Ernest Museux, né le à Saint-Quentin et mort le dans la même ville, est un poète et écrivain socialiste français.

Biographie

Le Second Empire et la guerre de 1870 Né en 1853 à Saint-Quentin d'un père voltairien et libre-penseur, le jeune Ernest Museux effectue ses première études à l'Ecole Mutuelle puis à l'Ecole de dessin Maurice-Quentin de la Tour et de la Société Industrielle puis, après avoir été diplômé pour le dessin et le tissage, devient commerçant à l'âge de 14 ans. Il effectue divers métier dont ceux d'employé, comptable, caissier, représentant de commerce, libraire, négociant (de tissus) tout en se consacrant au journalisme et à l'écriture.

Déjà farouchement républicain, il participe à partir d'octobre, avec Anatole de La Forge, à la défense de Saint-Quentin, d'abord comme membre de la Musique de la Garde nationale, puis, à partir , comme sous-officier du 72e de Ligne à Amiens.

Sous la Troisième République Revenu à la vie civile, il ne semble pas faire parler de lui durant la décennie d'Ordre moral mais, en 1880, fonde avec quelques socialistes l'Union Syndicale des Travailleurs ainsi qu'une Société de Libre-Pensée, qui organise plusieurs conférences auxquelles participent Jules Guesde, Eugène Fournière, Benoit Malon, Paule Minck et Léonie Rouzade. Mis à la porte la même année par son employeur, il décide de déménager à Paris pour trouver un travail. Ayant adhéré au Parti ouvrier français (POF) dès sa fondation, il fonde Le Cercle Vallès dans le Quartier latin puis Le Cercle Vallès auxquels participe Eugène Pottier.

Assez hétéroclite dans ses choix de fréquentations, il adhère à la Ligue pour l'abolition de l'armée permanente fondée par les blanquistes et à la Ligue socialiste fondée par Michel Zévaco tout en se rapprochant des anarchistes en contribuant à la revue mensuelle L’Art social, organe du Groupe d’art social, très proche des milieux anarchistes, dans laquelle il célébrait Ravachol : « Il fut un précurseur et il mourut en martyr ». Délégué au congrès de la salle Japy en 1899, Museux y représentait alors un groupe affilié au Parti socialiste révolutionnaire (blanquiste). Au début du XXe siècle, il se rapprocha d’un groupes fouriériste, l’École sociétaire expérimentale, et participa brièvement à la colonie du Vaumain (Oise).

En 1911, il publia une brochure intitulée Albert Regnard et Wagner. Dans ce texte, Museux y félicitait de façon posthume (Albert Regnard étant mort en 1903) Regnard pour sa « merveilleuse étude » sur le musicien intitulée « La renaissance du drame lyrique, 1600-1876 : Essai de dramaturgie musicale » (1894). Dans sa brochure, Museux y félicitait Regnard également pour son livre antisémite « Aryens et Sémites » (1890) tout en remarquant que sa haine (celle de Regnard) contre les Juifs n'était pas exempte de « partis pris ».

Œuvres

Ernest Pichio et son œuvre, Paris : Librairie socialiste, 1895. Eugène Pottier et son œuvre : Les défenseurs du prolétariat, Paris, édition originale, 1898. Anatole de La Forge et Faidherbe : Souvenirs de 1870-71, Paris, Delesalle, 1911. Albert Regnard et Wagner, Paris, Delesalle, 1911. Almanach Eugène Pottier, Paris, édition Museux, 1912.

Liste de publications sans date précise :

Notes et références

Liens externes

Maitron

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