Saint Théau, également Til ou Tillo (voire en Allemagne Tillmann ou Thielmann, et en France Thillo, Tillon, ou Tilman ; 608 en Westphalie - à Solignac) était moine bénédictin de l'abbaye de Solignac (Haute-Vienne) et orfèvre, avant de se retirer comme ermite à Brageac (Cantal) puis au Vigen voisin de Solignac. Selon certaines sources, il aurait été le troisième abbé de Solignac.
Tillmann signifie « l'homme en forme ».
Saint Théau est le patron des enfants qui ont des difficultés à apprendre à marcher. On l'invoque également contre les maladies et les fièvres infantiles.
Sa fête est le .
Histoire
Épiscopat Théau était probablement originaire de Westphalie en Vieille-Saxe, et avait des parents païens. Il serait le fils d'un chef saxon battu par Clotaire II. Vers 622, il est vendu comme esclave par les Francs, et est acheté à Paris par saint Eloi.
Eloi le baptise et le donne aux moines de l'abbaye de Solignac (Solemniacum) dans le Limousin, où il est ordonné prêtre.
Évangélisation Théau demeure quelque temps à Solignac où il est un orfèvre renommé avant, selon certaines sources, de recevoir d'Éloi la mission de se rendre en Gaule Belgique pour convertir à la religion chrétienne les Suèves et les Frisons qui s'étaient établis sur les bords de la mer dans les environs d'Anvers.
Après le départ en 651 de Remacle pour fonder Stavelot, Théau est, selon certaines sources, nommé abbé de Solignac.
A la mort de saint Éloi qui l'avait nommé abbé, il se retire comme ermite : établissant sa cellule dans les gorges désertes de la vallée d'Auze, dans ce que l'on appelle aujourd'hui la Grotte de Saint-Til, là où se trouve maintenant BrageacChanoine Chabau, Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze - tome dix-neuvième - L'église de Brageac (Sa Description, son Histoire, son Trésor), éditeur Marcel Roche, Brive, 1897, . URL : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54576863/f25.item.
Pour regrouper les nombreux disciples étant venus se mettre sous sa conduite, Théau élève ensuite un monastère qui prend le nom de Brajecte, aujourd'hui Brageac. Après y avoir réuni trente moines de l'ordre de Saint-Benoît, Théau se retire non loin de Solignac où il meurt en l'an 702.
Décès vignette|407x407px|Statue de Théau de Solignac sur le portail d'entrée de l'église Saint-Théau d'Iseghem
Son corps aurait été longtemps conservé dans le monastère de Solignac, et aurait été brûlé lors des guerres de religion.
Postérité Son dernier oratoire est à l'origine du village du Vigen.
Son buste reliquaire est conservé dans l'abbatiale de Solignac, et est la plus belle pièce de son trésor actuel.
L'abbaye de Solignac est détruite en 732 par les Sarrasins ainsi que l'oratoire de Brageac. Ce n'est qu'après cinq siècles d'abandon qu'est élevée l'église actuelle de Notre-Dame-de-Saint-Thibaud de Brageac. Le titre de cette église se réfère à saint Thibaud (abbé de l'abbaye des Vaux-de-Cernay mort en 1247), et n'a pas de rapport avec Théau, bien que ce fut Théau le fondateur de oratoire originel à l'emplacement de l'église. Dans cette église de Brageac se trouve une bourse reliquaire dite de saint Théau.
A Iseghem (Flandre), une église est dédiée à Théau.
Notes et références
Annexes
Bibliographie
Dom Dumas, « Chronique du monastère de Saint-Pierre de Solignac » publiée par l'abbé André Lecler, dans Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, 1895, tome 43, (lire en ligne) (édition complète de 1896 p. 70-75)
Liens internes
Abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Solignac Éloi de Noyon
Liens externes
Vie de Théau de Solignac sur le site des amis de Saint Colomban
Catégorie:Ermite du VIIe siècle Catégorie:Naissance en 608 Catégorie:Décès en 702