est le premier opus de la saga de Firefly Studios. Le jeu est sorti uniquement sur PC le en France. Il s'impose comme un jeu de stratégie en temps réel se déroulant à l'époque médiévale. Le jeu avait été édité par Take-Two Interactive, société qui n'était pourtant pas connue pour son goût pour les jeux de stratégie. Ce fut pour Take-Two Interactive sa toute première intrusion dans cet univers-là.
Le jeu propose une campagne militaire de 21 missions qui constitue le cœur du jeu, et aussi une campagne de gestion de 5 missions. À part cela, d'autres missions sont disponibles. Un autre point fort du jeu est l'éditeur de scénarios, très simple, qui permet de jouer sur de nouvelles cartes, ou d'échanger de nombreuses cartes avec d'autres joueurs.
En 2023, Firefly Studios annonce Stronghold : Definitive Edition, une version remasterisée de son jeu, qui sort le de la même année.
Système de jeu Stronghold est un jeu de stratégie en temps réel, mêlant des éléments de jeu de construction de ville.
La prise en main des bases de Stronghold est rapide, et ne pose a priori pas de grands problèmes. Un tutoriel très détaillé est disponible, permettant de comprendre les rudiments du jeu : comment construire un bâtiment, changer d'angle de vue, zoomer ou dézoomer… C'est au fur et à mesure des missions de la campagne militaire que l'on découvre de plus en plus de bâtiments, et d'événements néfastes liés à l'époque médiévale (peste, loup, sécheresse de la forêt…) avec les moyens d'y remédier… ou pas.
L'interface du jeu se veut très simple. L'écran est ainsi séparé en deux parties : la partie centrale est la carte en elle-même, où on navigue à l'aide de la souris, ou des touches directionnelles. L'autre est le menu, séparé en trois. Tout à droite se trouvent les rapports du scribe, permettant de savoir ce qui rend le peuple heureux (ou malheureux), l'or disponible, le nombre de population, et chose importante, la cote de popularité. On a ensuite une carte du niveau, sur laquelle on peut zoomer ou dézoomer pour en voir plus. À noter qu'il n'y a pas de modes spécifiques sur cette carte : on ne peut pas basculer sur un mode qui ne permet de voir que les soldats disponibles, ou que la végétation…
Six types de bâtiments sont disponibles pour se développer : les bâtiments du château, les édifices manufacturiers, les bâtiments de ferme, les bâtiments urbains, les armureries, et les bâtiments de transformation alimentaire. Ces types d'infrastructures sont indiqués par des boucliers.
De nombreux raccourcis-clavier sont également disponibles, permettant d'accéder à différents édifices, de zoomer, de dézoomer… Il est ainsi plus rapide de jouer. La touche G permet par exemple d'accéder au grenier. La touche C permet de changer d'angle de vue, la touche Z de zoomer/dézoomer...
Le point fort de Stronghold n'est pas le choix d'unités ou de bâtiments disponibles, qui est ici assez restreint, mais le réalisme, le soin au détail qui a été apporté lors de chacune des cartes disponibles. La musique joue ici un grand rôle. Elle incarne en effet très bien l'esprit médiéval.
Mais Stronghold est loin d'être tout simplement un jeu de gestion, où il ne faudra tout bonnement que développer un château. La gestion en elle-même est un sérieux défi, il faut en effet pallier les nombreux problèmes de l'époque qui ont été fidèlement restitués : la peste, les incendies, les sécheresses, les attaques de brigands… Dans ce jeu, Firefly Studios a principalement cherché à retranscrire au mieux possible l'ambiance médiévale, y compris les guerres continuelles. En effet, les seigneurs féodaux étaient souvent en guerre les uns contre les autres, pour leurs suzerains ou pour leur propre compte, sans compter les guerres entre rois, la diffusion du christianisme et la répression des différentes hérésies. Stronghold n'a pas négligé ce détail, qui représente le point le plus important du jeu.
En effet, le second et principal mode de développement est la guerre. Dans le fond, la gestion ne sert qu'à se préparer une armée défensive/offensive. Néanmoins, les batailles présentées dans les campagnes du jeu sont assez faibles, et pour avoir l'honneur de participer à un « vrai » assaut de château fort, comme on se l'imagine dans notre tête, c'est-à-dire avec des centaines de troupes, de l'huile bouillante, des douves, des catapultes, des béliers… il faudra utiliser pour cela un mode spécial.
Voies de développement disponibles Le jeu propose deux options de développement : en premier lieu, la gestion, qui consistera à développer un château, à s'assurer qu'il prospère, c'est-à-dire d'avoir non seulement beaucoup d'or, mais aussi beaucoup de population, de s'assurer qu'elle soit correctement nourrie, et aussi que le peuple soit le plus heureux possible. Moult infrastructures sont donc disponibles, permettant au château de se développer selon différentes voies qui sont imposées lors de la plupart des missions : la religion, une nourriture abondante, de la bière…
Nourriture Toujours disponible parmi les voies de développement, la nourriture est essentielle au développement du château. Elle peut offrir un fort bonus de popularité (jusqu'à +8), mais aussi un fort malus si jamais elle venait à manquer (-8 s'il n'y a plus de ration) difficile à combler. La nourriture représente donc un facteur-clé dans le développement d'un château fort, et n'est pas à négliger. Elle peut apporter la richesse et le succès aussi bien que la pauvreté et la désertion.
Bière La bière ne peut qu'imposer un bonus de popularité, et ne peut en aucun cas réduire votre côté. Le bonus varie de +1 à +4, suivant le pourcentage de population couverte. En gros, à 25 %, on obtient un bonus de +1 ; à 50 %, un bonus de +2 ; à 75 %, un bonus de +3, et enfin, à 100 %, un bonus de +4. La bière est ainsi donc utile si on veut mettre la nourriture du grenier en « demi-rations », ou si l'on cherche à placer des impôts. Elle nécessite cependant beaucoup de bois. Il faut veiller également à ce que l'aubergiste dispose en permanence de tonneaux de bière, faute de quoi le bonus de popularité disparaitra temporairement jusqu'à ce que la distribution de la bière soit relancée.
Religion Extrêmement coûteuse en or, la religion (ici du christianisme) donne un bonus de popularité variant lui aussi selon la couverture de population, et allant de +1 à +4. La construction d'édifices religieux importants (cathédrale ou église) peut également apporter un petit bonus. Le cas échéant, si on ne construit que des chapelles, le peuple peut se révéler mécontent, et exiger la construction d'édifices religieux plus importants. La religion est cependant une méthode coûteuse, mais aussi peu fiable, le taux de population bénie pouvant en effet brutalement descendre, augmentant avec difficulté. Il faut donc placer de nombreux édifices religieux, ce qui, le plus souvent des cas, entraîne une ruine.
Facteur peur Le facteur peur nécessite uniquement de l'or en faible quantité, mais il faut souvent construire de nombreux édifices pour que cela rapporte soit un bonus de popularité allant jusqu'à +5, ou un bonus d'impopularité allant jusqu'à -5, suivant la méthode que l'on prend. Le facteur peur consiste en gros à choisir si le château fort sera un château tyrannique, exigeant des ouvriers qu'ils travaillent jusqu'à l'épuisement, améliorant de façon nette la production ou si au contraire le château fort est aimable, permettant aux ouvriers de flâner, ce qui diminue la production. Aucun édifice de facteur peur n'est plus important qu'un autre. De plus, un facteur peur positif rend les soldats plus efficaces et un facteur peur négatif les rend moins efficaces.
Trame Personnages
Duc De Puce Surnommé le rat, il est âgé de 20 ans. Faible duc sans véritable armée qui combat avec des soldats sans entraînement, il est d'une laideur incroyable, excessivement lâche, et n'a aucune notion de combat. Il gouverne peu de comtés, et est l'unique fils de l'ancien duc. Sa mère était une servante de celui-ci, et il apprit sa réelle identité lors de son enfance par un homme qui vint le voir chez lui. N'ayant aucun parent, le duc de Puce fut « éduqué » par le duc de Beauregard.
Duc de Beauregard Surnommé le serpent, il est âgé de 41 ans. Fourbe homme, malin et manipulateur, avare et lâche, il ne cherche qu'à obtenir de l'argent, et se prélasse dans de somptueux palais, écrasant sous des taux d'impositions ridiculement élevés son peuple. Il est le responsable de la mort du père du héros, l'entraînant dans un piège où il fut lâchement tué. Il obtint son titre de duc en attaquant son père. L'assaut rendit le duc de Beauregard borgne, mais il tua son père, et jura ensuite de trouver et de décapiter les autres membres de sa famille.
Duc de Truffe Surnommé le porc, il est âgé de 28 ans. Duc affreusement laid, la rumeur prétend d'ailleurs qu'il était tellement laid que ses parents l'abandonnèrent dans la rue dès sa naissance, terrifié par son visage. On sait cependant qu'il fut élevé au milieu d'une bande de brigands peu doué, et devint leur chef, acquérant une connaissance rudimentaire des techniques de combat. Pour le Porc, la stratégie ne compte pas vraiment ; tout dépend du nombre d'hommes. Il envoie donc de grands nombres d'hommes lors de ses assauts. Son enfance parmi les brigands ne fut pas très bonne pour son estomac. Lors de ses assauts une fois qu'il devint duc, il s'assura de toujours obtenir de grandes quantités de nourriture.
Duc de Volpe Dit le loup. Âgé de 28 ans, l'histoire de ce personnage mystérieux n'est qu'un tas de rumeurs plus douteuses les unes que les autres. Il est juste sûr que ses parents moururent « théoriquement » de mort naturelle l'un à la suite de l'autre peu après les 18 ans du Loup. Il est cruel et sans pitié, arrogant et monstrueux. C'est un véritable génie de la stratégie, utilisant les meilleures troupes disponibles lors de ses assauts redoutables. Sa renommée le précédant, peu de seigneurs osaient le combattre. C'est notamment lui qui attaqua personnellement le père du héros, le tuant de ses propres mains.
Sire Longarm Vieil homme portant toujours une armure en métal, on peut supposer qu'il fut avant de devenir chef des rebelles un vieux seigneur, ou un ancien chevalier. C'est un homme qui n'a à aucun moment envisagé de solution pacifique durant la guerre contre les tyrans, cherchant à chaque fois à attaquer l'ennemi, même sans armée. Fidèle serviteur du roi, c'est lui qui entreprit les négociations avec les ravisseurs de ce dernier, le ramenant triomphalement au royaume de France. Sa participation au combat fut non négligeable, puisqu'il fut non seulement l'un des deux fondateurs du mouvement rebelle, mais aussi parce qu'il entreprit une campagne militaire visant à reprendre les comtés du Porc qu'il réussit avec succès.
Lord Woolsack Second fondateur du mouvement rebelle. Sa calvitie et sa robe modeste et sobre laissent penser que cet homme fut autrefois moine, ce qui ne correspond pourtant pas avec le titre de lord. On peut donc supposer qu'il fut un seigneur bienveillant, doux, et aimable. Lord Woolsack est contre la guerre, et retarde à chaque fois l'inévitable campagne de guerre, pensant à chaque fois ne pas avoir assez de troupes. Il privilégie en effet la santé du peuple au développement d'une armée. Il finit néanmoins par ouvrir un front secondaire contre les tyrans une fois la guerre lancée, mais fut capturé et sauvagement assassiné par le Porc.
Lord Manikin