La démographie de la Bretagne est caractérisée par une densité moyenne et une population en croissance régulière depuis l'époque des Trente Glorieuses.

Avec ses en , la région française de la Bretagne se situe en sur le plan national.

En six ans, de 2015 à 2021, sa population a diminué de près de , c'est-à-dire de plus ou moins par an. Mais cette variation est différenciée selon les quatre départements que comporte la région.

La densité de population de la Bretagne, en , est supérieure à celle de la France entière qui est de pour la même année.

Évolution de la population thumb|densité de population en Bretagne en 1887. AnnéePopulation au janvierRégion Bretagnedépartement desCôtes-d'Armordépartement duFinistèredépartement d'Ille-et-Vilainedépartement duMorbihan180118211831184118511856186118661876188118861891189619011921 1936 194619541962501 923749 558530 8331968 1975 198219901995199619971998 1999 200020012002 200320042005 2006 2007 200820092010 2011Insee - Populations légales 20112012Insee - Populations légales 20122013Insee - Populations légales 20132014597 397905 8551 032 240741 0513 276 5432015598 357907 7961 042 884744 8133 293 8502016598 953908 2491 051 779747 5483 306 5292017598 814909 0281 060 199750 8633 318 904AnnéeCôtes-d'ArmorFinistèreIlle-et-VilaineMorbihanRégion Bretagne

Au recensement de 1911, la population bretonne atteignit un maximum historique de habitants. Une longue descente s'ensuivit, à la suite des deux guerres mondiales, si bien qu'en 1946-54, la population n'avait quasi pas augmenté par rapport à 1851. Avec le baby-boom d'après guerre, une lente montée se dessina, mais fort molle au départ, si bien qu'en 1975, la région n'avait pas encore récupéré les pertes subies depuis 1911. À partir de la fin des années 1960, la croissance s'accéléra sous l'effet de la natalité surtout jusqu'en 1975, puis de l'immigration venue prendre progressivement le relais. Depuis 1996, la dynamique s'est fortement amplifiée, et la région, devenue fort attractive affiche désormais une des plus fortes croissances de la métropole.

Deux départements s'octroient la plus grande partie de l'accroissement : l'Ille-et-Vilaine grâce à l'expansion de Rennes surtout, et le Morbihan, département côtier devenu fort attractif, et réputé pour son climat.

Les cinq départements de la Bretagne historique

Afin de mesurer l'ampleur réelle du développement démographique de l'ensemble de la Bretagne historique, il est intéressant d'inclure la Loire-Atlantique dans le total de la population.

AnnéePopulation au janvierAccroissementannuelRégion BretagneLoire-AtlantiqueBretagne1801-18511901 1921 -15 4001936 -1 1001946 -5 4001954 1962 1968 1975 1982 19901999 2005 2006 200720092010 20143 276 5434 619 80234 07120153 293 8501 365 2274 659 07739 27520163 306 5291 380 8524 687 38128 30420173 318 9041 394 9094 713 81326 43220253 475 900

À l'accroissement de habitants observé en 15 ans, de 1990 à 2005, en région Bretagne, s'ajoutent les habitants supplémentaires de la Loire-Atlantique. C'est-à-dire personnes supplémentaires en 15 ans, dont durant les six dernières années (près de par an). La Bretagne historique connaît un véritable boom démographique largement supérieur à ce qu'elle a connu entre 1968 et 1980. La croissance récente dépasse désormais proportionnellement celle que connaît la région Rhône-Alpes, et se rapproche de fort près des performances de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

En 2025, la population bretonne connait un accroissement moyen sur 10 ans de 0,5 % par an, soit un taux de croissance supérieur à celui de la population française (0,3 %). Cet accroissement est dû à un solde migratoire positif, le solde naturel étant devenu négatif globalement, et dans les trois départements hors Ille-et-Vilaine. La population est vieillisante, avec un indice de vieillissement (nombre de plus de 65 ans/nombre de moins de 20 ans) de 111,1, à comparer au taux moyen en France de 94,8. Là encore l'Ille-et-Vilaine se distingue, avec un indice de vieillissement de seulement 80,2.

Mouvements naturels de la population Évolution des naissances et des décès

Les chiffres suivants sont fournis par l'InseeInsee - La population de la France en 2000 Insee - Naissances et décès par département et régionInsee - Naissances vivantes et décès domiciliés par département et région (juin 2007). Le solde naturel diminue puis s'inverse à partir de 2015, sous le double effet d'une baisse de la fécondité, et de l'accroissement des décès traduisant le vieillissement de la population.

Département 2000 2004 2005 20062024Naiss.DécèsSoldeNaiss.DécèsSoldeNaiss.DécèsSoldeNaiss.DécèsSoldeNaiss.DécèsSoldeCôtes-d'Armor -190 -56 -198 4544 6578 163 -3 506Finistère 890 812 452 7957 20411 198 -3 994Ille-et-Vilaine 10 7319 221 +1 510Morbihan 951 731 6 0239 301 -3 278Région Bretagne 28 60037 900- 9 300

Comme dans l'ensemble de la France, l'année 2006 se caractérise par une hausse importante du nombre de naissances (près de naissances supplémentaires soit plus de 4 % de hausse), et ce malgré un nombre de femmes en âge de procréer légèrement moins nombreux.

Fécondité par département

Le nombre moyen d'enfants par femme ou indice conjoncturel de fécondité a évolué comme suit pour chaque département et pour l'ensemble de la Région Bretagne :

DépartementFécondité1999Insee - Indicateurs généraux de population par département et région Fécondité2000Fécondité2001Fécondité2002Fécondité2003Insee - La population française en 2003 (septembre 2005) Fécondité2004Insee - Situation démographique en 2005 (page 238) Fécondité2005Insee Bretagne - Bilan démographique 2005 Fécondité 2024Côtes-d'Armor1,92 2,03 2,02 2,06 2,10 2,08 Finistère 1,81 1,91 1,89 1,83 1,86 1,89 Ille-et-Vilaine 1,77 1,88 1,88 1,83 1,87 1,82 Morbihan 1,88 1,96 1,96 1,98 1,97 2,02 Région Bretagne1,82 1,92 1,91 1,89 1,92 1,921,981,55France métropolitaine1,79 1,87 1,88 1,87 1,87 1,901,921,62

Pour 2006, l'Insee donne les indices de fécondité suivants: 2.24 pour les Côtes-d'Armor ; 2 pour le Finistère, 1,96 pour l'Ille-et-Vilaine, 2,10 pour le Morbihan. La région Bretagne affiche ainsi pour cette année-là un indice conjoncturel de fécondité de 2,04 enfants par femme, ce qui la place légèrement au-dessus du taux métropolitain moyen d'alors (2 enfants par femme).

Sources : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=2&ref_id=POPOP003 et http://www.insee.fr/fr/insee_regions/bretagne/themes/octant/oc116/oc116_bilandemo.pdf

Dans les années 1950-1960 les régions de haute fertilité formaient géographiquement un croissant bordant la France du nord-ouest au nord-est, qu'on appelait le « croissant fertile » par allusion à la fertilité des populations localesSud-Insee l'essentiel (juin 2004 n° 71) - carte du "croissant fertile" en page 2 . Ce croissant de haute fécondité, partait des Pays de la Loire (Vendée) et de Bretagne, remontait les côtes de la Manche vers le nord-est, et contournait l'Île-de-France par le nord, englobant le Nord-Pas-de-Calais, d'où il s'incurvait vers le sud-est, passant par la Lorraine et l'Alsace, puis s'infléchissait vers le sud et se terminait en Franche-Comté.

Les années 1970-1975 ont vu un effondrement général de la fécondité en Europe de l'Ouest, et la France n'échappa pas au mouvement. Cependant, un phénomène général d’homogénéisation de la fécondité dans les diverses régions de métropole a eu lieu qui a contribué à rapprocher le taux des régions méridionales de la moyenne nationale. La fécondité a moins baissé là où elle était faible mais a fort baissé là où elle était élevée, et globalement, l’écart entre les régions les plus fécondes et les moins fécondes s’est fortement réduit de ce faitInsee Première - N°963 La Fécondité dans les régions à la fin des années 1990 .

Aujourd'hui la partie nord-est du croissant s'est effondrée (Alsace, Lorraine et partiellement Champagne) et ce croissant n'existe donc plus. Cependant tout le nord-ouest de la France depuis la Vendée et la Bretagne jusqu'au Nord-Pas-de-Calais et aux département des Ardennes et de la Meuse, comprenant en plus l'Île-de-France, constitue toujours la zone de plus haute fécondité du pays. On peut désormais parler d'un « triangle fertile » muni d'un long appendice orienté nord-sud, allant des Ardennes jusqu'aux rives de la Méditerranée en passant par la Meuse, la Haute-Marne, la Franche-Comté et la région Rhône-Alpes. La région Bretagne fait partie de ce triangle regroupant les régions les plus fécondes de France.

Immigrés et étrangers

Note: Rappelons qu'un immigré est quelqu'un résidant en France, né étranger à l'étranger. Il peut être devenu français par acquisition ou avoir gardé sa nationalité de naissance. Par contre le groupe des étrangers est constitué par l'ensemble des résidents ayant une nationalité étrangère, qu'ils soient nés en France ou hors de France.

Nombre d'étrangers et d'immigrés en Bretagne

Au recensement de 1999, les étrangers et les immigrés se répartissaient comme suit en France et en région Bretagne :

Francemétropolitaine Insee - répartition selon le lieu de naissance et nationalitéRégionBretagneInsee Bretagne - Atlas des immigrés en Bretagne PourcentageFrançais 98,9-- Français de naissance nés en France 96,9-- Français de naissance nés à l'étranger 1,1-- Français par acquisition nés en France (3) 0,2-- Français par acquisition nés à l'étranger (1) 0,7Étrangers 1,1-- Étrangers nés en France 0,1-- Étrangers nés à l'étranger (2) 1,0Population totale 100,0 dont Immigrés (1) + (2)1,7dont Français par acquisition (1) + (3)0,9

Comme dans l'ensemble des régions du grand Ouest français, il y a peu d'immigrés sur le territoire breton. Les quatre départements présentent des taux similaires : en Ille-et-Vilaine, 2 % des habitants sont immigrés, dans le Finistère 1,5 %, dans le Morbihan et les Côtes-d'Armor 1,4 %. Mais cette proportion d’immigrés croît régulièrement en Bretagne depuis les années 1960 et a ainsi quadruplé entre les recensements de 1962 et de 1999.

De plus au sein de la population immigrée dans la région, on note une proportion élevée de nouveaux arrivants. En 1999, environ 30 % des immigrés n'habitaient pas encore en France en 1990 et sont donc arrivés en Bretagne entre 1990 et 1999, proportion qui ne s'élève qu'à 16 % pour l'ensemble du pays. De ce fait, on peut dire que la population immigrée résidant en Bretagne appartient à un courant d'immigration récent. Cette caractéristique se retrouve dans l'ensemble des régions de l'Ouest français.

Ventilation des immigrés par région du monde et pays de naissance

Pays de naissance des immigrés vivant en région Bretagne en 1999

Source :idem Insee Bretagne - Atlas des immigrés en Bretagne

OrigineImmigrés 1999dontnaturalisésEncoreà l'étrangeren 1990 (%)effectifspourcentageeffectifspourcentageTotal Général 100,0 40,4 29,3Europe-- Royaume-Uni 10,5677 13,9 66,4-- Portugal 9,6 28,4 11,9-- Espagne 4,4 53,6 14,2-- Allemagne 4,0650 34,9 36,2-- Italie 3,7999 57,9 13,5-- Belgique 3,4542 34,9 34,9-- Autres Europe des 15 3,0306 21,8 48,3-- Autres Europe 7,2 52,3 39,8Afrique-- Maroc 10,3 36,1 13,6-- Algérie 5,4989 39,3 20,2-- Tunisie830 1,8426 51,3 15,3-- Autres Afriqueex-française 7,3 45,7 41,2-- Autres Afrique 2,9687 50,7 40,7Asie-- Turquie 6,0272 9,8 19,0-- Viêt Nam 4,1 73,8 11,0-- Cambodge852 1,9442 51,9 10,2-- Autres Asie 8,6 60,2 25,8Amérique/Océanie 5,9 56,6 36,3Total Général 100,0 40,4 29,3---------------------------------------------------------------------------------------------------

Note : Lecture : Les immigrés portugais constituent 9,6 % du total des immigrés, et 28,4 % d'entre eux ont acquis la nationalité française.

On remarque pour les immigrés européens que, mis à part les espagnols et les italiens présents de longue date, peu de ressortissants de l'Union européenne ont acquis la nationalité française, et surtout très peu de Britanniques.