Zahia Kherfallah, née le , est une femme de radio et une militante indépendantiste algérienne.

Durant la guerre d'Algérie, elle est une militante du Front de libération nationale (FLN), poseuse de bombes le , dans le bar de l’Otomatic, pendant la bataille d'Alger. Elle a agi pour le compte du FLN. Elle est arrêtée en 1958, incarcérée, torturée, jugée et condamnée à la mort mais non exécutée. Elle refuse de demander sa grâce puis bénéficie de l'amnistie générale de 1962.

Biographie

Son nom fait l’objet de plusieurs variantes écrites de sa transcription en français : Zahia Kherfallah par exemple dans le journal algérien El Moudjahid en ; Zahia Khalfallah en , sur le site de ce même journal algérien; avec l'orthographe Zahia Kalfallah dans le journal français Le Monde de 1957 ; avec la transcription Zahia Kharfallah sur le site web Hier L'Algérie ; ou avec la transcription Zaïa Kerfallah dans le journal Le Monde en 1958.

Elle est née le dans la cité appelée La Redoute durant la colonisation, puis El Mouradia après l’indépendance de l’Algérie, située A4 km au sud du centre d’Alger dans les hauteurs. Elle devient speakerine à la radio d’Alger..

Puis en , pendant la guerre d'Algérie, Alger est investie par les forces parachutistes coloniales françaises, la 10e division parachutiste. Robert Lacoste, le ministre résident en Algérie, confie au général Massu la totalité des pouvoirs de police dans la zone d'Alger pour la pacifier. Les militaires patrouillent en ville, notamment à l’entrée du quartier européen et procèdent à de nombreux contrôles. C’est le début de ce qui a été appelé la bataille d'Alger. Le FLN recherche des jeunes femmes, ayant bonne mine et de teint européen pour franchir plus facilement ces contrôles et toucher les populations européennes en posant des bombes dans des lieux fréquentés par ses Européens tels que des cafés.

Zahia Kherfallah, proche de membres du FLN est recrutée. Elle franchit de fait sans encombre les barrages de l’armée française et pose, en compagnie d’une autre jeune femme, Djamila Minne, qui assure le guet, une bombe le , dans le bar de l’Otomatic. La bombe explose ainsi que deux autres bombes posées le même jour dans des lieux très proches l'un de l'autre. Ces différents attentats font quatre morts, mais, au bar Otomatic, l'engin, déposé dans la chasse d'eau des cabinets situés au sous-sol, provoque des dégâts essentiellement matériels (une Européenne est légèrement blessée, mais il n'y a ni victimes ni dégâts dans la salle et à la terrasse). Elle est arrêtée en 1958 en France, ramenée en Algérie, incarcérée, torturée, jugée et condamnée à mort mais non exécutée. Elle refuse de demander sa grâce puis bénéficie de l'amnistie générale de 1962. Elle fait partie des six femmes condamnées à mort pour des actes « terroristes » pendant la guerre d'Algérie.

Références

Liens externes

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