Le Don d’Adèle est la première pièce de théâtre écrite par Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy, et créée en 1949 à Nice. Elle a donné lieu à une adaptation cinématographique en 1951 et à une première diffusion télévisée le dans l'émission Au théâtre ce soir (deuxième chaîne de l'ORTF).

Genèse vignette|gauche|<center>Pierre Barillet en 2013.<center> Pierre Barillet, comédie à la française (interview 2015) CauseurExtrait de l'interview Pierre Barillet, comédie à la française de Patrick Mandon, publiée le 7 octobre 2015 :

Résumé Comédie en quatre actes sans changement de décor.

Décor

Acte I Régina, la bonne des Veyron-Laffite, a lâché ses patrons alors qu'ils attendent des invités pour le déjeuner, les époux Gachassin (dont Edmée Veyron-Laffite a fait récemment la connaissance en vacances à La Bourboule). Les Veyron-Laffite sont catastrophés, car, en plus, Régina est partie en emportant le dessert et le vin. Pour Edmée, ce repas est crucial, car elle escompte sur les (présumées) compétences de Monsieur Gachassin pour valoriser sa dot (des terrains situés en Égypte) et dont personne ne s'est occupé jusque-là. Par chance, leur concierge leur envoie, en dépannage, la bonne Adèle qui s'est présentée spontanément. Mais celle-ci semble dotée de facultés divinatoires quand elle annonce aux Veyron-Laffite que les Gachassin ne viendront pas, elle les voit en difficulté, les pieds dans l'eau...

Acte II Le même jour, dans l'après-midi.

Les prédictions d'Adèle se sont réalisées : les Gachassin ont dû annuler leur venue parce que leur appartement a été inondé. Intriguée, Edmée questionne Adèle sur l'emploi du temps des membres de sa famille (ce qui n'ira pas sans heurts) avec une idée derrière la tête : elle veut tester les facultés d'Adèle pour s'assurer que celle-ci serait bien en mesure de vérifier si Monsieur Gachassin est digne de confiance. L'occasion rêvée se présente : les Gachassin invitent la famille Veyron-Laffite chez Maxim's le soir même. Adèle est conviée à la soirée...

Acte III Tard dans la nuit.

De retour de la soirée, selon les avis des uns et des autres, la nuit a été soit géniale, soit un fiasco. Certains membres de la famille, comme Solange et Antoine, semblent jalouser Adèle, tandis que Gaston souffre d'une migraine et n'aspire qu'à aller se coucher, alors que pour Edmée, ce fut merveilleux, car Adèle a été très proche de Monsieur Gachassin qui l'a courtisée ; elle est très impatiente de connaître les prédictions d'Adèle... Mais c'est sans compter que celle-ci, plutôt éméchée et surexcitée, pense à tout autre chose : elle veut qu'Antoine lui fasse des excuses parce qu'il ne l'a pas invitée à danser. Il prétexte n'en avoir pas eu l'occasion puisqu'elle a passé la soirée entre les bras de Monsieur Gachassin... Finalement, après avoir vainement attendu le compte-rendu d'Adèle, Edmée, Gaston et Solange vont se coucher en laissant Adèle et Antoine se réconcilier dans le salon...

Acte IV Le lendemain matin.

Adèle est apparemment la première levée. Elle prend son petit-déjeuner, attablée au salon. Gaston la rejoint et la questionne : « Alors, Gachassin ? », elle lui répond : « Un menteur, et d'une ! Un salaud... et de deux ! Et de trois : un escroc. » Puis elle se dirige vers la cuisine et Gaston lui demande de ne pas dire un mot de leur conversation à Edmée. Celle-ci sort de sa chambre et n'a qu'une idée en tête : faire parler Adèle. Pour éviter le désappointement d'Edmée quand elle apprendra ce qu'il en est de Gachassin, Gaston lui ment en disant que la réponse d'Adèle était favorable. Il est alors pressé par Edmée de se rendre immédiatement chez les Gachassin pour signer les papiers. Il s'en va. Edmée décroche le téléphone pour remercier Mado Gachassin de la soirée. Mais celle-ci est affolée, car son appartement est perquisitionné par la police et Monsieur Gachassin est appréhendé. Edmée et Solange sont affolées à leur tour, craignant d'être compromises et que Gaston se soit jeté dans la gueule du loup. Elles accusent Adèle d'exploiter leur crédulité : celle-ci appelle alors Gaston qui n'est jamais allé chez les Gachassin, mais était caché dans la cuisine prenant tranquillement son petit-déjeuner. Soulagée, Edmée interroge Adèle pour savoir ce qu'il va advenir de Monsieur Gachassin. Mais Adèle ne voit plus rien, s'exclamant joyeusement qu'elle a perdu son don et qu'elle est à présent heureuse d'être comme tout le monde. C'est maintenant au tour de Solange de faire des révélations : « Antoine couche avec la bonne, ils sont restés seuls dans le salon et dans le noir cette nuit ». La perte de sa virginité, c'est ce qui explique la disparition des facultés d'Adèle. Refusant de se marier avec Antoine, débarrassée de son don qu'elle considérait comme une tare, Adèle part, comme elle le dit, « à la découverte de nouveaux paysages » sachant désormais qu'il est préférable de « donner à chacun sa part de rêve » en inventant l'avenir...

Comédie-Wagram, 1950 vignette|Jacques Charon, premier metteur en scène de la pièce (photographié à Toulouse en 1975). vignette| Création en au Casino municipal de Nice Première parisienne le à la Comédie-Wagram Mise en scène : Jacques Charon Costumes (robes) : Jacques Griffe Scénographie : Suzanne Raymond Distribution : Suzanne Dantès : Edmée Veyron-Laffite Serge Nadaud : Gaston Veyron-Laffite Gaby Sylvia : Adèle (en 1951, le rôle a été repris par Annette Poivre, puis par Marthe MercadierÀ la page 198 de son ouvrage Le rire est mon refuge (2005), Marthe Mercadier mentionne avoir tenu ce rôle durant la saison 1951-1952.) Colette Ripert : Solange Veyron-Laffite, la fille Daniel Crouet : Antoine Veyron-Laffite, le fils.

Théâtre de l'Ambigu, 1963 Mise en scène : Jacques Charon. Distribution : Mathilde Casadesus : Edmée Veyron-Laffite Maxime Fabert : Gaston Veyron-Laffite Gaby Sylvia : Adèle Nicole Gueden : Solange Veyron-Laffite, la fille Claude Leblond : Antoine Veyron-Laffite, le fils.

Au théâtre ce soir, 1972 Fiche technique vignette|Jean Le Poulain, metteur en scène de la pièce en 1972 pour Au théâtre ce soir. Réalisation : Pierre Sabbagh Mise en scène : Jean Le Poulain Décors : Roger Harth Costumes : Jacqueline Cormier Chef de production : Jean-Marie Castaing Directeur de la vision : Lucien Laplace Ingénieur du son : Michel Ruby Cadreurs : Jacques Baujard, Jaud, Michèle Lafaye, Jean-Pierre Mesrine Direction de la scène : Edward Sanderson Adjoint au directeur de la scène : Jean-Luc Geninasca Directeur de la photographie : Lucien Billard Script : Yvette Boussard Script assistant : Guy Mauplot Date et lieu d'enregistrement : au théâtre Marigny.

Distribution thumb|Maria Pacôme photographiée par Roger Pic en 1975. Maria Pacôme : Edmée Veyron-Laffite Jean Marsan : Gaston Veyron-Laffite Monique Tarbès : Adèle Axelle Abbadie : Solange Veyron-Laffite, la fille Hubert Godon : Antoine Veyron-Laffite, le fils.

Accueil Critique de la version Au théâtre ce soir, mise en scène de Jean Le Poulain, 1972. SensCritiqueExtrait de la critique d'Estonius publiée le 18 juillet 2022 :

Adaptation cinématographique Le Don d'Adèle d'Émile Couzinet en 1951.

Notes et références Notes

Références

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