Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Limousin, un régiment français d'Ancien Régime

Depuis la Première Guerre mondiale, il est surnommé « l’as de carreau » (division des As).

Création et différentes dénominations

: prend le nom de régiment de Limousin. : Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Limousin devient le d'infanterie de ligne ci-devant Limousin. : amalgamé, il prend le nom de de première formation. 1796 : reformé en tant que de deuxième formation. : renommé d'infanterie de ligne. : pendant la Première Restauration, le d'infanterie prend le . : un décret rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion de la Charente. : la légion de la Charente est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne. : renommé d'infanterie. : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d’infanterie. : dissolution (traditions gardées par le ). : d’infanterie de forteresse de Neuf-Brisach. : dissolution. : d'infanterie. : dissolution. : d'infanterie. : d'infanterie mécanisée. : dissolution. thumb|right|150px|Insigne de béret de l'infanterie

Chefs de corps

Colonels tués ou blessés alors qu'ils commandaient le d’infanterie de ligne : : colonel Rubillon, blessé. Officiers tués ou blessés alors qu'ils servaient au d'infanterie de ligne durant la période - : Officiers tués : 19 Officiers mort des suites de leurs blessures : 7 Officiers blessés : 89

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime

d'infanterie de ligne ci-devant Limousin (-)

Guerres de la Révolution et de l'Empire : Sardaigne

Lors du premier amalgame, le est incorporé dans la de première formation et le est incorporé dans la de première formation.

(1793-1796) Guerres de la Révolution et de l'Empire En , lors du premier amalgame la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Guyenne) ; de volontaires de la Corrèze ; de volontaires du Bas-Rhin également appelé bataillon des Amis.

La , fait les campagnes de l'an II () et de l'an III () à l'armée du Rhin et celle de l'an IV () à l'armée de Rhin-et-Moselle

Lors du second amalgame, elle est incorporée dans la de deuxième formation.

(1796-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire La est formée le par l'amalgame de la de première formation ( du (ci-devant Agénois), et ).

La fait les campagnes de l'an IV () et de l'an V (1797) à l'armée du Nord, celle de l'an VI (1798) aux armées d'Allemagne et de Batavie.

Lors de la campagne de l'an VII () elle se signale à l'armée de Batavie lors de l'attaque du Zyp, le lors de la bataille de Bergen, puis à celle d'Alkmaer, le , puis de Kastricum le .

Elle effectue les campagnes de l'an VIII () et de l'an IX () aux armées de Batavie et du Rhin et participe aux batailles de Biberach, d'Ampfingen, de Hohenlinden, d'Ulm et Hochstadt.

d'infanterie de ligne (-) Guerres de la Révolution et de l'Empire Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis , quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en .

Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la , et de la de deuxième formation.

Le d'infanterie de ligne fait les campagnes de l'an XII (), de l'an XIII () de l'an XIV () et de à l'armée de Naples ou il combat à Maida et à Reggio. En il est aux armées de Naples et d'Italie et se trouve à Bologne et Vérone. En et de le régiment est rattaché aux armées d'Italie ( et d'Espagne () avec lesquels il participe aux batailles de Raab, de Wagram et au siège de Gérone.

Durant les campagnes de , et il est rattaché aux armées de Catalogne et d'Aragon avec lesquelles il participe durant la guerre d'indépendance espagnole au sièges et batailles de Vich, Santa Coloma de Lérida Tarragone, et Mataró

Lors des campagnes de , le régiment est à l'armée de Catalogne et au corps d'observation d'Italie. Il se trouve aux sièges et batailles de Tarragone, en Espagne, Tarvis et , puis, en Allemagne, à celles de Bautzen, Lukau, Gross Beeren, et Dennewitz.

Il effectue la campagne de aux armées des Pyrénées et d'Italie et s'illustre pendant les batailles de Monzambano, Taro et Jacca.

Après l'exil de à l'île d'Elbe, par ordonnance du le roi réorganise les corps de l'armée françaiseCette ordonnance concerne les organisations de l'infanterie, de la cavalerie, de l'artillerie, du génie et de la Vieille Garde.. Ainsi le prend le . À son retour de l'île d'Elbe, le , prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus.

En , il est au de la Grande Armée et combat à Loriol, Bonneville et NantuaMémoires d'invasions du département de l'Ain en 1814 et 1815Les corps francs de l'Ain en 1815.

Après la seconde abdication de Napoléon, Louis XVIII réorganise l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire. À cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légion de la Charente (-) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion de la Charente, qui deviendra le en , est créée.

(-) En une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales en régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé avec les 3 bataillons de la légion de la Charente.

De -, il participe à l’expédition de Morée pour soutenir les insurgés grecs lors de la guerre d'indépendance grecque et participe au siège du château de Morée.

Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.

En juin , il participe à la répression de l'insurrection républicaine à Paris Thomas Bouchet : Le cloître Saint-Merry (5-6 juin 1832). Histoire d'un cheminement vers l'oubli, 1832-1862. Le , le prince Louis-Napoléon, débarqué à Boulogne-sur-Mer, tente de rallier le régiment à son coup d'État, sans succès.

Second Empire En -, il participe à la guerre de Crimée. Engagé dans la bataille du Grand Redan, son attitude permet au général Mac Mahon de se rendre maître de Malakoff.

Par décret du , le d'infanterie fournit une compagnie pour former le d'infanterie de ligne.

En , il participe à la conquête de l'Algérie. En , il est de la campagne de défense des intérêts papaux à Rome.

à

Guerre franco-prussienne de 1870 :

Le , qui était à Rome, en Italie, au moment de la déclaration de guerre, remonte à Charleville en passant par Paris mais doit retraiter vers la capitale, le , après l'affaire de Poix et la défaite de SedanCharles Yriarte : Campagne de France, 1870-1871. La retraite de Mézières effectuée par le corps d'armée aux ordres du Général Vinoy. Engagé, avec , du au dans la défense de Paris, le régiment se trouve engagé le dans les combats à Chevilly, le à Bagneux et du au à la bataille de Champigny et dans les combats de Cœuilly.

Pendant ce temps, 2 compagnies du d'infanterie de ligne qui composaient le de marche sont engagées, le , dans les combats de Chilleurs, Ladon, Boiscommun, Neuville-aux-Bois et Maizières dans le Loiret. Le , ces 2 compagnies du d'infanterie de ligne, qui composent le de marche sont engagées dans la bataille de Villersexel.

Commune de Paris :

En , le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.

Après le traité de Francfort, qui met fin à la guerre, le vient tenir garnison à Belfort, à quelques pas de la frontière.

Première Guerre mondiale Affectation : casernement Belfort, Giromagny, , , d' à puis à la jusqu'en .

Le une fraction de la du régiment entre en contact avec une patrouille de cavalerie allemande qui est mise en fuite.

Le , le régiment entre dans Mulhouse puis continue sa progression jusqu'à l'Île Napoléon et Rixheim.

Le , à la nuit, une violente contre-attaque ennemie, partie de la forêt de la Hart, soutenue par une puissante artillerie, oblige les troupes françaises à abandonner le terrain conquis.

Le le régiment s'illustre à Dornach, en s'emparant d'une batterie de six pièces de 77 et en capturant . Il entre pour la seconde fois à Mulhouse.

À la fin du mois d', le régiment quitte l'Alsace et est transporté dans les environs d'Amiens et se trouve le à la bataille de Proyart afin de retarder la marche des armées allemandes La Grande Guerre 14-18 : le circuit souvenir de Proyart.

Le le régiment, engagé dans l’offensive de l'Aisne, se bat à Bouillancy, Vic-sur-Aisne, Saint-Christophe, Sacy, Autrêches et Vingré le .

À la guerre de mouvement succède la guerre de position. Ainsi, le régiment s'enterre tout en participant à de durs combats sur le plateau de Nouvron en particulier le . Les attaques échouent chaque fois devant les positions allemandes constituées par des tranchées invisibles, protégées par d'épais réseaux de fil de fer, et défendues par une nombreuse artillerie. À la fin du mois de novembre, le régiment est mis en réserve et envoyé au repos.

: attaque des tranchées allemandes du bois Saint-Mard (près de Tracy-le-Val).

: Soissons. de à : secteur de Vingré. : Quennevières.. : Première bataille de Champagne. 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne

: Bataille de Verdun. à : Secteur des Vosges. : la Somme, Cléry-sur-Somme et Maurepas (Somme). le : attaque vers Cléry-sur-Somme, le régiment perd 600 soldats, ..

à : Berry-au-Bac et Loivre. - : Bataille de l'Aisne, (Offensive Nivelle) Bataille du Chemin des Dames. : Brimont. : Châlons-sur-Marne. : Verdun.

de à : Valhey et Bauzemont. : Locre. : Senlis. : Soissons. : Chemin des Dames. : Saint-Omer. : Beveren. Anecdote : l'affiche célèbre de la grande Guerre « On les aura » montre un poilu de face son fusil à la main, avec les chiffres du sur sa capotehttp://www.ancestramil.fr/uploads/01_doc/terre/infanterie/1914-1918/42_ri_historique_1914-1918.pdf.

Entre-deux-guerres Le régiment est dissous en .

Recréé en à Neuf-Brisach sous l'appellation de d'infanterie de forteresse, surnom de « régiment de Neuf-Brisach ».

Seconde Guerre mondiale Formé le le d'infanterie de forteresse appartient à la d'infanterie de forteresse. Région militaire, Centre Mobilisateur d'infanterie; réserve A RIF type Bas-Rhin ; il est mis sur pied par le CMI 71-74 Neuf-Brisach. Le régiment est dissous en . Il est reconstitué puis dissous en .

Depuis

Il est recréé en comme d'infanterie.

Membre des Forces françaises en Allemagne, il appartient à la de la blindée.