Cet article présente la chronologie de la crise anglophone au Cameroun pour l'année 2026.
Janvier
Le , deux gendarmes sont tués lors d'une attaque revendiquée par des séparatistes à Bafmeng. Le , le maire d'Eyumodjock est enlevé par des hommes armés sur l'axe Mbakem-Taboh. L'acte est attribué aux séparatistes. À Ntabah, 11 séparatistes sont tués et un soldat est blessé lors d'une embuscade de l'armée. Le , une femme est tuée par des séparatistes présumés à Muea. Le , 14 civils, dont 7 enfants, sont tués et 14 autres sont blessés dans une attaque à Guidado. La tuerie est attribuée aux séparatistes. Le , trois séparatistes sont tués dans une opération de ratissage menée par l'armée dans la localité de Baba. L'opération permet également de saisir plusieurs armes et des sacs contenant une substance végétale qui serait du cannabis. Dans la nuit du au , des tirs sont entendus à Bamenda. Le lendemain, deux corps sans vie sont découverts dans la ville.
Février
Dans la nuit du au , au moins quatre personnes sont tuées et plusieurs autres sont blessées dans une attaque d'hommes armés contre une concession dans le village de Ntumbaw. Le , un chauffeur de moto-taxi est tué lors d'affrontements survenus dans plusieurs quartiers de Bamenda. Dans la nuit du , une opération militaire d'envergure menée par le des Fusiliers Marins d'Ekondo-Titi permet la libération de 31 otages, enlevés par des séparatistes, selon le ministère de la Défense.
Mars
Le , deux séparatistes, dont un commandant surnommé , sont tués lors d'un raid mené par l'armée contre leur repaire à Bafut.
Avril
Le , à l'approche de la visite du pape Léon XIV à Bamenda, prévue le 16, des groupes séparatistes annoncent une trêve de trois jours dans les régions anglophones, pour permettre d'accueillir le pape en toute sécurité. Dans la nuit du au , un soldat est tué à Ndop. Dans la nuit du au , 15 personnes, dont des femmes, sont tuées lors d'une opération qui aurait été menée par le bataillon d'intervention rapide (BIR) dans le village de Ndzerem-Nyam, une localité de l'arrondissement de Jakiri. Plusieurs personnes seraient portées disparues. En outre, plus de trente motos et plusieurs maisons auraient été incendiées. Selon le ministère de la Défense, 14 personnes ont été tuées, toutes étant, des séparatistes. Le , des tirs et des explosions sont signalés lors d'une attaque, attribuée à des séparatistes présumés, contre les forces de sécurité sur le marché de Kumbo.
Mai
Dans la nuit du au , des séparatistes présumés mènent une incursion dans le village de Koumengba, près de Bangourain, dans l'ouest francophone, tuant un jeune homme et enlevant treize personnes. Le , un homme est abattu lors d'une attaque menée par des séparatistes présumés à Bomaka. Le , quatre soldats sont tués à Muyuka. Le groupe séparatiste Fako Meme Unity Warriors revendique l'attaque.
Juin
Dans la nuit du au , trois soldats sont tués lors d'une attaque menée par des hommes armés contre un poste militaire à Bafut. Un chef séparatiste, surnommé aurait revendiqué l'attaque. Le , cinq séparatistes présumés sont tués lors d'une opération de ratissage menée par le BIR dans la localité de Nsop. Le , deux civils et deux soldats sont tués lors d'une attaque contre un snack-bar à Nkor-Noni, par des séparatistes présumés. Le , deux gendarmes sont tués lors d'une attaque perpétrée par des séparatistes présumés contre une brigade à Belo. Le , plusieurs soldats sont tués lors d'une attaque contre une position militaire à Likoko. Le groupe séparatiste Meme and Fako Unity Warriors revendique l'attaque. Le , un policier est tué à Fundong. Un groupe séparatiste, les Pythons du Boyo, revendique l'attaque. Le , un prêtre du diocèse de Nkongsamba est enlevé dans le village de Melim, près de Ndop, en compagnie de deux autres frères religieux, membres de la Congrégation des Frères Franciscains de l'Emmanuel, par des séparatistes présumés. Le , deux séparatistes sont tués lors d'une opération militaire dans la localité d'Eloung.
Juillet
Le , un chef séparatiste, surnommé est tué par l'armée à Bambalang. Le , un général séparatiste, surnommé , chef du groupe Fako Mountain Lions (FML), est tué par l'armée à Ekona. Le , cinq séparatistes sont tués et plusieurs armes de guerre, d'engins explosifs improvisés (EEI) ainsi qu'une dizaine d'armes blanches sont saisis lors d'une opération de ratissage menée entre les villages de Batanga et d'Asaka, selon le ministère de la Défense, qui dément tout massacre de civils. Le , les forces de sécurité mènent une opération conjointe dans le village de Manchok, au cours de laquelle un séparatiste est tué et plusieurs autres blessés. Selon les mêmes sources, les forces de sécurité auraient également saisi, au cours de cette opération, plusieurs armes, des munitions et des motos utilisées par les séparatistes. Le , un arbitre est tué et deux arbitres assistants sont enlevés par des séparatistes présumés dans le village d'Ajah.
Août
Le , des séparatistes attaquent une brigade de gendarmerie à Nkor dans le but de libérer des combattants qui y étaient détenus, avant d'être pris sous le feu des forces de sécurité, selon l'International Crisis Group (ICG). Le , trois séparatistes sont tués et plusieurs armes récupérés lors d'une opération menée par le BIR dans le département du Ngo-Ketunjia, selon une source militaire. Selon l'ICG, une embuscade contre un convoi militaire a lieu sur l'axe Buéa-Muyuka. Le , au moins sont enlevés par des séparatistes présumés sur la route Batibo-Mamfé. L'ICG évoque l'enlèvement de . Le , des affrontements entre forces de sécurité et séparatistes éclatent près de Buéa, selon l'ICG. Le , deux civils sont enlevés par des séparatistes présumés à Bamenda. Le , deux soldats sont tués dans une embuscade à Mbonge. Le groupe séparatiste Fako Meme Unity Warriors, revendique l'attaque.
Septembre
Le , des tirs sont entendus près du centre-ville de Buéa. Le , un policier est tué et cinq enseignants sont enlevés par des hommes armés à Wum. Selon l'armée, ils sont libérés le lendemain lors d'une opération menée par le BIR. Le , sept personnes sont enlevées par des séparatistes présumés à Bangourain. Le , une attaque perpétrée par des hommes armés dans un bar de Bamenda fait trois morts et quatre blessés. Le , des tirs sont signalés dans plusieurs quartiers de Bamenda. Le , trois civils sont tués à Ekona. Des témoins locaux accusent des hommes armés liés à John Ewome Eko, un ancien soldat du BIR, d'être responsables de ces meurtres. Le , trois soldats sont tués sur l'axe Matouke-Kotto dans la région du Littoral. Le groupe séparatiste Fako Meme Unity Warriors, revendique l'attaque. Le , un gendarme est abattu lors d'une attaque attribuée à des séparatistes dans le quartier de Molyko, à Buéa, alors qu'il assurait la sécurité d'une banque. À Bamenda, un autre soldat est tué dans des circonstances similaires. Le , le proviseur d'un lycée bilingue est abattu à bout portant par des séparatistes à Bamenda. Le même jour, un délégué régional chargé de l'enseignement secondaire est pris pour cible dans la région du Nord-Ouest. Le , 25 séparatistes se sont rendus lors d'un dialogue communautaire pour la paix organisé à Buéa et présidé par le Premier ministre Joseph Dion Ngute.
Notes et références Catégorie:Chronologie Catégorie:Chronologie d'un conflit Catégorie:Crise anglophone au Cameroun Catégorie:2026 au Cameroun