Bryan Charnley ( — .) est un artiste britannique dont le travail est fortement marqué par le fait qu'il est atteint de schizophrénie paranoïde. Il a notamment exploré les effets de cette maladie mentale dans son travail. Il met fin à ses jours le .
Biographie Jeunesse Bryan John Charnley est né le à Stockton-on-Tees, Angleterre, au Royaume-Uni. Il grandit en compagnie de son frère jumeau entre Londres, Chislehurst, Kent, Cranfield (où son père a travaillé comme maître de conférences) et à Bromham, dans le Bedfordshire. Durant l'été 1968, alors qu'il est âgé de , il est atteint de dépression nerveuse. Celle-ci ne l'empêchera cependant pas d'étudier à la Leicester School of Art à partir de la fin de l'année 1968. En 1969, il obtient une place à la Central School of Art and Design de Holborn, à Londres, mais il ne terminera pas son cursus en raison d'une autre dépression, qui conduira à le diagnostiquer d'une schizophrénie aiguë.
De 1971 à 1977, il vit avec ses parents entre ses périodes d'hospitalisation et de traitement. Ces traitements comprennent notamment de l'électroconvulsivothérapie (ECT). Durant l'année 1978, il s'installe à Bedford et commence son œuvre peint. Durant cette période, Bryan Charnley s'inspire fortement du photoréalisme, qui rencontre alors un certain succès en Amérique, plutôt que de l'art conceptuel, à la mode sur la scène artistique londonienne. Il peint alors de nombreuses peintures de fleurs à grande échelle.. Toutefois, Charnley s'intéresse également à l'œuvre de sa collègue artiste britannique Bridget Riley, dont il perçoit le travail comme une , à laquelle est associée une forte charge émotionnelle..
Relation avec Pam Jones En 1982, Charnley peint un double portrait de lui-même et de sa conjointe Pam, durant le moment qui sera a posteriori appelé La composition et le traitement montrent l'intérêt de Charnley pour le travail de David Hockney. En 1987, Pam, qui souffrait elle aussi de maladie mentale, tente de se défenestrer. Bien qu'elle en ressorte vivante, sa colonne vertébrale est gravement endommagée. Cet évènement traumatise Bryan Charnley qui peint la même année ..
Développement stylistique Charnley explore sa vie intérieure grâce à sa peinture au moins depuis 1982, en abordant plus particulièrement la schizophrénie. En 1988, Bryan Charnley écrit qu'il s'était Néanmoins, dès 1987, il s'inspire de plus en plus des théories de Sigmund Freud sur les rêves, et use d'un symbolisme élaboré pour exprimer son état mentalNotes fournies par James Charnley à la National Portrait Gallery, Londres, janvier 1992, consultable dans la Heinz Archive..
En 1984, quatre de ses peintures sont achetées par le Bethlem Royal Hospital de Beckenham pour leur collection permanente. Durant cette période, Bryan Charnley étudie également le travail d'autres artistes issus de la collection du Bethlem Royal Hospital tels William Kurelek et Louis Wain. Charnley dit du travail de ces artistes : Charnley créé à cette période un œuvre minutieusement symboliste qui comprend par exemple (1987), (1986) et (1987), œuvres acquises par le Bethlem Museum of the Mind..
En 1989, la Dryden Street Gallery, de Covent Garden à Londres offre une exposition personnelle à Charnley. En 1990, deux de ses peintures sont présentées à l'exposition Visions organisée par Aiden Shingler. au Royal College of Art. Il peine cependant toujours à vivre de son art.
Dernières œuvres et décès Charnley vivait avec une grande frustration son manque de succès sur le marché de l'art. Cette frustration se joint à la difficulté que l'artiste rencontre à apprécier pleinement la reconnaissance qu'il a reçue, à cause des problèmes quotidiens que lui posent sa maladie et les médicaments lourds qui lui ont été prescrits pour la contrer. Ces éléments ont contribué à sa décision au début de l'année 1991 de peindre une série d'autoportraits relatant son expérience, au moment où il réduit sa médication. La journaliste et PDG de , Marjorie Wallace, a encouragé Charnley à tenir un journal relatant ses progrès.. L'artiste a inclus le journal comme une partie intégrante de ses portraits, usant du texte pour justifier son choix d'images et pour décrire son état existentiel.Cette série d'autoportraits est composée de dix-sept peintures. Un débat subsiste quant au dernier tableau, dont certains supposent qu'il est incomplet en raison de la présence d'une date dans le coin inférieur droit. L'article de Marjorie Wallace sur les autoportraits de Charnley a été publié dans le en . L'artiste a peut-être été partiellement influencé par les de Louis Wain, conservés dans la collection du Bethlem Museum of the Mind, dont on pense (à tort) qu'ils retracent la progression du trouble mental de Wain.. Bryan John Charnley se suicide le 179 : A14. doi:10.1192/bjp.179.4.0..
Expositions Bryan Charnley, Dryden Street Gallery, Londres, 1989 Visions, Royal College of Art, Londres, 1990 (exposition collective) Traverser la frontière, Harris Art Gallery and Museum, Preston, 1995 Bryan Charnley : Autoportrait face à face avec la schizophrénie, National Portrait Gallery, 1995 Bryan Charnley L'art de la schizophrénie, Bethlem Museum of the Mind, 2015.
Galerie
Notes et références
Bibliographie . . .
Liens externes
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