La d'infanterie est une division d'infanterie de l'Armée de terre française.

Créée en 1873, elle participe à la Première Guerre mondiale. Devenue d'infanterie motorisée () pendant l'entre-deux-guerres, elle combat à nouveau au début de la Seconde Guerre mondiale et est dissoute en 1940.

Différentes dénominations

: création de la d'infanterie : renommée division d'infanterie provisoire Mangin : reprend le nom de d'infanterie 1935 : devient d'infanterie motorisée : dissoute

Les chefs de la d'infanterie : général Jolivet - : général Campenon … - : général de Launay … : général Gueytat - : général Pesme … vignette|232x232px|Général Hippolyte Madelor 1893-1898 - : général Madelor - : général Libermann … - : général Debatisse … - : général Jourdy : général Graëff : général Mollard : général Verrier : général Mangin - : général de Roig-Bourdeville … : général Andrieu - : général Dillemann … 1931 - : général Duffour - : général Bourret - : général Champon - : général Limasset (†) : général Boucher 1940 : général Dunoyer de Ségonzac

De 1873 à 1914 La division est créée par décret du . Rattachée au d'armée ( région militaire, à Rouen), elle comprend deux brigades :

d'infanterie : d'infanterie de ligne ; d'infanterie de ligne ; de chasseurs à pied. d'infanterie : d'infanterie de ligne ; d'infanterie de ligne.

La et ses deux brigades ont d'abord leur quartier général à Paris. L'état-major de la division et celui de la partent en 1875 pour Rouen, tandis que l'état-major de la s'installe à Caen. Le d'infanterie de ligne passe à la et est remplacé à la par le d'infanterie de ligne.

Première Guerre mondiale Composition vignette|Soldats des et tombés en septembre 14, bataille de la Marne. Infanterie : d'infanterie d' à (du au , cette brigade est détachée à la division d'infanterie provisoire Tassin) : d'infanterie d' à d'infanterie d' à (reste ensuite à l'infanterie divisionnaire) d'infanterie de à (reste ensuite à l'infanterie divisionnaire) d'infanterie d' à : d'infanterie d' à d'infanterie d' à Infanterie divisionnaire de à l'armistice : d'infanterie de à l'armistice d'infanterie de (venu de la ) à l'armistice d'infanterie du , p16 à l'armistice d'infanterie de (venu de la ) à (dissolution) de chasseurs à pied de à Un bataillon du d'infanterie territoriale d' à l'armistice

Artillerie : d'artillerie de campagne : , et groupes de 75 de la mobilisation à l'armistice d'artillerie lourde groupe de 155C du à l'armistice Artillerie de tranchée : d'artillerie de campagne de 58 de 75- d' à fin 1917 Cavalerie : de chasseurs : de la mobilisation à et de janvier au du à de à l'armistice Génie : du génie : Compagnie 3/1 à partir d' Compagnie 3/1 bis à partir de la mi-1915, renommée 3/51 fin 1915 Compagnie 3/21 à partir de la fin 1916 du génie : Détachement de transmissions à partir de la mi-1916

Historique 1914 4 – : transport par voie ferrée dans la région de Poix-Terron. À partir du , couverture sur la Meuse entre Nouvion-sur-Meuse et Mézières. 13 – : mouvement, par Signy-le-Petit, vers la Sambre, atteint vers Châtelet. 22 - , engagée dans la bataille de Charleroi, dans la région de Châtelet. – : repli, par Renlies et la Capelle, sur Vervins. : engagée dans la de Guise, vers Jonqueuse et Landifay. À partir du , poursuite du repli, par Laon et Port-à-Binson, jusque vers Courgivaux. 6 – : engagée dans la première bataille de la Marne. 6 – : bataille des Deux Morins : combats vers Courgivaux et vers Montmirail. À partir du 10, poursuite, par Reuilly-Sauvigny et Bouleuse, jusqu'au nord-Ouest de Reims. – : engagée dans la de l'Aisne : combats devant Brimont. Puis, stabilisation du front et occupation d'un secteur vers Courcy et l'ouest de Loivre, étendu à droite, le , jusqu'à la Neuvillette.

1915 vignette|Un canon du de la dans l'Aisne, hiver 1914-1915. – : mouvement de rocade vers le nord et occupation d'un nouveau secteur vers Berry-au-Bac et le moulin Pontoy. : attaque allemande sur le bois de la Mine. 11 - : contre-attaques françaises. 17 – : retrait du front vers Fismes ; repos. : transport par voie ferrée dans la région Frévent, Doullens, Saint-Pol-sur-Ternoise ; repos. – : transport par camions vers le front. Engagée dans la deuxième bataille d'Artois, vers Neuville-Saint-Vaast et au nord. Puis occupation d'un secteur dans cette région. : conquête complète de Neuville-Saint-Vaast. – : retrait du front ; repos vers Sus-Saint-Léger, puis vers la Comté, enfin, vers Rebreuve-Ranchicourt. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Neuville-Saint-Vaast. – : retrait du front ; repos vers Houvin-Houvigneul, puis, à partir du , à l'ouest d'Aubigny. 4 – : occupation d'un secteur entre le cimetière de Neuville-Saint-Vaast et le nord de ce village. 17 – : retrait du front et repos dans la région de Haute-Avesnes. – : occupation d'un secteur vers Neuville-Saint-Vaast. : engagée, dans la d'Artois : violents combats vers la ferme de la Folie ; puis, organisation et occupation du terrain conquis. – : retrait du front et repos vers Sus-Saint-Léger. : transport par voie ferrée de la région de Saint-Pol dans celle d'Ailly-sur-Noye ; instruction et repos. : mouvement vers Villers-Bretonneux ; instruction et repos.

1916 – : mouvement vers le front et, à partir du , occupation d'un secteur vers Frise et Foucaucourt-en-Santerre (guerre des mines). – : combats et perte de Frise. – : retrait du front vers Villers-Bretonneux ; puis mouvement vers Domart-sur-la-Luce. : mouvement par étapes vers la région d'Estrées-Saint-Denis, par Lœuilly, Saint-Remy-en-l'Eau et Gournay-sur-Aronde. Travaux vers Ressons-sur-Matz (secteur du C.A.C.). – : transport par voie ferrée dans la région de Givry-en-Argonne. 2 – : transport par camions à Verdun : engagée dans la bataille de Verdun, vers la ferme Thiaumont et l'étang de Vaux : combats violents. – : retrait du front et repos vers Stainville. 18 – : Transport par camions à Verdun. : engagée à nouveau dans la bataille de Verdun, vers la ferme Thiaumont et l'étang de Vaux. 22 - : violents combats au fort de Douaumont ; reprise partielle, puis perte du fort. – : retrait du front et repos vers Stainville. – : mouvement vers le front, puis, à partir du , occupation d'un secteur vers Vaux-lès-Palameix et le sud du village des Éparges (guerre des mines). : front étendu, à gauche, jusque vers Trésauvaux. : front réduit à droite, jusqu'au bois Loclont. : nouvelle réduction, à gauche, jusque vers les Éparges.

1917 – : retrait du front, puis transport par voie ferrée de Dugny dans la région de Ligny-en-Barrois, Gondrecourt-le-Château ; repos et instruction. : mouvement, par Vaucouleurs, vers Lunéville. Travaux de vers Gerbéviller. : transport par voie ferrée de Charmes vers Montmirail et Sézanne ; repos vers Condé-en-Brie et vers Château-Thierry. 12 – : mouvement vers Fismes. 15 avril : Bataille du Chemin des Dames, tenue prête à intervenir ; non engagée. – : mouvement vers la Fère-en-Tardenois, puis, le , vers Fresnes, enfin, le 16, vers Nogent-l'Artaud ; repos. : transport par voie ferrée dans la région de Berzy-le-Sec : repos et instruction vers Soissons. – : occupation d'un secteur vers Courtecon et la ferme Malval. : violente attaque allemande. Engagements fréquents. – : retrait du front ; repos et instruction près de Fère-en-Tardenois. 12 – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers la ferme d'Hurtebise et la ferme de la Bovelle : nombreux combats locaux. – : retrait du front. Transport par voie ferrée de Fismes dans la région de Noyon, Hargicourt ; puis repos et instruction vers Porquéricourt. – : mouvement vers le front. : occupation d'un secteur vers Selency et Dallon, étendu à gauche, le , jusqu'à Pontruet (en liaison avec l'armée britannique).

1918 – : retrait du front (relève par l'armée britannique) ; puis transport, de Roye et de Nesle, dans la région de Gigny-aux-Bois ; repos et instruction au camp de Mailly. : mouvement vers la région de Pierry ; repos. : transport par voie ferrée vers Cuperly. – : mouvement vers le front, et occupation d'un secteur vers la cote 193 et l'ouest de la ferme Navarin : fortes attaques allemandes. – : mouvement de rocade et occupation d'un nouveau secteur vers la ferme Navarin et l'Épine de Védegrange. – : retrait du front ; transport dans la région Boves, Rumigny ; repos et instruction. 13 – : transport par camions vers Villers-Cotterêts ; préparatifs d'offensive. 18 – : engagée, vers Corcy, dans la bataille du Soissonnais ( de la Marne) : attaques en direction d'Oulchy-le-Château. : prise d'Oulchy-la-Ville. : progression jusqu'aux abord de Grand-Rozoy. – : retrait du front ; repos vers Compiègne. 18 – : mouvements vers Villers-Cotterêts ; repos et instruction vers Grand-Rozoy. – : mouvement vers le front ; préparatifs d'offensive. Fin août, engagée, vers Venizel, dans la poussée vers la position Hindenburg : franchissement de l'Aisne ; combats de Bucy-le-Long, du Moncel, de Nanteuil-la-Fosse ; progression jusqu'au Chemin des Dames, vers Vregny et la ferme Mennejean. 18 – : retrait du front ; repos vers Crépy-en-Valois. – : transport par voie ferrée en Belgique ; repos vers Poperinge. 14 – : engagée, les 14 et , en liaison avec l'armée belge, dans la bataille de Roulers ; combats vers Tielt. Progression jusqu'à la Lys, franchissement de la rivière. – : retrait du front ; repos au nord de Tielt. 9 – : engagée dans la bataille de la Lys et de l'Escaut : combats pour le franchissement de l'Escaut.

Rattachements Affectation organique : CA d' à

10 – –

20 - –

– –

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– – –

12 –

– – – 14 – 26 - – Groupe d'armées F –

L'entre-deux-guerres vignette|Le présente les armes au général Errard, nouveau commandant du d'armée, à Rouen le . La loi du , sur l’organisation générale de l’armée, et la loi des cadres et effectifs du , fixent le nombre des divisions d’infanterie métropolitaines à vingt. Ces dernières sont considérées comme des forces de territoire affectées à la défense du sol métropolitain. Ces grandes unités d’infanterie sont de trois types : dix divisions d’infanterie de type « nord-est », sept divisions d’infanterie motorisées, trois divisions d’infanterie alpine.

En 1935, elle devient division d'infanterie motorisée, sur le type renforcé (apte au combat dès le début des hostilités) de la division d'infanterie motorisée. La d'infanterie motorisée est stationnée à Caen (caserne Hamelin).

La Seconde Guerre mondiale Composition Au : Infanterie d'infanterie d'infanterie d'infanterie

Cavalerie de reconnaissance de division d'infanterie

Artillerie d'artillerie divisionnaire d'artillerie lourde divisionnaire 703/409 batterie de DCA divisionnaire antichar du RAD d'artillerie divisionnaire d’ouvriers d'artillerie de munitions automobile de munitions automobile Génie compagnie de sapeurs-mineurs 5/1 compagnie de sapeurs-mineurs 5/2 Transmissions compagnie télégraphique 5/81 compagnie radio 5/82 Train compagnie automobile de quartier général 205/3 compagnie automobile de transport 305/3 Intendance groupe d’exploitation divisionnaire 5/3 Santé sanitaire divisionnaire

Drôle de guerre La d'infanterie motorisée (), d'active, du général Limasset, est prévue pour être engagée dans la manœuvre Dyle décidée en . Unique division du corps d'armée qui dépend de la , elle est aussi la seule division de cette armée à être en grande partie motorisée et se voit donc confier dans le plan Dyle la portion de Meuse nécessitant le mouvement le plus ample au sein de cette armée qui doit venir s'aligner sur ce fleuve. La a à parcourir depuis Guise pour gagner son segment de front entre Anhée, en liaison à sa droite avec la d'infanterie ( corps d'armée) au sud, et Dave en liaison avec position fortifiée de Namur et la d'infanterie nord-africaine () plus au nord.