Le Congrès, a lieu du 12 au à Paris au Palais des congrès : il rassemble délégués (titulaires et suppléants). La CGT compterait syndicats et syndiquésLes chiffres propres au congrès sont issus du volume rendant compte du Congrès de la CGT, 530 p., édité par la CGT, alors 213, rue La Fayette, Paris . Le nombre des adhérents est… introuvable dans ce volume. Ce nombre est issu de La CGT, organisation et audience depuis 1945, (Andolfatto-Labbé).. Mais selon le rapport de la « commission des mandats » qui œuvre au moment du congrès, seuls syndicats sont représentés au congrèsCompte-rendu du Congrès, p. 322, soit voix. Il y a 232 déléguées féminines (moins de 10 % du congrès) et l'âge moyen des participants et 37 ans et demi. Les tranches d'âge dégagées permettent une approche, parmi d'autres, de l'organisation en 1955, au premier tiers des Trente glorieuses :
moins de 20 ans : 31 de 20 à 25 ans : 160 de 25 à 35 ans : 911 de 35 à 50 ans : ** plus de 50 ans : 326.
Le rapport du Bureau confédéral, prononcé par Benoît Frachon soulève quelques contestations de la part de Léon Rouzaud et Pierre Le Brun qui expriment à la tribune du congrès leur différence d'appréciation sur l'unité syndicaleAndré Narritsens, Les débats sur l'unité d'action et l'unité organique dans les congrès de la CGT, 1957-1959. Ils sont soutenus par les secrétaires généraux des Fédérations CGT du Livre (Édouard Ehni) et des Marins (Augustin Gruenais). À défaut de pouvoir présenter un texte, ces militants se comptent en s'abstenant lors du vote d'approbation du rapport du Bureau confédéral :
se prononcent « pour », se prononcent « contre » et les abstentions sont au nombre de . Le bureau confédéral est élu à l'unanimité du CCN réuni pendant le Congrès. Il compte 13 membres, dont 4 nouveaux (signalés ici °°°) pour 3 départs (non expliqués au Congrès)L'âge indiqué ici ne figure pas, comme la plupart des fois avant 1967, dans le Compte-rendu du congrès : Benoît Frachon, et, Alain Le Léap, secrétaires généraux ; Marcel Caille°°°, âgé de 34 ans, présenté par l'UD de l'Aisne. Ouvrier métallurgiste (ajusteur), dès l'âge de 15 ans, résistant, il entre à la SNCF en 1945. Il est le du Bureau confédéralNotice , Marie-Louise Goergen, Claude Pennetier, Le Maitron en ligne.. Il est chargé du secteur de la Confédération. En 1956, il est élu au Comité central du Parti communiste, fonction qu'il quitte en 1959. Madeleine Colin°°°, employée aux PTT, présentée par la fédération des PTT, dont elle est membre de la directionMadeleine Colin a livré une autobiographie, Traces d'une vie…, voir la bibliographie de cet article, où elle précise comment elle a accédé au Bureau confédéral en 1955., Jules Duchat, (fédération du Bâtiment), Germaine Guillé, (fédération de l'alimentation), Lucien Jayat, (fédération des Services publics), Pierre Le Brun, (fédération Gaz et Électricité), Léon Mauvais, (fédération Gaz et Électricité), André Merlot°°°, ouvrier menuisier, présenté par l'UD de Seine-et-Oise, dont il est un des secrétairesNotice , Michèle Rault, Le Maitron en ligne.. Il est membre du Comité central du PCF depuis 1954. Gaston Monmousseau, directeur de La Vie ouvrière, (Fédération des chemins de fer), Henri Raynaud, (fédération des PTT), Jean Schaefer°°°, présenté par la Fédération des EmployésArchives de la CGT, présentation du fonds Jean Schaefer. Voir aussi Éric Nadaud, , Le Maitron en ligne, 2015.. ceux qui ne sont pas réélus : Lucien Molino, UD des Bouches-du-RhôneLucien Molino (1907-2000), dans son autobiographie, titre cet épisode, p. 164 : « méthodes staliniennes pour une rétrogradation », voir en sources., Jacques Marion, Olga Tournade, 42 ans.
Notes et références
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