Il était une fois en Amérique ( ; ) est un film italo-américain sorti en 1984 réalisé par Sergio Leone dont c'est le dernier film. Le film est adapté du roman À main armée (The Hoods, 1952) de Harry Grey. Les acteurs principaux sont Robert De Niro, James Woods et Elizabeth McGovern.

Le film raconte, de 1922 à 1968, quarante-six ans des vicissitudes dramatiques du mafieux David Aaronson dit « Noodles » et de ses amis, du miséreux ghetto juif de leur enfance vers les plus hautes sphères du crime organisé de New York.

Il était une fois en Amérique (envisagé au départ sous le titre Il était une fois l'Amérique) est le troisième et dernier volet de la Trilogie du temps portant sur plusieurs périodes-clés de l'histoire américaine. Le premier opus, Il était une fois dans l'Ouest, se situe à l'époque de la conquête de l'Ouest. Le deuxième, Il était une fois la révolution, se déroule en pleine révolution mexicaine et enfin Il était une fois en Amérique revient sur la période de la prohibition et l'avènement de la mafia américaine. Le film explore les thèmes de l'amitié d'enfance, de la trahison et des relations brisées.

Il s'agit de l'œuvre testamentaire de Sergio Leone, qui meurt cinq ans après la sortie de ce film. L'année de sa mort, il se consacrait à un projet portant sur le siège de Léningrad.

Synopsis Intrigue L'intrigue du film ne suit pas un ordre chronologique linéaire : elle alterne entre trois phases de la vie du personnage principal, David Aaronson (dit « Noodles ») : son adolescence en 1922 à Lower East Side, quartier juif de New York, l'âge adulte en 1933 pendant la fin de la prohibition, et sa vieillesse en 1968.

1933 : traque et fuite de New York À la fin du générique muet se fait entendre le refrain God Bless America introduisant ainsi la première séquence.

A New York, en 1933, quatre tueurs de la mafia américaine sont à la recherche de David Aaronson, dit « Noodles », un gangster lié à la prohibition. L'attendant chez lui, ils trouvent sa fiancée, Eve. Lorsqu'elle leur dit ne pas savoir où il se trouve, elle est tuée par un des gangsters, pendant qu'un autre reste sur place pour guetter le retour de leur cible. "Fat Moe" Gelly, le propriétaire du bar que fréquente Noodles, est ensuite torturé, et finit par indiquer où il se trouve : essayant d'oublier la mort de ses trois amis, Patrick Goldberg (dit « Patsy »), Philippe Stein (dit « Cockeye ») et Maximilian Bercovicz (dit « Max »), Noodles se trouve dans une fumerie d'opium, à l'arrière d'un théâtre chinois. Un premier flashback montre un camion brûlé, des bouteilles de whisky cassées à terre et les cadavres des trois gangsters identifiés et emmenés par la police, le corps de Max étant complètement carbonisé. Noodles, bouleversé, observe la scène à distance parmi la foule. Un autre flashback montre Max voyant, le soir de la fin de la prohibition, Noodles se rendre seul dans un bureau duquel il appelle la police.

De retour dans la fumerie, Noodles doit cependant prendre la fuite de toute urgence : deux des quatre hommes à sa poursuite font irruption dans le théâtre chinois et inspectent les lieux. Prévenu par les tenanciers, il arrive à se réveiller et à s'échapper par une sortie dérobée. Il se rend au bar de Moe et sauve ce dernier en tuant le troisième bandit, assassin d'Ève. Il récupère ensuite une clé cachée dans un placard, et Moe l'avertit alors que les gangsters sont déjà passés chez lui, laissant entendre le sort funeste réservé à sa compagne.

Ses amis et Ève étant morts, et étant lui-même poursuivi par les tueurs à gages, Noodles se rend à la planque renfermant le fonds commun de son ancienne bande, située dans une consigne de gare. Lorsqu'il ouvre la valise, il découvre que de vieux journaux ont été substitués aux billets de banque. Seul et sans le sou, Noodles quitte précipitamment New York par le premier autocar en partance, à destination de Buffalo, pour un exil qui ne prendra fin que des décennies plus tard.

1968 : retour à New York ont passé, Noodles est de retour à New York sous le faux nom de Robert Williams et se retrouve dans la même gare qu'il avait fuie des années auparavant. Le vieil homme rend visite à son ami Fat Moe qui dirige toujours le même bar et qui vit de manière modeste. Manifestement, ce n'est pas lui qui a dérobé le million de dollars de la bande. Tous les deux discutent d'une étrange lettre reçue par Noodles, écrite par un inconnu. Dans cette dernière, le rabbin de la synagogue du quartier explique que les corps de ses trois amis doivent être déplacés dans un autre cimetière et l'invite à venir à New York pour discuter des modalités. Fat Moe écoute Noodles qui lui explique que lorsqu'il en a parlé au rabbin, il a découvert qu'en fait, la question du cimetière avait déjà été réglée depuis longtemps, la dernière lettre d'avertissement ayant été envoyée huit mois plus tôt. Fat Moe confirme qu'il a reçu une lettre similaire à la même période. Noodles apprend par le rabbin que les corps de ses amis ont été transférés dans un caveau du cimetière le plus luxueux de la ville (cimetière de Riverdale) par un bienfaiteur inconnu. En arrivant dans le quartier, il constate que des travaux de terrassement sont effectivement en cours sur le site de l'ancien cimetière et que les tombes ont été déplacées.

Tout cela ne peut avoir qu'une seule signification : Noodles, qui a voulu disparaître sans laisser de trace durant des décennies, se rend compte que, malgré sa fausse identité, quelqu'un veut lui faire comprendre qu'il a toujours su où il se cachait. Par conséquent, Noodles estime qu'il n'y a plus lieu de se cacher et décide de faire face aux fantômes du passé. En observant une photo encadrée de Deborah, la sœur de Fat Moe, devenue une actrice renommée, Noodles ironise sur la destinée de chacun. Fat Moe part se coucher, laissant ainsi Noodles errer dans le restaurant. Les souvenirs resurgissent. Dans les toilettes du bar, il déplace une latte du lambris mural, révélant une fente qui donne vue sur l'arrière-salle qui sert de débarras. Il se positionne pour placer son regard à travers cette fente et plonge ainsi dans ses souvenirs, en arrière.

1922 : l'enfance, formation de la bande Noodles se remémore son adolescence quand il épiait à travers cette fente la belle Deborah, la sœur de Fat Moe qui en tenue de danseuse s'exerçait aux entrechats dans l'arrière-salle du bar, sur fond sonore dAmapola joué sur un gramophone. Deborah ambitionne de devenir une grande vedette. Noodles connaît lui ses premiers émois et est résolu à ce que Deborah soit le grand amour de sa vie. Deborah n'est pas dupe qu'elle est épiée par Noodles durant ses exercices et ironise sur la présence de gros cafards dans la remise.

Enfants, Noodles et ses amis ne fréquentent pas l'école. Ensemble, ils réalisent des petits boulots pour Bugsy, le voyou qui a implanté ses petits trafics dans le quartier juif de New York. Ces boulots se résument à terroriser les « mauvais payeurs », à savoir les victimes du racket qui refusent de payer et leur rapportent de maigres rétributions. Alors qu'ils se rendent à l'endroit habituel pour récupérer leur salaire, un bar, les enfants, menés par Noodles, tentent un coup audacieux : ils renoncent au salaire en échange du droit de faire les poches d'un client. Au moment où ceux-ci s'apprêtent à commettre leur larcin, Dominic aperçoit le policier chargé de la surveillance du quartier, le corrompu « Face-de-pet » qu'ils connaissent déjà plus que de raison. Le plan semble à l'eau, mais Noodles n'en démord pas et attend le passage d'une charrette pour tenter de subtiliser la montre en argent du client éméché. Mais au moment où ce dernier s'apprête à mettre son manteau sur la tête du pauvre homme, un gamin saute de l'avant de la charrette et embarque la victime en l'installant subrepticement à l'arrière de celle-ci, la soustrayant ainsi au nez et à la barbe de ses agresseurs.

Le temps passe. On en apprend plus sur Noodles, sa pauvreté, ses soucis familiaux... Lors d'une promenade dans le quartier, il aperçoit le jeune homme qui lui a « volé » sa victime. Il profite du fait que celui-ci soit lourdement chargé à cause du déménagement qu'il est en train de faire avec sa mère, pour récupérer son butin, mais Face-de-pet surgit et la confisque ipso-facto. Le jeune homme inconnu, portant à ce moment-là un lustre, commence à ne plus tenir. Noodles l'aide. C'est la naissance d'une grande amitié, celle de Noodles et Max. Noodles décide avec lui et leurs amis Patsy, Cockeye et Dominic de créer leur propre gang pour lequel ils « ne veulent pas de maîtres ».

La bande, qui compte désormais un membre de plus, voit grand et rêve de mettre Bugsy au chômage en lui prenant sa place. C'est pourquoi, au moment de faire chanter le policier grâce à une photo compromettante prise lors d'une relation sexuelle avec Peggy, une prostituée mineure, en plus de reprendre « leur » bien, Max et David exigent de l'homme de loi qu'il ferme les yeux, comme pour Bugsy, sur leurs activités illicites. Le policier est contraint d'accepter, mais il se moque de leur audace en les mettant en garde contre la réaction de Bugsy. Il voit juste, puisque, quelques jours après, Max et Noodles sont passés à tabac pendant la fête de la Pâque juive de Pessa'h, en plein milieu de la rue, déserte pour l'occasion, par Bugsy et sa bande. Ce dernier leur subtilise « sa part » et il leur intime de ne plus l'« oublier » tant qu'ils souhaitent exercer leurs talents sur « son » territoire. Cet événement va marquer profondément la bande qui prend alors de l'ampleur. En effet, Noodles, fin d'esprit, a mis au point un système ingénieux et peu coûteux pour récupérer les cargaisons d'alcool jetées à la mer pour éviter de se faire prendre lors des contrôles policiers. Ils se rendent donc chez un certain Al Capuano, gangster influent à New York, afin de lui proposer leurs services. D'abord raillés, ils sont engagés après démonstration de leur stratagème, ce qui va avoir pour conséquence de mettre Bugsy en fureur.

Après que la petite bande a mis à l'abri ce premier magot dans un casier de la consigne de la gare, faisant serment de ne pouvoir y toucher que si tous ses membres sont réunis, Noodles et ses complices sont attaqués par Bugsy, armé d'un revolver au pied du pont de Manhattan. Dominic, le plus jeune de la bande et qui marchait en tête, aperçoit le danger, donne l'alerte au reste de la bande mais n'a pas le temps de fuir. Il est abattu d'une balle tirée dans le dos. Noodles file à son secours, mais il est trop tard. Le jeune enfant expire dans ses bras en soufflant « Noodles... J'ai dérapé... ». Les mains couvertes de sang, Noodles, de rage, tue le malfaiteur à coups de couteau. Alertés par les tirs et les cris, deux policiers arrivent alors précipitamment et tentent d'appréhender Noodles, pensant que c'est lui l'agresseur. Pas encore calmé de sa fureur, Noodles poignarde l'un des deux policiers tandis que l'autre policier parvient à arrêter le jeune homme. Noodles est condamné à douze ans de réclusion. Juste avant qu'il ne rentre dans la prison où il va longuement séjourner, le reste de la bande le salue fraternellement. Pour Noodles, en entrant dans le pénitencier à la dure réputation, c'est la fin de l'enfance, il en ressortira aguerri et adulte.

1968 : visite au caveau de ses trois amis et découverte stupéfiante Les corps de Max, Philip, et Patrick ont été déplacés dans une somptueuse chapelle du luxueux cimetière de Riverdale. Sur place, Noodles découvre une plaque indiquant qu'il est lui-même le bâtisseur de ce lieu funéraire. Sur cette plaque il trouve une clef de consigne de gare. Il se rend à l'ancienne planque à billets. La clef ouvre le casier qu'ils utilisaient pour cacher leur butin commun. Là, il trouve une valise remplie d'un million de dollars en billets. Sur une des liasses, il lit l'inscription « une avance sur ton prochain contrat ».

1933 : l'âge adulte, sortie de prison et Bercovicz & associés