Léon Landini, né le au Muy (Var)État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 et mort le à Versailles (Yvelines), est un militant communiste et résistant français d'origine italienne, membre des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI).

Il est l'un des fondateurs, en 2004, du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), parti dissident du Parti communiste français (PCF).

Biographie Origines et famille Le père de Léon Landini, Aristide Landini, charbonnier originaire du village de Torniella en Toscane et « rouge pur et dur », avait émigré en France en 1921 pour fuir la répression fasciste. Engagé dans la Résistance, comme FTP-MOI, il est arrêté avec son fils aîné, Roger Landini, par l'armée italienne d'occupation, en à Saint-Raphaël et torturé. Ils s’évadent tous deux en au cours de leur déportation en Allemagne. Traduit en français sous le titre Comment sont-ils devenus résistants ? - Une nouvelle histoire de la résistance (1940-1945), Groupe Margot, 2017, 601 p..

Engagement dans la résistance Pendant l'occupation allemande, Léon Landini adhère au Parti communiste clandestin en à l'âge de 16 ans, en même temps que son père et son frère aînéEn effet, le 11 novembre 1942, les troupes allemandes franchissent la ligne de démarcation et pénètrent la zone libre. La résistance intérieure française s'intensifie.. Il rejoint les Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI)Portait de Léon Landini, portail Les Résistances, sur France Télévision.. Ses deux sœurs participent également à la résistance.

Actions dans le Var Le , il participe au sabotage de la voie ferrée qui relie Saint-Raphaël à Cannes, provoquant le déraillement d'un train de marchandises allemand.. Au sein de son groupe FTP-MOI, il prend part également au sabotage d'une mine de bauxite à Brignoles le , puis à l'attaque d’un baraquement de l’armée italienne à Fréjus-Plage le de la même année. Après le dépôt infructueux d’une bombe à l’Hôtel Bellevue de Saint-Raphaël, Il est envoyé dans la Creuse pour y rejoindre le maquis FTP dirigé par Jean-Baptiste Virvialle.

Actions à Lyon vignette|left|Plaque commémorative des victimes des nazis à la prison Montluc. Son action dans la résistance se poursuit jusqu'à Lyon où, de mai à , il participe à des attaques contre des soldats allemands, à des destructions de véhicules militaires, des déraillements, ainsi qu'à la mise hors service d'usines travaillant pour l’occupant. Lors d'une opération visant un garage tenu par les Allemands, Léon Landini fait la connaissance du résistant Alter Mojsze Goldman : .

Arrêté le , il est torturé par les miliciens français sous l'autorité de la Gestapo lyonnaise au sein de la prison MontlucLa prison Montluc est alors gérée directement par Klaus Barbie, officier de police SS. : boîte crânienne enfoncée, vertèbres cervicales abimées, testicules écrasés. Le , à la suite de l'insurrection de Villeurbanne, déclenchée notamment par le Bataillon Carmagnole-Liberté et obligeant les gardiens allemands à déguerpir en laissant la porte principale ouverte, les détenus, dont Léon Landini, brisent la porte de leur cellule et se libèrent.. Il reprend alors le combat à la tête d’une compagnie de 180 résistants avec le grade de sous-lieutenant..

Retour à la vie civile Après la Libération, il est hospitalisé à diverses reprises jusqu’en , où il est démobilisé.

De retour à Saint-Raphaël, il devient exploitant forestier et fonde une famille puis, en 1963, s’installe dans la région parisienne, où il travaille dans la restauration collective. À Montrouge, Léon Landini retrouve Alter Mojsze GoldmanAlter Goldman est le père de Jean-Jacques Goldman, Pierre Goldman et Robert Goldman., rencontré en 1944 à Lyon et avec qui il se lie d'amitié.

Cofondation du Pôle de renaissance communiste en France À partir des années 1990, il s'oppose à la transformation du PCF par Robert Hue et fonde, en 2004, avec Georges Gastaud et Georges Hage, un parti alternatif, le Pôle de renaissance communiste en France. Il en est élu président en 2004 G. G. Raymond, PCF and Front de Gauche: exploiting a communist nostalgia in France?, Twentieth Century Communism: A Journal of International History, 11(11), 2016, p. 115-129 : ., puis président délégué en 2006, 2008 et 2011.

Participation à l'appel des Glières En 2011, il est l'un des signataires de l'Appel de Thorens-Glières aux côtés de Raymond Aubrac, Daniel Cordier, Stéphane Hessel, Pierre Pranchère, Georges Séguy et d'autres figures de la Résistance, demandant aux candidats à l'élection présidentielle de 2012 de ranimer les idéaux de la Libération et de retrouver les valeurs incarnées en 1944 dans le programme du Conseil national de la Résistance intitulé Les Jours Heureux.

Mort Léon Landini meurt le à Versailles à l'âge de 99 ans...

Décorations Grand mutilé de guerre et décoré par l'Union des républiques socialistes soviétiques pour faits de résistance. Léon Landini est titulaire des décorations suivantes : (). ()

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Mémoire vignette|redresse|gauche|Plaque du square Bataillon Carmagnole Liberté. vignette|redresse|Léon Landini et Gilles Perret à Mouans-Sartoux en 2013. Léon Landini est président de l'amicale des anciens FTP MOI des bataillons Carmagnole-Liberté. Avec Henri Krischer, il a réuni et donné, au musée de la Résistance nationale, les archives de nombres d'anciens membres, notamment des biographies et des photos, dont certaines prises par les tortionnaires de Vichy : ..

Le bataillon Carmagnole-Liberté, longtemps occulté de la mémoire collective, doit attendre 1982 pour être honoré par une plaque dans un square de la ville de Villeurbanne à l'initiative de Charles Hernu, alors ministre de la Défense après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981.

En 2005, Léon Landini fait campagne, avec Pierre Mansat, conseiller communiste à la mairie de Paris, et Bertrand Delanoë, le maire de Paris, pour que soit donné à une petite place du arrondissement le nom de Joseph Epstein, dit Colonel Gilles, militant communiste juif d'origine polonaise et dirigeant des FTP-MOI à Paris, initiateur des tactiques de guérilla urbaine employées dans la capitale, fusillé au fort du Mont-Valérien le Nigel Saint, (University of Leeds), Joseph Epstein (1911−1944): The case of the forgotten Resistance hero rescued by the artist Pascal Convert, sur pascalconvert.fr, Textes critiques, 2013 : ..

Le témoignage de Léon Landini sert de fil conducteur au documentaire de Gilles Perret, Les Jours heureux en 2013., retraçant l'historique du programme du Conseil national de la Résistance. qui et devait donner naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d'entreprises.

Léon Landini, dernier survivant des combattants communistes FTP-MOI, est convié, tardivement, à la panthéonisation des époux Missak et Mélinée Manouchian du . Il est accueilli par le président de la République, Emmanuel Macron en personne, et placé au premier rang dans la Garde d’honneur, à côté d'un autre résistant, Robert Birenbaum.. Par ailleurs, Léon Landini se déclare opposé à la présence à cette cérémonie de représentants du Rassemblement national, qu'il considère avoir combattus pendant la guerre...

Publication

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie (divers passages consacrés à Léon Landini).

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Articles connexes Résistance française Film Les Jours heureux (2013)

Liens externes

Gilles Perret et Léon Landini dans L'Humeur vagabonde sur Radio France le . Mémoire de résistance : FTP-MOI, documentaire de Raphaël Requena et Rolande Trempé, 1991 : Léon Landini témoigne de son action avec les anciens résistants du bataillon.

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