vignette|Déraillement et incendie d'une locomotive diesel CC 65000 après une collision avec une automobile sur un passage à niveau en 1969. vignette|Vue d'un rail cassé. Un déraillement est un incident ou un accident de chemin de fer dans lequel un train, ou plus généralement un véhicule ferroviaire, sort des rails formant la voie, totalement ou partiellement. Les conséquences peuvent être limitées ou au contraire très graves, causant dans certains cas, des dommages matériels, des blessures et parfois même des morts.
Causes Les causes d'un déraillement accidentel peuvent être multiples : défaut de la voie : rail cassé ou mal aligné, mauvaise géométrie de la voie ; vitesse excessive dans une courbe, provoquant une force d'inertie d'entraînement (force centrifuge) trop importante qui fait basculer le matériel roulant ; défaillance du matériel roulant, notamment au niveau des roues ; erreur d'aiguillage (normalement prévenue par les systèmes de sécurité) ; collision ou roulage sur un obstacle se trouvant sur la voie.
Un déraillement peut aussi être la conséquence d'une collision entre deux ou plusieurs trains.
Une autre cause de déraillement peut être le délestage d'une ou plusieurs roues d'un essieu dû à un défaut de voie ou à un mauvais équilibrage de la suspension du véhicule.
Dans certains cas, le déraillement peut être provoqué volontairement afin de protéger une voie principale contre l'intrusion d'un véhicule en dérive provenant d'une voie secondaire. Il est obtenu par un dispositif de protection (taquet dérailleur ou aiguille d'ensablement) placé avant le point de jonction avec la voie à protéger.
En cas de guerre, un déraillement peut-être provoqué par un sabotage.
Sur lignes à grande vitesse En France , le Annecy-Paris, assuré par la , déraille à au passage dans la gare de Mâcon-Loché-TGV (Saône-et-Loire) ; cause matérielle : blocage des roues d’un bogie par suite de la défaillance d’un composant électronique ; le bogie défaillant dérailla en franchissant les aiguillages à l’entrée de la gare ; aucun blessé dans le train, qui attendaient un autre TGV sur le quai sont légèrement blessées par des projections de ballast. , le Valenciennes-Paris, assuré par la , déraille à à hauteur d’Ablaincourt-Pressoir (Somme) ; la motrice de tête et les quatre premières voitures déraillent mais restent dans l’axe de la voie ; cause voie : affaissement de la plate-forme au droit d’une ancienne galerie datant de la Première Guerre mondiale, non détectée ; sur les , un seul fut légèrement blessé. , l’ Paris-Londres, assuré par la appartenant à la SNCB, déraille à près de la bifurcation de Croisilles (Pas-de-Calais), à proximité d’Arras ; quatre bogies (sur 24) sont sortis des rails ; sur les , une dizaine furent légèrement commotionnés ; cause matérielle : une bielle de réaction du bogie moteur arrière de la motrice de tête retrouvée détachée serait à l’origine de l’accident, 5 juin 2000.. , déraillement d'un TGV d'essais assuré par la ; le déraillement a eu lieu à Eckwersheim (Bas-Rhin) sur la ligne nouvelle Paris – Strasbourg ; provoquant la mort de onze personnes..
En Allemagne
, accident ferroviaire d'Eschede ; le bandage d'une roue de l'ICE reliant Munich à Hambourg se disloque et se plante sous une voiture : au passage sur un aiguillage, il endommage celui-ci, provoquant le déraillement d'une partie du train, qui va percuter une pile de pont, provoquant l'effondrement de celui-ci sur le train. Cet accident fait 101 morts et une centaine de blessés.
Sur lignes classiques En France L'accident ferroviaire le plus meurtrier à ce jour reste celui de Saint-Michel-de-Maurienne le où le déraillement dans la descente de la vallée de la Maurienne d'un train en surcharge rempli de permissionnaires revenant du front italien a fait entre 425 et 700 morts. - Accous (Pyrénées-Atlantiques) : dérive puis déraillement d'un train céréalier, l'équipe de conduite étant sortie pour sabler manuellement les rails afin d'améliorer l'adhérence des roues qui patinaient en raison des conditions météorologiques et de la forte pente, sur la ligne de Pau à Canfranc (Espagne)Article sur l'accident du pont de l'Estanguet : .. Cet accident a entraîné la destruction du pont métallique de L'Estanguet, situé sur le gave d’Aspe. La ligne internationale Pau - Canfranc est depuis neutralisée entre Bedous et Canfranc. Cet accident spectaculaire ne fit aucune victime. Le , l'express 3333 à destination de Caen dérailla à l'entrée de la gare de Bréval.Une poutre métallique tomba d'un wagon d'un train croiseur et fut happé par le chasse-pierres du Turbotrain.Le freinage à l'entrée de la gare provoqua la chute de la poutre qui se coinça dans la première aiguille de la gare, provoquant le déraillement de la rame en particulier de la motrice qui s'est couchée et la première remorque. Le reste de la rame est resté sur les rails. La réaction rapide des employés de la gare,de la coopérative agricole et son garage a permis d'éviter le pire aussi bien l'incendie total de la motrice mais aussi la rencontre du train Caen Paris. On retira 4 morts dans la motrice accidentée, dont le conducteur du dépôt de Caen, et 45 blessés. , à 2 h 20 - Bar-le-Duc : une Citroën Traction Avant, rate le virage qui précède le passage à niveau automatique 110 de la ligne Paris - Strasbourg au PK 255,650. La voiture s'immobilise sur la voie et 3 minutes plus tard le train de fret 58008 assurée par la BB 15011 et ses 38 wagons de marchandises lancés à percute l'automobile. Sous l'effet du choc, la locomotive déraille et bascule dans le canal de la Marne au Rhin en entraînant dans sa chute le tablier du pont et une dizaine de wagons. Toutefois, il n'y eut pas de blessés graves. Cet accident est connu pour être l'accident automobile le plus coûteux pour les assureurs.. , une bombe avait été placée dans le compartiment à bagages à l'entrée d'une remorque dans une rame TGV Sud-Est assurant un service Marseille - Paris. Elle explosa près de Tain-l'Hermitage au sud de Lyon dans la vallée du Rhône, pratiquement en même temps qu'une autre bombe placée dans une consigne à bagages dans la gare de Marseille-Saint-Charles. Ces deux attentats, œuvre du terroriste Ilich Ramírez Sánchez (connu sous le nom de Carlos), firent cinq morts et cinquante blessés. , le Grenoble-Paris heurte à un transport exceptionnel routier, transportant un transformateur électrique de , bloqué sur un passage à niveau à Voiron (Isère) ; la DDE (Direction départementale de l’équipement) n’avait pas autorisé le convoi exceptionnel à passer sur ce passage à niveau ; le choc fut très violent à cause de la masse du poids lourd ; deux morts (le conducteur du TGV et un voyageur), légers parmi les voyageurs. Le TGV transportait . La , baptisée « Melun » fut détruite, à l’exception de la motrice , qui sert actuellement de motrice de réserve pour les rames PSE bicourant. , à la suite d'une défaillance des freins, la , vide, se mit en marche au dépôt de Châtillon. La rame fut dirigée sur une voie inoccupée et vint s’encastrer à dans une rampe de chargement de voitures de la gare de Paris-Vaugirard. La motrice fut détruite et les et 2 gravement endommagées. Il n’y eut aucune victime et la rame fut reconstruite. , le Paris-Dunkerque, assuré par la , percuta à une goudronneuse de immobilisée sur le passage à niveau n°164 à Bierne (Nord). Il y eut . La motrice fut radiée. , le TGV 8515 Paris-Irun, assuré par la , déraille à Saubusse (Landes) entre Dax et Bayonne à ; les ont déraillé et la motrice arrière s’est couchée sur la voie ; cause voie : rail cassé ; sur les , six furent blessés légèrement. , le TGV Dunkerque-Paris heurte à un poids lourd bloqué sur le passage à niveau d’Esquelbecq ; gros dégâts sur la motrice mais seul un essieu a déraillé ; aucun blessé parmi les voyageurs, le conducteur du TGV est légèrement blessé. Pourtant, des efforts avaient été faits depuis le premier accident de ce type pour essayer de supprimer tous les passages à niveau des voies empruntées par le TGV. C’est notamment le cas pour le TGV Atlantique circulant sur ligne classique entre Le Mans et Nantes via Angers ainsi qu’entre Tours et Bordeaux via Poitiers et Angoulême. , le TGV Paris-Genève 6561, , a heurté à environ un camion circulant en convoi exceptionnel sur un itinéraire non autorisé et arrêté sur le passage à niveau de la D64 à Tossiat, causant légers dans le train, et la mort du conducteur du camion. Le train a déraillé mais ne s’est pas couchéRapport d'enquête technique BEA-TT. , le train Intercités 3657 Paris-Limoges, déraille en gare de Brétigny (Essonne) faisant 7 morts. Une éclisse (pièce métallique reliant deux rails) qui s'est détachée est à l'origine de cette catastrophe.
, le train assurant la liaison Nice-Digne, circulant alors à 30 km/h, est percuté par un rocher de plus de 20 tonnes et déraille a 9h10. La motrice avant tombe dans le ravin situé en contrebas de la voie mais celle de l'arrière de l'autorail empêche l’ensemble de basculer. Cette catastrophe a fait deux morts.
Au Canada , accident ferroviaire de Lac-Mégantic ; un train de marchandises composé de 72 wagons-citernes contenant du pétrole brut part en dérive, et déraille lors de la traversée du Lac-Mégantic, une municipalité de la région de l'Estrie, au Québec, provoquant des explosions et un incendie qui détruiront une quarantaine de bâtiments étendus sur une zone de ; Cet accident causera la mort de 47 personnes.
En Allemagne
En Norvège
Notes et références
Voir aussi
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