vignette|La côte montagneuse de l'Est de la Sardaigne. Le tourisme en Sardaigne émerge timidement vers la fin du en interne, puis l'île s'ouvre peu à peu aux passagers venus de l'étranger grâce aux liaisons maritimes avec le continent.
Le secteur touristique croît dans les années 1960, quand est fondé le Consortium Costa Smeralda par le Prince Karim Aga Khan IV, qui transforme la côte dite des "Monti di Mola" en une zone de villégiature de luxe.. vignette|La Transhumance en Sardaigne est suivie par les randonneurs, à Lula, en Montagne, dans la Province de Nuoro vignette|Plage de Cala Sisine, sur la côte orientale de l'Ogliastra Durant la seconde moitié du le secteur se diversifie fortement pour ne pas se et met en valeur le potentiel de randonnée en Sardaigne. Sous la présidence de Renato Soru, un effort environnemental vise à empêcher toute nouvelle construction sur les côtes, pour mettre en valeur la richesse paysagère de l'île. et la protéger à temps de la pollution dont souffre ailleurs la Méditerranée : sur les 29 bassins versants d'eau douce, 20 sont "sérieusement affectés" par les engrais azotés, phosphatés, ou nitratés, qui asphyxient l'eau par les algues, comme à Malte et Chypre, le dessalement assurant la moitié de l'eau douce à Malte.. De nombreuses alternatives au tourisme de masse voient alors le jour en Sardaigne: agrotourisme, écotourisme, découverte du patrimoine archéologique insulaire, tourisme durable autour de la transhumance. De nombreux musées sont , qui rouvrent vers 16h30 voire 18h. dont des musées ethnographiques, le plus important étant à Cagliari, mais aussi beaucoup de sites qualifiés de . Parmi les nombreuses criques de sable fin au bord de , Cala Goloritzé, sur la commune de Baunei au sud du , dans la province de Nuoro, est une des rares plages classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, dominée de falaises de 500 m de haut et proche de Cala Luna, "étendue de sable blanc", elle aussi encadrée de falaises et bordée de grottes.
Le Selvaggio Blu, équivalent sarde plus du GR 20 corse, par les chemins muletiers sur environ sept jours, de Cala Sisine à Pedra Longa, longeant un littoral piqueté de lavande, thym, myrte, chênes et genévriers, peut se décliner en excursions d’un jour. Un autre équivalent du GR 20 corse est le sentier sarde tracé au début du .
Selon une étude publiée en 2016 Étude réalisée par l'Agence SRM, en collaboration avec Confindustria et la Banque Intesa San Paolo, le tourisme représentait environ 7% du PIB régional sarde annuel. En 2018, environ 3,3 millions de voyageurs se sont rendus sur l'île, 5,9% de plus que l'année précédente, dont 17% de français. Un ancien sentier traversant l'île du nord au sud a été . Huit jeunes ont créé le site internet "Vas'entiero", une des variantes de la randonnée en Sardaigne, sur lequel sont répertoriés " En Sardaigne, un tourisme soucieux de partage" par Paula Boyer, envoyée spéciale, dans La Croix le 6 janvier 2022 , permettant la découverte des fromages, plantes et baies du patrimoine local et la gastronomie comme les culurgionis, les traditionnels raviolis sardes, ou son insertion dans le patrimoine comme à la coopérative viticole de Jerzu qui, dans sa salle d’exposition, assure la promotion d’artistes comme Maria Lai, figure locale de l’art contemporain. Pour venir en Sardaigne, on peut arriver en train jusqu’à Toulon, Barcelone (Espagne) ou Livourne (Italie), puis prendre le bateau jusqu’à Porto Torres, dans le nord de la Sardaigne. »n. Le tourisme, un secteur prometteur Comme en Corse, l'histoire de l'île a fait que . , les principaux villages leur car les intérêts des bergers prévalaient un peu partout"Tourisme et peuplement de la côte en Sardaigne: les tendances en cours" par Maria Luisa Gentileschi, dans la revue Méditerranée en 1991 . Dans un premier temps, le , notamment s les côtes . thumb|upright=1|alt=Image de la plage de la cala Goloritzé|La plage de la Cala Goloritzé. Les débuts dans les années 1950 Dès 1952 en Sardaigne, l'État pilote l'essor du tourisme pour pallier les emplois disparus dans l'armée"Le Tourisme étranger en Italie et ses enseignements" par Jean-Emile Hermitte en 1961 dans la revue Méditerranée . Dans plusieurs pays, la communication balnéaire s'érotise, comme à Deauville en 1956, où une blonde en bikini, pomme à la main, symbolise "La représentation de la femme sur les affiches touristiques balnéaires", par Christophe Pécout, Ludovic Birot et Anaïs Bohuon, dans la revue Teoros en 2010 . De 1953 à 1963, l'appétit pour les plages fait réciproquement décupler et sextupler le nombre de visiteurs étrangers en Italie et en Espagne"Le prodigieux essor du tourisme en Espagne", par Max Daumas dans la Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest en 1964 , où le nombre d'hôtels triple"Évolution démographique récente et développement du tourisme dans la Province d'Alicante (Espagne)" par Danielle Dumas, dans la revue Méditerranée en 1975 , notamment dans les villages côtiers « phénomènes » de Torremolinos, célèbre depuis le tournage du Désir et l'Amour en 1951 puis du Bijoutier au clair de lune avec Brigitte Bardot"Tourism and Culture" par K. K. Sharma, en 1999 "Brigitte Bardot: Un mythe français", par Catherine Rihoit · 1986 et Benidorm, où dix hôtels émergent entre 1955 et 1960. Dès 1952, son maire autorise le Bikini alors que Franco l'interdit ailleurs Espagne"Dix choses à savoir sur le bikini qui fête ses 70 ans" par Véra Lou Derid le 09/07/201 dans L'Express"L'homme qui a inventé Benidorm", par IGNACIO ZAFRA le 6 décembre 2016 dans El Pais "Bikini, Una Historia Real" présentation du court métrage d'Oscar Benàcer le 26 décembre 2013 . Celui de Marbella le suitavec la médiation de Rodrigo Bocanegra, archiprêtre de Valence"Los años 50 una historia sentimental de cuando España era diferente" par Juan Soto Viñolo; aux Éditions La Esfera de los Libros en 2009. La plage devient . La Sardaigne est cependant épargnée par les constructions. Un Camping Universitaire National s'installe ainsi en 1952 à Caprera, suivi en 1955 par un des premiers Villages magiques de toile, ancêtres du Club Med"C'était l'année 1955", dans LaMaddalena.info. Portail d'histoire, de tourisme et de culture de l'île de La Maddalena , créés pour les lectrices du magazine Elle, où la directrice Hélène Lazareff permet à Simone de Beauvoir, Françoise Sagan et Marguerite Duras de défendre nouvelles"Elle : un outil d’émancipation de la femme entre journalisme et littérature 1945-1960 ?", par Karine Grandpierre, dans la revue Contextes en 2021 .
D'autres journaux s'enthousiasment pour ce camping sarde, car le tournage du Village magique défraie la chronique depuis 1953 dans le premier, ouvert à Cefalù en 1950, faisant le succès du photographe local Angelo Varzi"Archives photographiques Varzi & Brunetti" le 4 août 2012, par Salvatore Culotta "Cefalù se souvient d'Angelo Varzi, photographe", le 13 juin 2012 et du documentariste Vittorio De Seta.."Dictionnaire du Cinéma italien" 2015 . C'est aussi l'écrin de deux nouvelles stars, Robert Lamoureux et l'italienne Lucia Bosé, modèle de sa cadette Gina Lollobrigida, avec ses , qu'elle vient de remplacer, au pied levé, dans La Dame sans camélia..
Le curé du village dénonce les baignades en bikini de cette clientèle féminine"Ce Club Med "pécheur" qui a révolutionné l'archipel" par Gian Carlo Tusceri, le 28 janvier 2014 dans La Nuova Sardegna à côté de la maison-musée nationale de Giuseppe Garibaldi, mais l'Office de tourisme provincialArticle d'Aldo Chirico dans La Nuova Sardegna du 19 janvier 1955 veille : dès le début, la volonté politique est d'ancrer ce tourisme dans le patrimoine naturel, culturel, humain et historique, en préférant hôtels et campings aux résidences secondaires, pour privilégier l'emploi. Sicile, Calabre, et Sardaigne bénéficient d'aménagements routiers prioritaires, via la loi de , qui réserve une part considérable au tourismeMême si .
Autre appât, les grottes sous-marines d'Alghero, ancien village nuragique qui fut occupé par les Carthaginois puis les romains, où on aménage un chemin dans la falaise., allant de la plage de Bosa au port. Sur la côte est, San Teodoro, se fait connaitre en Allemagne et en Suisse. Mais après l'aménagement d'une autre grotte, Bue Marino, éclipsant le phoque marin, la Sardaigne prend vite conscience des enjeux environnementaux.
L'évolution des années 1960 Arzachena, Budoni, Loiri, et San Teresa di Gallura, qui a accueilli des communautés hippies dont quelques français célèbres, hébergent aussi de nombreux résidents étrangers. Les plages d’eaux turquoise de l'archipel de la Maddalena"La Sardaigne, Le bijou caché de la mer Méditerranée" par Cynthia Rhéaume, le 17 décembre 2014 dans Le Journal de Montréal , futur Parc national de l'archipel de La Maddalena, se font connaitre dans les années 1960 et plus encore à partir de 1970Walter Iwersen et Elisabeth van de Wetering, Sardaigne : 63 randonnées choisies sur le littoral et en montagne, Editions Bergverlag Rother GmbH, 2011, « Dans la Valle della Luna jusqu'aux baies du Capo Testa », national de l'archipel de La Maddalena, quand des groupes de hippies attirés par l’ambiance silencieuse et le paysage, prennent l'habitude de se retrouver dans Vallée de la Lune de Santa Teresa Gallura, crique d'environ , creusée dans les rochers de granit rose et blanc sur le Capo Testa, un ex-refuge de contrebandiers et de fugitifs au nord de l'île., où une source d'eau douce jaillit d'entre les roches. et qui accueille depuis des concerts"La Vallée de la Lune et les hippies" par Roberto Musa . vignette|L'arche naturelle de Goloritzé
Simple étape du développement touristique, l'aménagement de de côte au nord-est de l'île en paradis de loisir pour clients fortunés est présenté comme "pionnier" et lancé en 1962 par l'Aga Khan. Il donne son nom à la "Plage del Principe""Plages à Olbia, Costa Smeralda et ses environs", sur "Charming Sardinia" , a eu pour résultat en vingt ans la création de milliers d'emplois directs et indirects parmi lesquels des métiers encore peu répandus, dans l'hôtellerie-restauration et les bars-dancings. par la suite. Malgré d'autres métiers nouveaux (interprète, agent immobilier), l'urbanisation du littoral est restée lente et modeste. La Sardaigne a échappé aux . Alors que la Province de l'Emilie-Romagne, sur de côte, rassemble , la Sardaigne en a huit fois moins, soit , pour un littoral de , soit huit fois plus étendu"Tourisme international et tourisme national dans les États de L'Europe méridionale" par Janine Renucci, dans la revue Annales de géographie en1990 . Fin 1987, seulement 55 % des sardes vivaient dans les communes côtières, à peine plus que les 48% de 1961, soit un quart de siècle d'exode rural très relatif. Certaines activités (construction, services, accueil, transports, animation), ont surtout entrainé un mouvement saisonnier de main d'œuvre et la population sarde reste dominante au sein du peuplement côtier, même si une composante italienne non sarde, s'est encore ajoutée dans les années 1980 via la présence de Lombards, ou d'autres habitants du nord de l'Italie.
Le tournant des années 1980-1990 Jusqu'à la fin des années 1980, le développement de ressources alternatives (agro-tourisme, parcs, archéologie, etc.) n'avait pas été effectué, l'investissement hôtelier ayant prévalu, bien que beaucoup plus prudent qu'ailleurs en Italie. De 1976 à 1988, les nuitées ont augmenté de 118 %, avec aussi une augmentation du nombre des touristes en zones non équipées, pour y faire du «camping sauvage». vignette|Le menhir de Tortolì