Gaubertin est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Fusain et divers autres petits cours d'eau.
Gaubertin est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1861.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l’église Saint-Aubin, une église avec choeur du et nef du et clocher roman, inscrite en 1931.
Géographie Localisation vignette|gauche|Carte de la commune de Gaubertin et des communes limitrophes.
La commune de Gaubertin se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, en limite du département de Seine-et-Marne, dans la région agricole du Gâtinais riche.. À vol d'oiseau, elle se situe à d'Orléans., préfecture du département, à de Pithiviers., sous-préfecture, et à de Beaune-la-Rolande, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant . La commune fait partie du bassin de vie de Beaune-la-Rolande..
Les communes les plus proches sont : Barville-en-Gâtinais (), Égry (), Boësses (), Auxy (), Beaumont-du-Gâtinais (, en Seine-et-Marne), Boynes (), Échilleuses (), Givraines (), Beaune-la-Rolande () et Batilly-en-Gâtinais ()..
Lieux-dits et écarts
La commune Gaubertin possède trois hameaux : Eau De Limon, Sancy et Bel-Aire.
Géologie et relief Géologie
La commune se situe dans le sud du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Cette vaste dépression, occupée dans le passé par des mers peu profondes et des lacs, a été comblée, au fur et à mesure que son socle s’affaissait, par des sables et des argiles, issus de l’érosion des reliefs alentours, ainsi que des calcaires d’origine biologique, formant ainsi une succession de couches géologiques..
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a d'années. La formation la plus ancienne est de la molasse du Gâtinais remontant à l’époque Miocène de la période Néogène. La formation la plus récente est des alluvions récentes des lits mineurs remontant à l’époque Holocène de la période Quaternaire. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « n°328 - Pithiviers » de la carte géologique au du département du Loiret.. et sa notice associée..
vignette|centre|redresse=1.6|Carte géologique de la commune.
Ère Période Époque Formations géologiques Cénozoïque(0 - ) Quaternaire(0 - 2.58) Holocène Pléistocène non présent Néogène( - ) Pliocène non présent Miocène
Paléogène( - ) Oligocène non présent Éocène non présent Paléocène non présent
Relief
La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . Son relief est relativement plat puisque la dénivelée maximale atteint . L'altitude du territoire varie entre et ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ladon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie
Au , Gaubertin est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. et hors attraction des villes...
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,2 %), forêts (6,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,9 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Morphologie urbaine
Logement Voies de communication et transports vignette|redresse=1.4|Réseau routier principal de la commune de Gaubertin (avec indication du trafic routier 2014).
Infrastructures routières
La commune est traversée par trois routes départementales : la RD 28 (), qui relie Beaune-la-Rolande à Desmonts., la RD 87 (), qui relie la commune à Barville-en-Gâtinais et la RD 787 (), qui la relie à Auxy..
Transports en commun
Aucune ligne régulière du réseau Ulys, le réseau interurbain de transport par autocar du Conseil départemental du Loiret, ne dessert la commune. Par contre la commune bénéficie du service Ulys Proximité qui emmène les usagers vers un arrêt desservi par la ligne régulière la plus proche..
Risques naturels et technologiques
La commune de Gaubertin est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible).. Entre 1989 et 2019, quatre arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : deux pour des inondations et coulées de boue et deux pour des mouvements de terrains..
Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités..
Par ailleurs, le sol du territoire communal peut faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse.. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une frange sud du territoire de la commune est soumise à un aléa face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)..
Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante portant délimitation des zones de sismicité du territoire français.. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible.
Histoire
Origines et Moyen Âge
Le territoire de Gaubertin montre des traces d’occupation antique. Des médailles romaines, squelettes, briques et objets en plomb ont été découverts près du hameau d’Entraigues, suggérant une implantation gallo-romaine.
Dès le , un petit monastère — probablement chartreux — est mentionné localement. L’église du couvent, construite en style roman, fut ensuite agrandie pour devenir l’église paroissiale actuelle. Des éléments anciens sont encore visibles dans la maçonnerie.
Un château féodal fut édifié sur une motte castrale dominant le Petit Fusain. Il fut incendié par les troupes anglaises au cours de la guerre de Cent Ans et ne fut jamais entièrement reconstruit. Seuls les fossés, des murs de soutènement et une partie intégrée au château actuel témoignent de son existence.
Au cours de la Renaissance, la seigneurie de Gaubertin appartient successivement aux familles de Bougy, Boitel, puis Harlay. Nicolas de Harlay, baron de Sancy (1546–1629), propriétaire du domaine, est connu pour avoir vendu à Henri IV le célèbre « diamant de Sancy » afin de financer des régiments suisses. Le hameau de Sancy, rattaché à la commune, en porte toujours le nom.
La paroisse possédait les reliques de saint Aubin et de saint Blaise. Ces objets de vénération étaient conservés dans l’église paroissiale jusqu’au . En 1735, un vol important de biens liturgiques est recensé, mais le préjudice fut indemnisé par les proches du coupable.
Le , un violent orage de grêle détruisit les trois quarts des vignes et la moitié des cultures céréalières. L’année suivante, un hiver rigoureux et des gels printaniers ruinèrent la plupart des vergers et vignobles, provoquant une disette sévère. Le Parlement de Paris imposa alors aux habitants plus aisés de contribuer à l’approvisionnement des plus pauvres.
Durant la Révolution française, la commune échappa aux violences religieuses observées ailleurs. Toutefois, l’ancien presbytère fut vendu comme bien national, et les titres seigneuriaux ainsi que les archives de la famille de La Taille-Gaubertin furent brûlés. L’abbé Plassier, curé entre 1785 et 1793, exerça son ministère jusqu’à la suppression officielle du culte.
En 1850, un acte municipal régularisa les droits de passage et les limites entre terrains communaux et propriétés privées au hameau de Sancy.
À la même époque, le château de Gaubertin changea plusieurs fois de propriétaires. Il fut acquis par Louis‑Alexandre Barbot, puis par Paul‑Ernest Lecaron de Fleury, qui en entreprit la rénovation. Surendetté, ce dernier vendit le domaine à un banquier, Charles‑Louis Salmon, qui envisagea sa division. En 1844, Louis‑Théodore Anceau, négociant à Paris, acheta la propriété et mit fin au projet de morcellement. Le château est resté depuis dans la même lignée familiale.
Le village conserve une vie religieuse active, comme l'attestent les registres paroissiaux de la seconde moitié du siècle. Bien que Gaubertin n’ait pas été directement impliqué dans la guerre franco-prussienne de 1870, la région connut les effets de l’occupation militaire et des réformes républicaines, notamment dans l’éducation.
Gaubertin ne subit pas de destructions majeures pendant les deux guerres mondiales. En , les archives départementales du Loiret furent partiellement détruites par un incendie à Orléans, mais les documents relatifs à la commune furent sauvegardés.