Antoine Léonard Jean Vincent Carlos Bordes né le à Paris et mort le à RouenArchives de Paris, état civil, acte de naissance , avec mention marginale du décès. est un peintre et lithographe français de l'École de Rouen.

Biographie Jeunesse

évoque Gisèle Rinaldi-Dovio, fille de l'artiste Gisèle Rinaldi-Dovio, en avant-propos de : Antoine Bertran, Léonard Bordes, humaniste révolté, éditions Points de vue, 2012, . dont les parents musiciens lui choisissent le compositeur Vincent d'Indy pour parrain. La santé de la mère de Léonard Bordes, gravement paralysée à la suite d'une attaque de myélite en 1890, contrant la famille à quitter Paris en 1899, soi l'année qui suit la naissance de l'artiste, pour s'installer définitivement à Rouen (successivement le 19, quai de la Bourse en 1899, la rue de La Rochefoucauld en 1900, le 32, rue des Carmes en 1906, enfin le 49, rue de la Vicomté définitivement en 1907), en partage à partir de 1913 avec une résidence secondaire située chemin du Vauchel à Montigny (Seine-Maritime)<ref name="ANT"> Antoine Bertran, Léonard Bordes, humaniste révolté, éditions Points de vue, 2012.</ref>.

Encouragé à s'orienter vers la peinture par Jacques-Émile Blanche, ami de la famille, Léonard Bordes, qui est admirateur de Théodore Géricault, est élève de Philippe Zacharie à l'École des beaux-arts de Rouen, alors située dans la halle aux Toiles, ayant pour condisciples Alfred Dunet, André Duteurtre, Jean Thieulin, Pierre Le Trividic qui demeureront ses amis et Aline Le Mouton dont la sœur, Jeanne, deviendra son épouse.

Léonard Bordes est mobilisé de 1917 à 1919 dans le du génie, se voyant affecté à l'entretien des voies ferrées dans les Vosges (notamment à Saint-Dié-des-Vosges) d'où il rapportera des paysages de montagnes traités au pastel, à l'aquarelle ou à l'huile. Il reçoit en 1919 la médaille interalliée et en 1920 la médaille commémorative. Au terme de son service militaire, il s'installe rue des Bonnetiers et est violoncelliste au café de la Bourse ainsi que dans un petit orchestre qui accompagne la projection de films muets au cinéma L'Olympia, rue Saint-Sever. Des tournées musicales dans les casinos de France se substitueront à cette dernière activité avec la naissance du cinéma parlant.

L'artiste rouennais La décennie 1930 le voit fréquenter le port de Fécamp où, afin d'y peindre sur le motif, il loue un modeste studio pour sa famille. Sa peinture y attire l'attention d'Othon Friesz et de Maurice de Vlaminck qui lui demanderont à visiter son atelier rouennais. .

Il est membre fondateur et vice-président de la Société des artistes indépendants normands en 1938.

Il demeure 1, rue du Général-Sarrail à Rouen à partir de 1932, année où il écrit un drame en quatre actes intitulé Les loups ont faim dont il n'existe qu'un manuscrit illustré. Il est en 1936 professeur de dessin bénévole dans la Maison de la culture qui ouvre ses portes dans l'aître Saint-Maclou. C'est encore sa fille Gisèle Rinaldi-Dovio qui se souvient : .

En 1941, Léonard Bordes est le coauteur, avec Michel Frechon, Pierre Le Trividic, Maurice Louvrier et Adrien Segers, d'un album illustré intitulé Les Rouennais et l'exode. Les bombardements qui, en 1940 puis en 1944, mutilent la ville de Rouen le marquent, lui inspirant de qui trouvent leur prolongement, dans les conditions de vie difficiles de l'après-guerre, avec ses paysages de neige et , tels Les Chiffonniers acquis par le Musée des Beaux-Arts de Rouen. .

Il réalise en 1949 sa première lithographie, Rouen, le Mont-Gargan sous la neige.

Avec Gaston Sébire, qu'il rencontre pour la première fois en 1945 à Honfleur où tous deux sont venus peindre, Léonard Bordes part en décembre 1952 pour l'Espagne que les deux amis traversent jusqu'à la Costa Brava et où il confirme sa voie qui est celle de la rigueur et de l'austérité : . Léonard Bordes et Gaston Sébire qui se souviendra qu' se rendent ensuite ensemble successivement à Arcachon, au Le Havre, sir les plages du Calvados et au Bois de Boulogne.

Mort et postérité Mort à l'hôpital Charles-Nicolle de Rouen le Bernard Nebout, « Le peintre Léonard Bordes n'est plus », Paris-Normandie, 5 février 1969., il est inhumé à Rouen au cimetière du Mont-Gargan. Il aura, estime François Lespinasse, peint entre 10 et 12.000 œuvres (les bombardements et les incendies de juin 1940 et de 1944 à Rouen ont engendré des pertes qu'il est impossible de quantifier) et écrit Tony Fritz-Vilars: . . promet pour sa part son ami Gaston Sébire Robert Évreux, Gaston Sébire et Georges Gouellain, Léonard Bordes (1898-1969), Rouen, éditions de la Galerie d'art et d'antiquités Michel Bertran, 1969..

Décorations

Collections publiques Bordeaux, musée national des Douanes : Sentier du douanier près d'Étretat, huile sur cartonMusée national des Douanes, Sortie de réserve, présentation de l'exposition, 2013.. Rouen : musée des Beaux-Arts : Les ChiffonniersRobert Évreux, Léonard Bordes, sa vie, son œuvre, Éditions des Amateurs rouennais d'art, 1989.. hôtel de ville : Paysage de neige.

Expositions Novembre 1916 - janvier 1917 : Exposition des peintres belges et normands pour leurs mutilés, Musée des Beaux-Arts de Rouen. 1919, Premier Salon des artistes rouennais, Léonard Bordes invité d'honneur, Rouen. 1920 : Léonard Bordes - Vues de Versailles, Montigny (Seine-Maritime), Nancy et des Vosges, salle Delafontaine, rue Jeanne-d'Arc, Rouen. 1921 : Léonard Bordes, Henry Leroux, Maurice Louvrier, Galerie moderne, Rouen. 1922 : Léonard Bordes, Eugène Tirvert, Galerie moderne, Rouen. 1924, 1925, 1926 (Léonard Bordes, Alfred Runser) : Galerie moderne, Rouen. avril 1929 : Maurice Louvrier, Pierre Le Trividic, Léonard Bordes, Galerie de l'Atelier, Rouen. mars 1931 : Galerie Prigent, RouenFindlay Galleries, New York, Léonard Bordes. 1934, 1936 : Exposition du groupe « Les XVI » (quatre sculpteurs, deux architectes, dix peintres dont Jean Aujame, Léonard Bordes, Henry E. Burel, Pierre Hodé, Pierre Le Trividic, Marcel Niquet…), Galerie Legrip et Hôtel d'Angleterre, Rouen. Juin 1937, juin 1938 : Soixante artistes, Maison de la culture (aître Saint-Maclou), Rouen. mai 1938 (avec Celso Lagar), novembre 1946, avril 1947 : Galerie Legrip, Rouen. 1935, 1947, 1948, 1954, 1955, 1956, 1957, 1958, 1963 : Salon des artistes rouennais, Rouen. 1943 : Léonard Bordes, Gaston Sébire, Galerie Gosselin, Rouen. 1949, 1952 : Salon des artistes normands. , (Léonard Bordes - Quarante ans de peinture), ; , , (Léonard Bordes - Aquarelles), , , (Léonard Bordes - Aquarelles), , , , Galerie Menuisement, Rouen. 1954, 1956 : Salon des artistes indépendants normands, Rouen. : Léonard Bordes - Quarante huiles et aquarelles, Maison des jeunes et de la culture du Mont-Gargan, Rouen. : Galerie Robert Tuffier, Les Andelys. Automne 1978 : Léonard Bordes - Cent quarante-six huiles et aquarelles, Centre culturel du Mesnil-Esnard. au : Office de tourisme de Rouen. Janvier- : Les peintres impressionnistes et post-impressionnistes de l'École de Rouen, Atelier Grognard, Rueil-Malmaison. juin au : Galerie Bertran, Rouen. Juin-, octobre- : Galerie Tradition et Modernité, Rouen. Avril-, Sortie de réserve, Musée national des Douanes, Bordeaux. Mai- : Rouen au fil de l'eau, reflets et transparences, Galerie Bertran, Rouen. Juin- : Les peintres de l'École de Rouen : Léonard Bordes, Narcisse Guilbert, Pierre Hodé..., Galerie Bertran, Rouen. Juillet- : Les petits maîtres et la Seine-Maritime (1850-1980), jardin des sculptures - château de Bois-GuilbertJardin des sculptures - château de Bois-Guilbert, Les petits maîtres et la Seine-Maritime (1850-1980), dossier de presse, 2020. Juillet- : Les petits maîtres et la Seine, de Rouen à l'estuaire (1830-1980), La Grande aux dîmes, Ouistreham, juillet-septembre 2020Ville d'Ouistreham, Les petits maîtres et la Seine, de Rouen à l'estuaire (1830-1080), présentation de l'exposition, 2020.

Réception critique - Roger Bésus Roger Bésus, Léonard Bordes - Quarante ans de peinture, Éditions de la Galerie Menuisement, Rouen, 1953. - François Lespinasse François Lespinasse, L'École de Rouen, Rouen-Offset, éditions d'art, 1980, . - Robert Évreux

- Gérald Schurr Gérald Schur, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993. - Tony Fritz-Villars

Références

Annexes Bibliographie Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999. . Antoine Bertran, Rouen au fil de l'eau - Reflets et transparences, Point de vues, 2013. Roger Bésus, Léonard Bordes - Quarante ans de peinture, Rouen, Éditions de la Galerie Menuisement, 1983. Robert Évreux (préface de François Lespinasse, témoignages de Georges Gouellain et Gaston Sébire), Léonard Bordes, sa vie, son œuvre, Éditions des Amateurs rouennais d'art, 1989. Robert Évreux, Gaston Sébire et Georges Gouellain, Léonard Bordes (1898-1969), Rouen, éditions Galerie d'art et d'antiquités Michel Bertran, 1989. Véronique et Claude Houques, Histoire de la Société des artistes indépendants normands, 1938-2005, Rouen, 2006. . . François Lespinasse, École de Rouen - Les peintres impressionnistes et postimpressionnistes, Éditions du Valhermeil, 2011.

Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993. Robert Tuffier, Léonard Bordes'', Éditions de Centre culturel du Mesnil-Esnard, 1978.

Liens externes

Les Atamanes, Léonard Bordes. André Ruellan, « Léonard Bordes », Art Culture France.

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