Bures-sur-YvetteFiche de Bures-sur-Yvette dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 31/07/2012. (prononcé ) est une commune française située à vingt-trois kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.

Bures et ses dépendances furent le domaine de personnages illustres, du croisé Guillaume de Bures à la favorite de François , Anne de Pisseleu. Situé sur le passage de la route de Chartres, le village se modernisa avec l’arrivée au de la ligne de Sceaux puis de la ligne Paris-Chartres par Gallardon au . Bures-sur-Yvette est aujourd’hui une commune logée aux portes de la haute verdoyante vallée de Chevreuse, célèbre dans le monde de la recherche scientifique pour accueillir sur son territoire le laboratoire apicole de l’Institut national de la recherche agronomique, l’Institut des hautes études scientifiques, l’institut d’optométrie et une partie du campus de l’université Paris-Sud 11. Elle se trouve au cœur du pôle scientifique et technologique Paris-Saclay. Elle est aussi connue dans le département pour avoir, comme sa voisine Orsay, donné naissance en 1977 à la plus jeune commune du département, Les Ulis.

Ses habitants sont appelés les Buressois..

Géographie Situation Bures-sur-Yvette est située en Île-de-France, au nord-ouest du département de l’Essonne, dans la vallée de Chevreuse dans ce qui était autrefois la région naturelle du Hurepoix.

Elle occupe un territoire de quatre-cent-dix-sept hectares entre la rive gauche de la rivière l’Yvette et le plateau de Courtabœuf au sud, territoire ayant approximativement la forme d’un croissant long de trois kilomètres sept-cents et large de deux kilomètres cinq-cents.

Communes limitrophes La commune de Bures-sur-Yvette est entourée de l’ouest au nord par Gif-sur-Yvette qui occupe les deux versants de la vallée et dont elle est en partie séparée par la forêt communale de Gif et le bois de la Guyonnerie, au nord-est et à l’est se trouve le chef-lieu du canton, Orsay qui a donné son nom à l’université Paris-Sud. Au sud-est, la commune récente des Ulis occupe les terrains au-delà de la route départementale 988 qui appartenaient avant 1977 à Bures-sur-Yvette, qui avait alors une large frontière avec le village de Saint-Jean-de-Beauregard, frontière inexistante aujourd’hui. Au sud et au sud-ouest, toujours sur le plateau de Courtabœuf se trouve le village de Gometz-le-Châtel.

Hydrographie Les rives de la rivière l’Yvette sont relativement préservées et complétées par le vaste bassin de retenue de Gif-Bures, partagé avec la commune de Gif-sur-Yvette, destiné à réguler les crues. La commune est également traversée par deux ruisseaux : le Vaularon et le ruisseau d’Angoulême, ce dernier prenant sa source au point culminant de Bures-sur-Yvette, à 163 mètres d’altitude. Le ruisseau d’Angoulême rejoint ensuite le Vaularon, qui se jette à son tour dans l’Yvette, dont le lit constitue le point le plus bas de la commune, à 56 mètres d’altitude, au niveau du bassin de retenue.

Relief et géologie vignette|Bures-sur-Yvette au cœur de la vallée de Chevreuse.

Bures-sur-Yvette est implantée entre le creux de la vallée de l’Yvette et le plateau de Courtabœuf, le territoire s’étage entre une altitude de cinquante-six mètres au niveau du bassin de retenue et cent-soixante-trois mètres à la frontière entre Les Ulis, Saint-Jean-de-Beauregard et Gometz-le-Châtel, où le ruisseau d’Angoulême prend sa source.. Au nord, le territoire s’élève relativement rapidement, il n’y a ainsi que cinq-cents mètres entre le point bas de la rivière et l’altitude de cent mètres dans le bois de la Guyonnerie, frontière avec Gif-sur-Yvette et contrefort du plateau de Saclay. Le centre-ville est lui aussi implanté sur un terrain pentu, il n’y a que quatre-cents mètres entre l’altitude la plus basse de la rivière et la barre des cent mètres au niveau de la route de Chartres, configuration équivalente au quartier de la Hacquinière, séparé par le vallon du Vaularon.

Comme l’ensemble de l’Île-de-France, le terrain est constitué de couches successives caractéristiques du Bassin parisien, sur les hauteurs, les sables de Fontainebleau et de la meulière, puis des couches de marne mêlées de gypse, du calcaire et enfin de l’argile, ces strates étant mises à nu dans la vallée par l’érosion de la rivière..

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Gometz-le-Châtel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Voies de communication et transports vignette|La gare de la Hacquinière.

Comme de nombreuses commune au cœur d’une vallée, Bures-sur-Yvette est traversée par des axes de transports importants, ici la ligne de Sceaux utilisée par la ligne B du RER d'Île-de-France, la route départementale 988 correspondant à l’ancienne route de Chartres et la route départementale 95 qui la prolonge dans la vallée jusqu’à Châteaufort dans les Yvelines. Exclusivement résidentielle, la commune est divisée en plusieurs quartiers, dont les résidences universitaires avec neuf-cents logements, la Guyonnerie au nord, la Hacquinière à l’ouest et Montjay au sud, eux-mêmes séparés en résidences collectives ou pavillonnaires.

La vallée de l’Yvette a très tôt accueilli d’importantes voies de communication. Il en subsistent aujourd’hui la route départementale 988, l’ancienne route de Chartres qui passe aujourd’hui à l’extrême sud de la commune et remonte vers Gometz-le-Châtel, complétée ensuite par la route départementale 95 qui poursuit le trajet dans la vallée jusqu’à Châteaufort.

Passe aussi dans la vallée l’ancienne ligne de Sceaux, aujourd’hui empruntée par la ligne B du RER d'Île-de-France, la commune dispose ainsi de deux stations sur cette ligne, la gare de Bures-sur-Yvette en centre-ville et la gare de la Hacquinière dans les nouveaux quartiers résidentiels.

S’ajoutent à ces accès routiers et ferroviaires plusieurs lignes d’autobus. La ligne Noctilien N122 assure la continuité de service la nuit avec le RER B avec cependant une seule station à l'entrée de l'Université Paris-Sud..

S’ajoutent plusieurs lignes du réseau de bus Paris-Saclay avec la ligne 20 qui relie les différents quartiers entre la Guyonnerie et la Hacquinière par la gare de Bures-sur-Yvette, la ligne 3 qui passe par Montjay depuis la gare d'Orsay - Ville et vers le centre commercial Ulis 2, la ligne 4 entre la gare de Bures-sur-Yvette et Les Ulis, la ligne 5 qui passe par le Grand-Mesnil depuis la gare d'Orsay pour atteindre le centre commercial Ulis 2. Il existe aussi celles du réseau de bus Centre et Sud Yvelines, la ligne 39.05 - 39.15 entre Orsay et Angervilliers et la entre Orsay et Saint-Arnoult-en-Yvelines.

La commune est enfin implantée à quinze kilomètres au sud-ouest de l’aéroport Paris-Orly, à quarante-cinq kilomètres au sud-ouest de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, l’aviation d'affaires est pour sa part orientée vers l’aéroport de Toussus-le-Noble à sept kilomètres au nord-ouest sur le plateau de Saclay.

Lieux-dits, écarts et quartiers La commune est aujourd’hui divisée en plusieurs quartiers. Le centre-ville, centre historique, se trouve à l’est du territoire, entre la rivière et l’ancienne route de Chartres, traversé par la ligne de Sceaux. Il est lui-même divisé entre la Croix de Bures, Bures Cottage, le Grand-Mesnil et le lieu-dit Bois-Marie. L’autre gare a pris le nom du quartier pavillonnaire de la Hacquinière, partagé avec la commune voisine de Gif-sur-Yvette à l’ouest, qui regroupe les résidences des Tilleuls, de Bures-Royaume, de la Roseraie, de Paris-Chevreuse et des Grands-Prés. Il est prolongé vers le sud par le quartier de Montjay correspondant à l’ancien lieu-dit, qui se poursuit sur la ville nouvelle voisine des Ulis, qui jusqu’en 1977 était elle aussi un quartier commun à Bures-sur-Yvette et Orsay. À proximité des Ulis et de Gometz-le-Châtel se trouve aussi le quartier pavillonnaire des Hauts de Bures, qui a été construit sur des terrains agricoles expropriés par la SAMBOE (société d'économie mixte d'aménagement de Bures Orsay Etampes). Ce quartier est parfois appelé le quartier des 4-Coins, sur le plateau de Courtabœuf, qui faisait auparavant partie de la zone à urbaniser en priorité (ZUP) et qui accueille en partie le lycée de l’Essouriau. À l’est, à la limite avec Orsay se trouve aussi le quartier de la Petite Corse, et au nord, au-delà de la rivière, les quartiers de la Guyonnerie, du Parc et Léopold Gardey, du Haras, du Vieux-Parc, de la Févrie et du Bas-Moulon à la frontière avec Gif-sur-Yvette. Les résidences universitaires de la faculté d’Orsay constituent elles aussi une sorte de quartier à part dans la commune, avec les six-cents chambres de la résidence des Rives de l'Yvette et les trois-cents studios de la résidence de l’Île., toutes deux gérées par le Crous de Versailles. Plusieurs lieux-dits ont conservé des appellations pittoresques, la Truie Pendue à proximité de Gometz-le-Châtel, la Justice, les Coudrées, l’Abreuvoir et les Sablonnières dans le bois de la Garenne à Montjay, le Fond-Garant en contrebas des Ulis.

Urbanisme Typologie Au , Bures-sur-Yvette est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols simplifiée Près de 70 % de l’espace communal est aujourd’hui urbanisé, dont seulement 13 % de libre, les 30 % restant, classés comme espaces ruraux constituent en fait une succession de terrains boisés avec le bois de la Guyonnerie au nord, le bois Marie au sud-est, le bois de la Garenne au sud et le vaste bois de la Hacquinière, commun avec Gif-sur-Yvette.

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 26,37 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 14,88 % d'espaces ouverts artificialisés et 58,74 % d'espaces construits artificialisés.

Toponymie