix de guerre (Norvège) avec glaive.

Le BCRA Après que Philippe Pétain a appelé à cesser le combat, Maurice Duclos et quelques camarades parviennent à passer en Angleterre, via Jersey, à bord d'un bateau de pêche. Dès le , il se rallie à la France libre du général de Gaulle, sous les ordres du capitaine Passy, affecté au Service de renseignements qui allait devenir le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA).

Première mission en France Débarqué sur la plage de Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados) le suivant pour évaluer le potentiel militaire allemand mis en place en vue de l'opération de débarquement en Angleterre prévu par Hitler, il rejoint Paris, où il crée le réseau Saint-Jacques, avant de jeter les bases du réseau Paris Job puis de fonder avec Gilbert Renault le réseau Confrérie Notre-Dame. Le réseau Saint-Jacques, qui dépend du BCRA, est opérationnel à partir d’, ce qui en fait le premier réseau de renseignement.

Le réseau Saint-Jacques thumb|right|Plaque commémorative à l'entrée d'un immeuble de la Place Vendôme, à Paris.

De retour à Londres la veille de Noël, il est parachuté en Dordogne dans la nuit du 13 au . Mais, blessé aux jambes à l'atterrissage et arrêté par la police, il est conduit à l'hôpital de Périgueux, avant d'être libéré au bout d'un mois avec un non-lieu grâce à ses anciennes connaissances. Sa sœur aînée et sa nièce sont arrêtées en août, et son réseau est progressivement démantelé à la suite des dénonciations de son radio jusqu'en septembre : les hommes sont fusillés au Mont-Valérien, les femmes déportées.

En , le réseau Saint-Jacques établit la première liaison radio entre Paris, à partir d’un immeuble de la Place Vendôme, et la France libre à Londres.

Chef du service Action Après avoir rejoint l'Angleterre par avion le , il devient chef de la section « Action, études et coordination » du BCRA. Promu capitaine le puis chef d'escadron le mois suivant, il effectue plusieurs missions de sabotage en France et organise les plans Vert, Tortue et Violet en vue du débarquement allié en Normandie. Le , le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération, ainsi qu'au colonel Passy.

Après-guerre Démobilisé le , il entre dans d'importantes sociétés, dont le groupe l'Oréal, et se fixe en Argentine, où il devient président de la section de l'Association des Français libres, ainsi que de l'Union française des anciens combattants d'Argentine et du comité des sociétés françaises.

En , il revient volontairement à Paris pour figurer dans le box des accusés du procès de la Cagoule. Il est acquitté en même temps que onze des quarante-neuf accusés présents.

Décorations

par décret du 25 Mai 1943 (4 citations)

(Officier) (GB) photo sur le site de l'Ordre de la Libération

Références

Annexes Bibliographie Colonel Rémy, Mémoires d'un agent secret de la France libre, tome 3 (La Délivrance), France-Empire, 1998 . . , , .

Articles connexes Jean Vérines

Liens externes

Ordre de la libération - Fiche biographique de Maurice Duclos

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