Le groupe d'artillerie coloniale de Diégo-Suarez (GACDS) est une unité des troupes coloniales françaises. Elle est chargée de la défense de la baie de Diégo-Suarez à l'époque de la colonie de Madagascar.

Création et différentes dénominations

1898 : création de la d'artillerie de marine à pied 1901 : devient d'artillerie coloniale de Madagascar 1903 : devient du régiment d'artillerie coloniale de l'Afrique orientale française 1904 : le régiment d'artillerie coloniale de l'Afrique orientale française est renommé d'artillerie coloniale (I/) 1921 : devient groupe autonome d'artillerie coloniale de Diégo-Suarez (GAACDS) 1939 : forme le groupe d'artillerie coloniale de Diégo-Suarez et le groupe d'artillerie de côte et de DCA de Diégo-Suarez 1942 : disparait au combat 1944-1945 : recréé comme batterie de côte de Diégo-Suarez 1945 : devient groupe d'artillerie coloniale de côte de Diégo-Suarez 1950 : dissous

Historique

Création, Première Guerre mondiale et entre-deux-guerres Le d'artillerie de Madagascar est formé le à partir de la d'artillerie de marine à pied elle-même formée en 1898. Il compte trois batteries d'artillerie à pied. En plus du stationné dans l'Emyrne, un groupe de deux batteries montées est créé l'année suivante à Diégo-Suarez.

Les trois groupes sont rattachés le au régiment d'artillerie coloniale d'Afrique orientale française, qui prend le nom de d'artillerie coloniale le .

Le , le d'artillerie coloniale est dissous et le devient autonome, prenant le nom de groupe autonome d'artillerie coloniale de Diégo-Suarez. Il est constitué de trois batteries.

Seconde Guerre mondiale Au début de la Seconde Guerre mondiale, le groupe d'artillerie coloniale de Diégo-Suarez est stationné à Antsirane (la ville de Diégo-Suarez), à Sakaramy et à . Après la mobilisation, le groupe se dédouble et en un groupe d'artillerie de campagne et un groupe d'artillerie de côte et DCA (groupe d'artillerie coloniale de Diégo-Suarez et groupe d'artillerie de côte et de DCA de Diégo-Suarez).

En 1942, le groupe d'artillerie de campagne compte deux batteries mobiles de , une section antichar de également équipée de et une section de portés sur camions. Le groupe d'artillerie de côte et de DCA sert :

Quatre canons de modèle 1870-81 au , Quatre canons de modèle 1870 à la , Quatre canons de modèle 1893-96 (cote 84) et quatre canons de modèle 1897-17 (Poste optique) à Orangéa, Quatre canons de modèle 1917 au Windsor Castle (baie du Courrier), Deux canons antiaériens de (CCA) à la Pointe du Lazaret, Une section de mitrailleuses antiaériennes de au nord-est de la baie des amis.

Les deux groupes sont capturés du 5 au lors des premiers combats de la bataille de Madagascar.

Après 1945 Recréé en 1944 sous le nom de batterie de côte de Diégo-Suarez, le groupe est recréé le ou le sous le nom de groupe d'artillerie coloniale de côte de Diégo-Suarez. Toujours chargé de la défense de la baie, il est équipé de pièces de côte et de défense antiaérienne. Il est dissous le .

Insignes

Références

Voir aussi

Liste des unités militaires formées dans les colonies françaises

Bataillon d'infanterie coloniale de Diégo-Suarez Groupe d'artillerie coloniale de l'Emyrne d'artillerie de marine

Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Troupes coloniales (France) Catégorie:Histoire militaire de Madagascar