Le régiment de cuirassiers () est un régiment de cavalerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de La Reine cavalerie, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime, sous le nom de de cavalerie avant de prendre sous le Premier Empire sa dénomination actuelle.

Création et différentes dénominations 1643 : Créé sous le nom de La Reine-Mère. 1666 : Prend le nom de Régiment de La Reine cavalerie. 1791 : de cavalerie 1803 : de cuirassiers 1814 : Cuirassiers d'Angoulême 1815 : de cuirassiers 1816 : Cuirassiers de Berry 1830 : de cuirassiers

1916 : 4e régiment de cuirassiers à pied 1919: de cuirassiers 1927: Dissous janvier 1933 : groupe d'automitrailleuses : GAM mars 1936 : de cuirassiers 1940 : Dissous 1943 : de cuirassiers juillet 1944 : dissous : de cuirassiers FFI 1945 : ce bataillon devient officiellement le de cuirassiers 1964 : Dissous 1964 : de cuirassiers juin 1997: Dissous

Chefs de corps : Mestre de camp-lieutenant - François-René Hervé de Carbonnel, vicomte de Canisy : Mestre de camp-lieutenant - Charles-Ignace chevalier de Raincourt : Mestre de camp-lieutenant - Pierre Roux-Fazillac, : Mestre de camp-lieutenant - François-Louis de la Goublaye : Chef de brigade - Joseph d'Aban : Chef de brigade - Dominique Martin la Meuse : Chef de brigade - Jean-Baptiste-Antoine Laplanche : Colonel - Fulgent Herbault : Colonel - Francesco, prince Aldobrandini Borghèse : Colonel - Michel Menou Dujon : Colonel - Jean-Baptiste-Nicolas Habert 1816 : Marquis de Rochedragon 1823 : de Burgraff 1823-1829 : Colonel Athanase de Charette, baron de La Contrie 1830 : Baron Schneit 1832 : Colonel - Jacques Guillaume Frédéric de Labachelerie 1835: Groüt de Saint-Paër 1843 : de Hody 1850 : Favas 1851 : Colonel - Jean-Simon de Hody 1858 : Vicomte Pajol 1861 : Colonel - Achille Deban-Laborde (1808-?) 1870 : Colonel Auguste Billet (1817-1871) 1892 : Général de brigade André Jules Octave Rozat de Mandres (1840-1899) 1907 : Colonel - Huguet 1940 : Poupel 1961 : Perrin 1963 : Paris 1965 : Boyer 1967 : Spaeth 1969 : Colonel Paul Brossollet (1920-1999) 1971 : Colonel Michel Pommeret (1923-2014), grand-père de Charlotte d'Ornellas 1973 : Général de corps d'armée Jean Gossot (1929-2015) 1975 : Bourgogne 1977 : Leblanc 1977 : Général de brigade Henri Boulard de Gatellier 1981 : Général de division Arnaud Imbert de Balorre (1935-2016) 1983 : Général de brigade Jean-Pierre Hintzy (1938-2024) 1985 : Général de brigade Michel Nielly 1987 : Général de brigade Eric Britsch 1989 : Colonel Robert Ponroy (1945-2020) 1992 : Général de brigade Michel Perrodon 1994 : Général de division Bertrand Le Porquier de Vaux 1996 : Général de brigade Dominique Trinquand

Historique Guerres de la Révolution et de l'Empire

1791 : combats de la Moselle, de la Sambre, du Danube et du Rhin. 1792 : Valmy : Armée de la Moselle, expédition de Trèves 1794 : Fleurus. 1799 : Bataille de Stockach 1805 : Bataille de Caldiero 1807 : bataille d'Heilsberg 1809 : Bataille d'Essling, Bataille de Wagram 1812 : Campagne de Russie Bataille de Polotsk, Bataille de la Bérézina 1813 : Campagne 1814 : campagne de France Bataille de Laon, Bataille de Fère-Champenoise

1814 : Dissous après la première abdication, il est reformé aussitôt sous le nom de Régiment de cuirassiers d'Angoulême 4. 1815 : Le débarquement de l'Empereur lui rend son nom de régiment de cuirassiers. 1815 : Campagne de Belgique Bataille de Ligny, Bataille de Waterloo (il y perd les deux tiers de ses effectifs).

De 1815 à 1852

Dissous à nouveau en tant que de Cuirassiers, il devient alors Régiment de Cuirassiers de Berry 4.

En 1830, à la chute de Charles X, il reprend le nom de Régiment de Cuirassiers.

Second Empire

En 1870, sous les ordres du colonel Billet, le régiment se sacrifie par des charges désespérées et entre dans la légende des "Cuirassiers de Reichshoffen". Du -, le régiment est à la défense de Toul.

De 1871 à 1914

Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante. 1870 Limoges 1871 1874 Paris 1874 1876 Versailles 1876 1880 Angers 1880 1889 Lyon 1889 1914 Cambrai

En 1889-1890, le régiment est utilisé pour réprimer la grève des couverturiers de Cours-la-Ville.

Première Guerre mondiale

1914 En garnison à Cambrai, le Cuir formait avec le , en 1914, la Brigade de cuirassiers - Général Gouzil - appartenant à la Division de Cavalerie - Général Dor de Lastours. Il est composé de : 4 escadrons à 4 pelotons 1 escadron hors rang comprenant 1 peloton de mitrailleuses à 2 pièces 30 officiers, 650 sous-officiers trompettes et cuirassiers Le Cuir a reçu l'ordre de quitter temporairement les cuirasses en , à la demande du chef de corps car elles gênaient le combat à pied. Un escadron entièrement à pied a alors été formé, compte tenu également des pertes en chevaux ; puis les cuirasses ont été reperçues (hiver 1914-1915), puis ont été définitivement abandonnées ainsi que les chevaux.

1915

1916 Le , le Cuir, démonté, forme le de cuirassiers à pied Les Cuirassiers de France 1665-2009.

1917 En avril 1917, le de cuirassiers à pied est rattaché, avec les 9 et de cuirassiers à pied, à la division de cavalerie à pied sous les ordres du général Brécart.

Il sert à pied et se distingue au moulin de Laffaux (Aisne),

1918 Le de cuirassiers à pied est engagé dans la quatrième bataille de Champagne, la seconde bataille de la Somme, l'offensive Meuse-Argonne.

Deux citations à l'ordre de l'armée le récompensent ainsi que la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.

Entre-deux-guerres

Régiment à cheval, 1919-1927

Début , le régiment repasse à cheval et est réorganisé avec quatre escadrons de cavalerie. Il est rattaché à la de cuirassiers de la de cavalerie (puis légère) de Lyon.

Le , le régiment est dissous dans le cadre des mesures de réorganisation de l'Armée.

Groupe d'automitrailleuses, 1933-1936 Recréé à Reims, quartier Jeanne d'Arc, le , comme groupe d'automitrailleuses ( GAM), à partir du d'escadrons d'automitrailleuses de cavalerie ( de Reims et de Metz). La nouvelle unité, destiné à la reconnaissance et au combat, est formée de deux escadrons de quinze automitrailleuses de reconnaissance (AMR) Citroën-Kégresse P28 et trois escadrons d'automitrailleuses de combat AMC Schneider P 16. En 1934, l'unité reçoit quinze AMR 33 en remplacement des P28. En prévision de la création de la division légère mécanique, dont le et le régiment de dragons forment la brigade de combat sous blindage, le est réorganisé le avec un groupe d'escadrons AMR ( escadron mixte et escadron d'AMR) et un groupe d'escadrons AMC ( et escadrons d'AMC).

Régiment de combat motorisé, 1936-1939 Transformé le en de cuirassiers, il réorganisé comme régiment d'automitrailleuses de combat, remplaçant son ancien matériel en 1937. Il fait alors partie de la division légère mécanique et forme avec le régiment de dragons la brigade légère mécanique.

Seconde Guerre mondiale

Drôle de guerre et bataille de France

mars 1939, le Régiment reçoit l'appoint des « disponibles ». , mise sur pied de l'échelon A, départ successif des escadrons dans la région Berru Nogent-l'Abbesse. samedi 26, le rappel des réservistes aux fascicules 1, 3, 6, amène au quartier Jeanne-d'Arc de Reims un afflux énorme, en même temps que la réquisition des véhicules autos et motos jouait à plein. , l'échelon B rejoint le Régiment, , le Cuirassiers au grand complet quitte les coteaux champenois et, sous une pluie fine et incessante, atteint, par Suippes, Sainte-Ménéhould et Clermont-en-Argonne, le village de Souilly, Le Régiment n'y stationne guère, et dès le lendemain repart vers les Hauts de Meuse. Le séjour en Woëvre dure peu, , le Régiment entier s'établit à Sommedieue, dans la Meuse. Dans ce bourg important, deux mois se passent , le Régiment, alerté dans la matinée, s'ébranle vers 13 heures dans la direction de la frontière belge. Les chars embarquent à Dugny ; les éléments légers forment une colonne ; celle-ci cantonne à Mesnil-Annelles, non loin de Rethel, et le lendemain à l'aube, repart. la colonne atteint sans incident Saint-Amand, où elle retrouve les chars débarqués à Saultain. le 12, pourtant la situation se détend ; le Régiment se dirige, le vers le sud de Cambrai où il prend ses quartiers d'hiver.

mi-, la situation générale devenant plus tendue, le Régiment est alerté. Dans la nuit du 14 au , par un brouillard glacé et un léger verglas, les escadrons se portent vers Valenciennes, pour stationner à Douchy et aux environs immédiats (Noyelles-sur-Selle) ; l'alerte terminée, ils rejoignent, le lendemain, leurs cantonnements d'Esnes. Haucourt, Lesdain. Le , la D.L.M. passant à la Armée (général Giraud), le Régiment fait mouvement par route et se rend par Cambrai, Arras, Saint-Pol, à Fressin (E.H.R ). Le , le Régiment se porte vers la côte et cantonne dans la région de Montreuil. Dans les dunes près de Berck-Plage, les escadrons trouvent à la fois champs de tir et terrain de manœuvres suffisants pour leurs exercicesJOURNAL DE MARCHE DU REGIMENT DE CUIRASSIERS- CAMPAGNE CONTRE L'ALLEMAGNE. Au déclenchement de la bataille de France, il est constitué de deux groupes d'escadrons, un groupe de deux escadrons de chars Somua S35 et un autre de deux escadrons de chars Hotchkiss H35. Combat en Belgique et dans les Flandres en . La D.L.M. aligne 4 escadrons S 35 ( Dragons, Cuirassiers), au sein de la Armée (Général Giraud), va tenter de donner la main au nord à la Hollande. Le , à Neuville-Saint-Vaast, attaque en direction de Mont-Saint-Éloi. Les combats se poursuivirent après la rupture de la ligne de la Dyle à Gembloux, la D.L.M. en forêt de Mormal, le Dragons au Quesnoy, le Cuirassiers à Landrecies. Jusqu’au bout, les derniers Somua S-35 furent engagés avec succès. Les tout derniers furent sabotés par leurs équipages en vue de Dunkerque.

Sa magnifique attitude durant les Campagnes de Belgique et de France, en 1940, lui vaut une troisième citation à l'ordre de l'Armée : « Sous les ordres du Lieutenant-colonel Poupel a pris part du 12 au aux opérations de Belgique et des Flandres sans un moment de répit. A fait preuve des plus belles qualités de bravoure et d'entrain, s'engageant à fond, à chaque demande du commandement ; s'est notamment dépensé dans la région du Quesnoy (17 et ) et sur la Lys (27 et ) ; est sorti de la bataille le dans un ordre parfait donnant un splendide exemple de tenue. A confirmé sa valeur combative dans les opérations de l'ouest de la France en »

Première formation en Afrique du Nord Le de cuirassiers est recréé le en Algérie, par dédoublement du de chasseurs d'Afrique (il porte quelques jours le nom de ). Affecté à la blindée, il reçoit quelques chars américains mais est réduit au statut d'unité cadre car les Américains refusent la création de cette division non prévue dans les accords franco-américains.

Le régiment est dissous le sans avoir été opérationnel.

Nouvelle formation à la Libération Il est recréé à Reims avec des volontaires des Forces françaises de l'intérieur (FFI) sous le nom de de cuirassiers FFI le (formation effectuée fin septembre). Cette unité à pied est régularisée le sous le nom de de cuirassiers, après renforcement par une partie du de dragons FFI.

Il reçoit en son matériel, des chars Centaur VII livrés par les Britanniques et sera affecté à la blindée..

De 1945 à nos jours

En , la et le partent en occupation en Allemagne. La est dissoute le et le revient en France avec le groupement blindé no 3.

Le régiment est en garnison à Mourmelon de 1946 à 1948 puis à Reims jusqu'en 1951, année de son transfert avec la blindée en Allemagne de l'Ouest à Wittlich où il reste jusqu'en 1968. Il rentre en France en 1968 pour la garnison de Bitche où il reste jusqu'à sa dissolution.