Gif-sur-Yvette. (prononcé ) est une commune française du département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le bureau centralisateur du canton éponyme. Elle est située à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris.
Du village celte installé sur le plateau du Moulon au à l’abbaye bénédictine fondée au , Gif fut très tôt un site agricole et spirituel important de l'Hurepoix. Implantée dans une vallée verdoyante, la vallée de Chevreuse, et reliée dès le milieu du à Paris par le chemin de fer, la commune devint rapidement un lieu de villégiature pour les bourgeois et les artistes, tels Juliette Adam, Fernand Léger ou le duc de Windsor.
La seconde moitié du vit l’évolution rapide de la commune avec l’implantation d’importants centres de recherche et de formation scientifique, au nombre desquels le CNRS ou CentraleSupélec, et le lotissement « à l’américaine » du plateau sud avec la création du nouveau quartier de Chevry, multipliant par trois sa population. Celle-ci devrait encore s'accroître dans les années à venir avec la réalisation d'une opération d'aménagement dans le quartier de Moulon, qui prévoit la construction de logements et de grandes écoles dans le cadre du projet de pôle technologique Paris-Saclay.
Ses habitants sont appelés les Giffois..
Géographie Situation
Gif-sur-Yvette est située dans la région Île-de-France, au nord-ouest du département de l’Essonne, dans ce qui était autrefois le pays et aujourd’hui la région naturelle du Hurepoix. Elle occupe un territoire de 1160 ha.
vignette|redresse|centré|Position de Gif-sur-Yvette en Essonne.
Cette implantation entraîne un relief contrasté entre une vallée encaissée où se loge le centre-ville, des coteaux fortement pentus et boisés et des plateaux agricole au nord et pavillonnaire au sud, avec un point culminant à d’altitude et un point bas à seulement au bord de la rivière. Cet encaissement implique une relative pauvreté d’axes de communication sur le territoire avec le passage de quelques routes départementales de desserte locale. Ce déficit en voies routières d’importance est heureusement compensé par la présence sur le versant sud de la vallée de l’ancienne ligne de Sceaux aujourd’hui empruntée par la ligne B du RER d'Île-de-France avec deux gares réparties sur le territoire.
Communes limitrophes
Au nord se trouve la commune de Saint-Aubin dont la limite est en partie matérialisée par la route de Belle-Image et le chemin du Fond Fanet, au nord-est, la rigole de Corbeville sépare la commune de Saclay, à l’est, les rues Noetzlin et Joliot-Curie séparent en deux le pôle universitaire commun avec Orsay.
Au sud-est se trouve Bures-sur-Yvette avec une longue frontière courant à travers le bois de le Guyonnerie, le bassin de Gif-Bures et remontant jusqu’au plateau de Limours en longeant la forêt communale de Gif pour atteindre la limite avec Gometz-le-Châtel au sud, matérialisée par les rues et chemins de Frileuse jusqu’au quartier pavillonnaire de Chevry 2. Ce même quartier est limitrophe au sud-ouest de Gometz-la-Ville, en partie séparée par la rue des Molières et la rue de la Vacheresse jusqu’au bois de Vaugondran. De ce bois commence le territoire de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, situé dans le département des Yvelines à l’ouest, et qui remonte vers le nord dans le bois d’Aigrefoin. Dans ce bois coule le ruisseau de la Cure qui matérialise la limite avec le village de Villiers-le-Bâcle au nord-ouest.
Relief et géologie vignette|La vallée de Chevreuse à Gif-sur-Yvette.
Gif-sur-Yvette a la particularité d’être implantée à la fois dans le talweg de la vallée de l’Yvette pour son centre-ville, sur les versants nord et sud et sur le plateau de Saclay au nord et le plateau de Courtabœuf au sud.
Il en résulte une importante variation d’altitude sur le territoire, le point le plus bas étant situé à cinquante-sept mètres en centre-ville au bord de la rivière. et le point le plus élevé à cent soixante-douze mètres d’altitude dans le hameau de Chevry sur le plateau sud de Courtabœuf.. Au sud, la déclivité du vallon est importante, avec une variation d’altitude de trente mètres entre le centre-ville et le quartier de l’Abbaye., distants d’un kilomètre et une variation de soixante-six mètres entre l’Abbaye et le plateau de Belleville., distants de seulement quatre cents mètres. Au nord, elle est relativement plus mesurée, la variation entre le cours de la rivière et l’église, distants de quatre cents mètres atteint vingt mètres d’altitude en sus., puis quatre-vingts mètres en plus sur le plateau de Saclay, dont la borne de référence est distante de près de quatre kilomètres..
Caractéristique de l’Île-de-France et du Bassin parisien dans son ensemble, le sous-sol est composé de couches successives de sable de Fontainebleau mêlé à la meulière, puis de marne et gypse, de calcaire et au fond de la vallée érodée, d’argile%2FC125 Fiche géologique de Gif-sur-Yvette sur le site du Brgm. Consulté le 20/08/2012..
Hydrographie vignette|La confluence de l’Yvette et de la Mérantaise. Le territoire communal est traversé d’ouest en est par la rivière l’Yvette, augmentée par deux affluents coulant des versants nord pour la Mérantaise et sud pour le Vaugondran. Sur le plateau de Saclay au nord ont été aménagées des rigoles et dans le lit de la rivière, deux bassins de rétention des crues régulent son cours.
La commune est implantée sur les deux versants de la vallée de l’Yvette qui traverse son territoire d’ouest en est sur une distance de trois kilomètres quatre cents mètres depuis Saint-Rémy-lès-Chevreuse vers Bures-sur-Yvette.
Dans le hameau de Courcelle-sur-Yvette, elle est rejointe par un affluent en rive droite, le Vaugondran, ruisseau des Fonds ou ru de Jaumeron en aval, puis enserre une petite île et alimente plusieurs petits étangs du parc de la Maison blanche. À proximité du Clos Rose, un vaste bassin de retenue des crues a été aménagé (bassin de Coupières, )Association VYF, Compte-rendu de la rencontre du 15/01/2009 , obligeant la rivière à se séparer en trois bras distincts avant de se regrouper à la hauteur du Moulin de l’Abbaye.
Avant son entrée dans le centre-ville, la rivière est rejointe par son affluent de rive gauche la Mérantaise, les deux cours d’eau coulant ensuite vers un second bassin de rétention à Grignon (bassin de Gif-Bures, ), partagé avec la commune de Bures-sur-Yvette. Plusieurs mares sont disséminées sur le territoire, formant des réservoirs naturels. Au nord, sur le plateau de Saclay ont été aménagées des rigoles, dont la rigole de Saint-Aubin qui se jette pour partie dans la Mérantaise et la rigole de Corbeville qui coule à l’extrême nord-est du territoire.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située dans la commune de Gometz-le-Châtel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Urbanisme Typologie Au , Gif-sur-Yvette est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols simplifiée Relativement vaste, le territoire a conservé un caractère rural sur près de 40 % de sa superficie, avec plus de boisés formant une ceinture sur les coteaux et plus de de grande culture concentrée sur le plateau de Saclay au nord-est.
Le territoire de la commune se compose en 2017 de 31,31 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 17,83 % d'espaces ouverts artificialisés et 50,86 % d'espaces construits artificialisés.
Morphologie urbaine
L’urbanisation rapide et importante de la commune au cours du a entraîné la constitution de plusieurs quartiers bien distincts, pour certains excentrés du centre-ville ancien, mêlant grand ensemble comme à la Mérantaise ou à l’Abbaye, secteurs pavillonnaires comme à Chevry ou la Févrie et centre étudiant et scientifique au Moulon.
Lieux-dits, écarts et quartiers
La commune est composée de différents quartiers bien signalés par des panneaux indicateurs :
Dans la vallée se trouve à l’est le quartier de la Mairie, correspondant au centre-ville, le bassin de Bures occupé par des petites copropriétés, la Févrie, pavillonnaire. Vers l’ouest se trouvent les Coupières et les Sablons et à la frontière avec Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Rougemonts. Le versant nord est occupé par les Quinconces et la Tuilerie, à dominante pavillonnaire et les Roches et la Mérantaise, composés de plusieurs grands ensembles. À l’extrême nord-est, sur le plateau de Saclay se trouve le quartier du Moulon qui accueille le pôle étudiant et scientifique.
Le versant sud de la vallée, séparé par la voie ferrée, est occupé à l’est par les Coudraies et la Hacquinière, partagés avec la commune voisine de Bures-sur-Yvette, le grand ensemble de l’Abbaye, le quartier de Damiette et le hameau de Courcelle-sur-Yvette vers Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Plus au sud, au-delà du massif forestier, commence le plateau de Courtabœuf, urbanisé par de vastes lotissements pavillonnaires suivant le concept nord-américain de « grande copropriété horizontale » sur le modèle des maisons Levitt, avec le quartier de Belleville, la Plaine de Frileuse, Chevry 1 et 2 et la Vacheresse, regroupant toutes les infrastructures éducatives, commerciales et de loisirs.
L’Insee découpe la commune en dix îlots regroupés pour l'information statistique soit Moulon-Vatonne-Centre, Coupières-Mérantaise, Courcelle, Damiette-Belleville, Coudraies-Hacquinières-Abbaye, Chevry centre, Chevry plaine, Chevry-Neuveries, Chevry Feuillarde et ForêtCarte de zonage de Gif-sur-Yvette sur le site de l’Insee. Consulté le 26/02/2011..
Habitat et logement En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2014 et de en 2009.
Parmi ces logements, 90,8 % étaient des résidences principales, 2,6 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 49,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 47,4 % des appartements..