Le régiment de chasseurs est une unité de cavalerie de l’armée française constituée sous l'Ancien Régime, faisant de lui un des régiments les plus anciens de France toujours en activité. Il se distingua lors des campagnes des guerres de la Révolution et de l'Empire aux batailles de Valmy, Hohenlinden, Austerlitz, Wagram, et de la Moskowa par exemple.
Depuis 2009, le régiment est une unité de chars de combat stationnée à Thierville-sur-Meuse et subordonnée à la blindée.
Création et différentes dénominations
: le régiment des chasseurs d'Alsace devient le de chasseurs à cheval 12 mai 1814 : prend la dénomination de Régiment de chasseurs à cheval du Roi 20 avril 1815 : le régiment redevient le de chasseurs à cheval : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration 30 août 1815 : recréé sous le nom de Régiment de chasseurs à cheval de l'Allier () 17 novembre 1826 : prend le nom de régiment de chasseurs à cheval de Nemours () 19 février 1831 : le régiment de chasseurs de Nemours devient le de lanciers, le de chasseurs à cheval est recréé à partir du de chasseurs à cheval : devient de chasseurs portée : dissous : recréé : dissous : recréé comme de chasseurs à cheval : dissous. : recréé comme de chasseurs à cheval : dissous : recréé à partir du centre de perfectionnement des cadres et de l'instruction des tireurs (CPCIT) de Canjuers, sous le nom de de chasseurs-CPCIT : l'unité devient le de chasseurs d’Afrique : il est recréé sous le nom de - régiment de chasseurs : le - régiment de chasseurs fusionnent et deviennent le de chasseurs
Chefs de corps
(*) Officier qui devint par la suite général de brigade (**) Officier qui devint par la suite général de division (¤) Officier qui devint par la suite maréchal
Historique des combats et batailles du de chasseurs à cheval
Ancien Régime
1688-1697 : guerre de la Ligue d'Augsbourg 1701-1713 : guerre de Succession d'Espagne
Révolution et Empire
1792 : Siège de Courtrai, Valmy : Armée de la Moselle, expédition de Trèves 1793 : Bataille d'Arlon : fait partie de la Brigade de cavalerie Laboissière au sein de la division Saint-Cyr de l'armée du Rhin. 1794 : Bataille de Fleurus (1794) 1796 : Bataille d'Altenkirchen Bataille de Wildendorf Bataille de Friedberg Bataille d'Altendorf 1797 : Bataille de Neuwied 1799 : Bataille d'Ostrach Bataille de Stockach Bataille du pont de la Nidda Bataille de Grossgerau 1800 : Offenbourg, Kirchberg, Hohenlinden, Griesen et Schwalmstadt 1805 : Bataille d'Ulm Bataille d'Amstetten Bataille de Mariazell Bataille d'Austerlitz 1806 : Bataille d'Auerstaedt Bataille de Lowicz Bataille de Nasielsk 1807 : Campagne de Prusse et de Pologne 8 février : bataille d'Eylau 1809 : Abensberg Raab Wagram 1812 : campagne de Russie Bataille de Moguilev Bataille de Smolensk Bataille de la Moskowa 1813 : campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1814 : campagne de France (1814) 14 février : Bataille de Vauchamps 1815 : campagne de Belgique (1815) Défense au siège de Maubeuge Bataille de Quatre-Bras Bataille de Rocquencourt (dernière victoire de l'Empire)
Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant cette période
Chef de brigade Dubois-Crancé : tué le Colonel Meda : mort de ses blessures le Colonel Simonneau : blessé le
Officiers blessés ou tués en servant au de chasseurs à cheval entre 1808 et 1814
Officiers tués : 11 Officiers morts de leurs blessures : officiers blessés : 82
De 1815 à 1852 vignette|Trompette du de chasseurs sous la seconde République.En , le de chasseurs à cheval de Nemours devient le de lanciers tandis que le de chasseurs à cheval est recréé à partir du de chasseurs à cheval.
Le nouveau régiment participe en 1831-1832 à la campagne de Belgique, pour défendre l'indépendance du nouvel état. 1834 : en garnison à Lille En 1840 puis en 1846-1847, le régiment combat en Algérie.
En 1849, il fait partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyé combattre la République romaine et participe au siège de Rome.
Second Empire Il revient en Algérie de 1859 à 1861. 1860 : Chine 1863-1867 : Mexique 1870-1871 : guerre franco-allemande, siège de Paris Le 31 octobre 1870, durant la guerre franco-prussienne, un escadron du de chasseurs à cheval, qui formait le mixte de cavalerie fut engagé au combat d'Illiers en Eure-et-Loir.
De 1870 à 1914
à 1919 : en garnison à Châteaudun.
Première Guerre mondiale
Affectations
1914 - au : Première bataille d'Ypres
1915 24- : Tranchée de Calonnejournal de marche 1914-1918 1916 1917 : Combat de Reims 1918 - au : bataille de Picardie
L'héroïsme du régiment dans la Grande Guerre lui vaudra deux nouvelles inscriptions à l'étendard, "Flandres 1914 et "Picardie 1918", ainsi que la croix de guerre 14-18 avec une palme et une étoile de bronze.
Entre-deux-guerres vignette|Un officier du lors d'un championnat d'équitation militaire en 1923 à Maisons-Laffitte. À partir de 1919 et pendant toute l'entre-deux-guerres, le régiment est en garnison à Alençon (au quartier Valazé et à la caserne Bonet). Il dispose d’un terrain d’exercice à Arçonnay.
D'abord non endivisionné, il appartient en 1930 à la de cavalerie de la de cavalerie, en 1935 à la de cavalerie de la de cavalerie et début 1939 à la de cavalerie de la de cavalerie.
Seconde Guerre mondiale
Drôle de guerre
Le de chasseurs est mobilisé en août-septembre 1939. Il compte 124 officiers et sous-officiers, 992 cavaliers et 973 chevaux. Il constitue la de cavalerie () de la de cavalerie () avec le de dragons.
En , la fait partie de la nouvelle légère de cavalerie (formée à partir de la ). Cette division doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne en avant de la dont elle dépend dans le cadre du plan Dyle en occupant d'abord la Meuse avec ses gros entre le Houx et Hastière, puis en poussant au-delà du fleuve, pour couvrir l'avance de l'armée.. En attendant l'éventuelle manœuvre, la stationne dans la région de Fumay.
Bataille de France Début , le de chasseurs devient un régiment de chasseurs portés, rattaché à la légère mécanique () qui a été créée à partir de la .
Le régiment est dissous à l'armistice.
Sous Vichy vignette|Affiche de recrutement pour le de chasseurs à cheval sous Vichy. Le de chasseurs à cheval est reformé dans l'armée de Vichy le . Régiment à quatre escadrons montés et un escadron d'armes lourdes (mitrailleuses et mortiers de 81), il est rattaché à la de cavalerie et conserve les traditions de la /.
D'abord en garnison à Orange, il rejoint Vienne .
Resté dans sa caserne pendant l'invasion de la zone libre, le régiment est dissous le .
Nouvelle formation Le régiment est recréé le à Montauban. Il doit former le régiment de reconnaissance de la coloniale d'Extrême-Orient.
En , le régiment n'a toujours quasiment pas de véhicules mais son effectif atteint 314 hommes le 30 de ce mois alors qu'ils n'étaient que 58 à la mi-mars.
De 1945 à nos jours
Indochine (1945-1956) Après la dissolution de la mi-, le régiment reçoit quelques véhicules d'instruction : dix chenillettes , deux motos, quatre jeeps, dix voitures, quatre camionnettes et quatorze camions, l'effectif étant passé en septembre à 893 hommes. Il quitte Montauban le . À cette époque, les chasseurs du régiment ont reçu un uniforme de type britannique mais avec casque Adrian.
Embarqué à Marseille le , le régiment arrive à Cap Saint-Jacques (Vũng Tàu) le . Initialement équipé de jeeps et combattant à pied, il reçoit bientôt des automitrailleuses Coventry Armoured Car et des Humber Scout Cars.
Il rejoint le Tonkin pendant l'été 1946. Équipé en novembre de blindés M5 Stuart et M8 Greyhound, il participe à la bataille de Hanoï. Il participe en 1947 à la sécurisation du delta du Fleuve Rouge tandis que la proportion d'infanterie mécanisée (chasseurs portés, sur Halftracks américains) est augmentée dans le régiment. En 1947, alors que le régiment est basé à Gia Lam, un Groupe d’Escadrons Nord est créé pour superviser les unités détachées sur la Route Coloniale 4. Un escadron sur M29 Crabe amphibies est mis en place à Nam Định au printemps 1949. Le escadron est annihilé à That Khé lors de la bataille de la RC 4 en . Dès , le régiment met en service des chars M24 Chaffee au sein des et escadrons.
: combat de Ninh Binh, de Maï Cau : combat de Tu Vu 1954 : bataille de Diên Biên Phu (escadron de marche dotés de 10 chars M24) Après les accords de Genève, le de chasseurs rejoint Saïgon (Hô Chi Minh-Ville) par bateau en puis s'installe autour d'An Loc (Bình Long) puis de Bà Rịa début 1956. Le régiment rembarque en et est dissous une fois revenu en France.
AFN (1956-1964) Le régiment est recréé le . au : en garnison à Alger puis Algérie.
: Combat du Djebel Tanout Au cessez-le-feu du en Algérie, le RCC constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force locale (Accords d'Évian du ). Le RCC forme une unité de la Force Locale, la 507° UFL-UFO, composée de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.
Un char de cette époque aux armes du régiment peut être vu au musée de la cavalerie blindée à Saumur.
France (depuis 1964) au : en garnison à Montbéliard au : en garnison à Phalsbourg Le est alors un régiment mixte, avec un escadron de commandement et de services, deux escadrons de chars AMX-13 et deux compagnies mécanisées sur AMX-13 VTT. au : en garnison à Canjuers comme centre de perfectionnement des cadres et de l'instruction des tireurs (CPCIT) Depuis le : en garnison à Thierville-sur-Meuse, comme groupe d'escadrons du - puis comme régiment à partir d'. Régiment de blindés dont le matériel majeur est le char Leclerc. Toujours engagé dans un cadre interarmes, il possède et combine en permanence puissance de feu, mobilité et protection. Il est en polyvalence et réversibilité, ceci en servant sur Leclerc (comme au Liban), mais aussi sur Sagaie (comme en Côte d'Ivoire ou au Tchad) ou encore sur VAB ou VBL (comme en Afghanistan). Le régiment est de tous les théâtres d'opération de l'Armée de Terre.
Le en Afghanistan, le Brigadier KOVAC du 1er RCh est mort d'un tir accidentel, il est le 64e militaire français tué en Afghanistan.
Le , le BCH Tanerii Mauri, le 1cl Dorian Issakhanian et le 1cl Quentin Pauchet du régiment sont morts pour la France au Mali dans le cadre de l'opération Barkhane après que leur VBL ait roulé sur un EEI (Engin Explosif Improvisé).
Dans le cadre de la préparation opérationnelle décentralisée (POD), le 1er RCh dispense désormais des formations commandos à destination de ses soldats, validées par le 1er Régiment de parachutistes de choc. Depuis 2023, les stagiaires réussissant les formations proposées se voient décerner un insigne de brevet "Aguerrissement commando" ou "Initiation commando" spécifique au régiment et homologué par le Service historique de la défense.
Le régiment aujourd'hui
thumb|Un peloton de 4 Leclerc participant au Strong Europe Tank Challenge 2018. Subordinations
Le régiment est subordonné à la blindée de la division.
Composition
3 escadrons de chars, 2 escadrons de reconnaissance et d'intervention (ERI), 1 escadron de réserve (), 1 escadron de commandement et de logistique. Le régiment dispose d’un centre de Cadets de la Défense.
Matériels
Véhicules thumb|Char Leclerc porte-étendard lors du Défilé militaire du 14 Juillet. 51 Chars Leclerc, VBCI-VPC (véhicule poste de commandement) 11 VABSAN, 194 VBL, dont plusieurs équipés de missiles Anti Chars Milan, tourelleau 12.7. 19 VB2L, 174 PL, (Poids lourd) 19 PEB. vignette|VBCI-VPC là aussi lors du Défilé du 14 Juillet
Armement