Nikolaï Semionovitch Nadirachvili (en ), né , est un mathématicien russe qui travaille en géométrie différentielle, en équations aux dérivées partielles et en analyse.

Formation

Nadirashvili est un élève de Ievgueni Landis à l'université d'État Lomonossov de Moscou, où il soutient son doctorat en 1981 – biographie succincte.. Il travaille ensuite à l'Institut de géophysique et, à partir de 1995, à l'Institut de transmission de l'information de l'Académie des sciences de Russie.

Carrière En 1990-1991, Nadirashvili est bénéficiaire d'un prix de recherche Humboldt à l'Université de Bielefeld. Il est ensuite, dans les années 1990, chercheur invité à l'Institut Erwin Schrödinger de Vienne, à l'Institut des hautes études scientifiques et à l’École polytechnique fédérale de Zurich. En 1997-1998, il est professeur assistant au Massachusetts Institute of Technology et, de 1998 à 2004, il est professeur à l'Université de Chicago. Il est ensuite directeur de recherche (émérite depuis) au CNRS à l'Université d'Aix-Marseille (Laboratoire d'Analyse, Topologie, Probabilités, LATP).

Recherche

Nadirashvili a prouvé, en construisant un exemple, l'existence dans l'espace de surfaces minimales immergées complètes, bornées et à courbure négative (appelées surfaces de Nadirashvili). Il a, par là-même, résolu un problème posé par Jacques Hadamard, Eugenio Calabi et Shing-Tung Yau.. Auparavant, David Hilbert avait montré que des surfaces immergées complètes dans ne pouvaient avoir de courbure négative constante et, en 1963, Nikolai Efimov avait démontré que la courbure négative ne pouvait pas avoir une borne supérieure négative.

Nadirashvili a également obtenu d'importants résultats en théorie du potentiel et sur le lien entre la géométrie et les valeurs propres de l'opérateur laplacien. En 1995, il a démontré une conjecture de John William Strutt Rayleigh, ouverte depuis 1877, selon laquelle, parmi toutes les plaques planes encastrées d'aire donnée, la plaque délimitée par un cercle possède la fréquence propre la plus faible.. Avec Iosif Polterovich et , il a prouvé l'existence de métriques extrémales (par rapport à la première valeur propre de l'opérateur laplacien) pour la bouteille de Klein..

Nadirashvili a résolu, avec de l'université de Bielefeld, le « problème du disque unique » énoncé par John Edensor Littlewood en prouvant qu'une fonction bornée continue , définie dans un domaine plan borné , n'est pas nécessairement harmonique si sa valeur en est égale à la valeur moyenne de la fonction sur au moins un cercle autour de dans (« propriété de valeur moyenne »).

Distinctions Prix G. de B. Robinson (2008) Prix Gay-Lussac Humboldt (2013) Frontiers of Science Award au Congrès international des sciences fondamentales, Pékin (2023).

Références

Liens externes

Journal de mathématiques de Moscou 2005 pour son 50e anniversaire Entrée de Nikolaï Semionovitch sur Net.Ru (Mathnet 11498) Nikolai S. Nadirashvili dans la base de données zbMATH

Catégorie:Naissance en juin 1955 Catégorie:Étudiant de l'université d'État de Moscou Catégorie:Professeur à l'université de Chicago Catégorie:Mathématicien russe du XXe siècle Catégorie:Mathématicien russe du XXIe siècle Catégorie:Directeur de recherche au CNRS