vignette|Pratique du fair-play sur un stade de football. Le fair-play, ou le . Consulté le 15 juin 2010. en français québécois, est une conduite honnête au jeu, et par extension dans toutes circonstances. Utilisé couramment dans le monde du sport, où le terme . Consulté le 15 juin 2010. est synonyme, ce concept recouvre à la fois le respect de l’adversaire, des règles, des décisions de l’arbitre, du public et de l’esprit du jeu, mais aussi la loyauté, la maîtrise de soi et la dignité dans la victoire comme dans la défaite.
Formation La locution anglaise est composée de l'adjectif et du substantif . Le terme est primitivement associé à la beauté physique, puis à celle de l'action et peut aussi désigner, à compter du , une conduite exempte de biais, de fraude ou d'injustice, par opposition au terme .. De son côté, s'applique à un état d'activité ou plus particulièrement à un jeu.
Histoire vignette|Miniature du Livre des échecs amoureux moralisés (vers 1496) illustrant le des échecs et son application métaphorique aux jeux amoureux.
L'expression anglaise est réputée avoir été forgée par William Shakespeare dans Le Roi Jean (1598)... Elle est toutefois attestée dès le . où elle connote une forme de courtoisie associée aux valeurs de la chevalerie.. Au début du , le poète anglais John Lydgate, traduisant Les Eschéz d'Amours rend par . l'expression . employée dans la dédicace aux joueurs d'échecs. Le choix de cette expression ne semble pas être encore associé à une appréciation sur la manière dont le jeu est joué. Deux siècles plus tard, dans un guide de conversation de 1593, John Eliot donne pour équivalent de . et en 1685, Charles Cotton, dans sa traduction des Essais de Michel de Montaigne, rend par .. Le lexicographe Abel Boyer écrit encore en 1699 qu'un beau joueur est ..
Selon le linguiste , le terme est attesté pour la première fois en France en 1816, dans un ouvrage de Louis Simond au sens de ... Elle est employée dès 1856 par Charles de Montalembert de manière métaphorique à propos du débat politique, pour évoquer un Jouer loyalementArchives du Parisien..
Le lexicographe Jean Tournier indique, en 1998, que l'emprunt s'emploie en français à la fois comme substantif et comme adjectif (ex. et reste invariable dans les deux cas.. Pour sa part, l'essayiste Alfred Gilder, dans son dictionnaire franglais-français publié en 1999, définit la collocation comme l' et en donne comme traduction ..
L'expression est depuis entrée dans le langage courant dans de nombreuses langues et constitue une pièce essentielle des « valeurs du sport ». Le terme anglais pour désigner le fair play est (sportivité) tandis que l’expression désigne avant tout au Royaume-Uni la conformité à la règleOxford Dictionnaries. Tous les auteurs ne sont cependant pas de l'avis que le fair-play est une valeur inhérente au sport. George Orwell affirme ainsi que
Intraduisibilité Plusieurs auteurs estiment que le terme fair-play est intraduisible en d'autres langues. L'auteur américain Trevanian, qui considère le fair-play comme , va même jusqu'à estimer de manière . qu'il est ..
Selon l'anthropologue américaine Margaret Mead, ce qui rend le terme particulièrement intraduisible n'est pas l'idée qu'il faille jouer selon les règles, mais une considération sur la force relative des joueurs destinée à protéger le plus faible. En revanche, selon le sociologue Alain Caillé, la notion de est inhérente au jeu.. L'antonyme de « comportement fair-play » pourrait être, en anglais « foul play » et en français « comportement antisportif »..
Notes et références
Bibliographie . . . . . . . . . .
Articles connexes
Antijeu Code du sportif
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