Au début de l'année 2026, la population du Cameroun est estimée à environ 30,3 millions d'habitants.. Le gouvernement a mobilisé un budget de 13,2 milliards de FCFA pour la réalisation du 4ème recensement général de la population prévu pour l'année 2026, sous l'égide du BUCREP.. Elle est estimée en 2022 à . Lors de l'indépendance du pays, en 1960, le Cameroun comptait 5,1 millions d'habitants..

La démographie du Cameroun est connue notamment par les recensements de 1976, 1987 et 2005 Prosper Mimboe, « Cameroun : trois recensements généraux depuis 1960 ont été réalisés », Africa Info, 15 avril 2010 . Un recensement est projeté depuis 2015, en attente de crédits. Faute de recensement récent, les estimations démographiques varient selon les sources.

4e Recensement général (2026) Le quatrième Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH-4) entre dans sa phase opérationnelle majeure au début de l'année 2026. Ce projet, piloté par le Bureau central des recensements et des études de population (Bucrep), vise à actualiser les données biométriques et socio-économiques du pays, les derniers chiffres globaux datant de 2005.

Pour l'exercice budgétaire 2026, l'État du Cameroun a alloué une enveloppe de de FCFA spécifiquement dédiée à la poursuite de cette opération de dénombrement. Ce recensement est jugé stratégique pour la révision des cartes électorales et la planification des infrastructures de développement à l'horizon 2030. Villes En 2001, 6 villes dépassaient le seuil des : Douala (la capitale économique, 1,5 million d'habitants en 2001), Yaoundé (la capitale politique et siège des institutions, environ 1,25 million d'habitants en 2001), Garoua (environ en 2001), Bamenda (environ en 2001), Maroua (environ en 2001) et Bafoussam (environ en 2001).

En 2008 ou 2009, selon les dossiers spéciaux hebdomadaires du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune sur les villes du pays, les dix agglomérations les plus peuplées étaient : Douala (2,2 millions d'habitants), Yaoundé (1,7 million), Garoua (), Bafoussam (), Nkongsamba (), Bamenda (), Edea (), Kribi (), Maroua () et N'Gaoundéré (). Le Cameroun compterait au total une vingtaine de villes ayant au moins .

Malgré une démographie urbaine en constante croissance, une majorité (de 55 % à 65 % selon les estimations) de la population demeure en zone rurale.

== Âge et sexe == Selon les résultats du recensement de 2005, le Cameroun compte toujours un peu plus de femmes (50,6 %) que d’hommes (49,4 %). La moitié de la population a moins de 17,7 ans et le poids démographique des moins de 15 ans se situe à 43,6 %. Les personnes âgées de plus de 60 ans ne représentent que 5,5 % de la population totalePopulation Recensement : Les résultats sont enfin connus au Cameroun !.

Régions Les provinces les plus densément peuplées (plus de par km²) sont les provinces de l'Ouest, du Littoral, de l'Extrême-Nord et du Nord-Ouest. Par contre, les provinces de l'Adamoua, de l'Est et du Sud sont très faiblement peuplées (moins de par km²).

+ Tableau des données sur la répartition géographique de la population du Cameroun. Région chef-lieu Population Superficie Densité de population 1 Adamaoua Ngaoundéré 13,9 2 Centre Yaoundé 44,9 3 Est Bertoua 7,1 4 Extrême-Nord Maroua 90,8 5 Littoral Douala 124,0 6 Nord Garoua 25,5 7 Nord-Ouest Bamenda 99,9 8 Ouest Bafoussam 123,8 9 Sud Ebolowa 13,4 10 Sud-Ouest Buéa 51,8

Peuples

Les 250 groupes ethniques estimés du Cameroun forment neuf aires culturelles, selon le sociolinguiste Laurain Assipolo : Islamo-peule Soudano-Sahélienne Béti-Fang-Bulu Maka-Kozimé Baka-Bagyeli ou Bakota-Bedzang Mbam-Sanaga-Tikar Bamiléké ou Grassfield Bassa'a-Mpoo-Bati Sawa ou Côtier.

Il est difficile de comprendre le pays sans comprendre la répartition territoriale des différents peuples et leurs relations.

Principaux peuples :

PeupleThe World Factbook, CIABamilékés-Bamoun 24.3 %Beti,Bassa, Manguissa/Mbam 21.6%Biu-Mandara (Kotoko, Mousgoun, Guidar, Mafa, Mandara) 14.6 %Peuls, Haoussas/Arabes choas 11 %Adamawa-Ubangi (Dourou, Fali,Gbaya) 9.8%Grassfields du Nord-ouest (Menchum, Momo, Nguemba, Wimbum-Yamba, Ring)7.7 %Kako, Baka/pygmées3.3 %Côtiers/Ngoe/Oroko2.7 %Bantous du sud ouest0.7%Etrangers/Autres groupes etchniques 4.5%

PeupleUniversité Laval "Cette source peu documentée a des erreurs ou est incomplètes(14.7% de personnes ne sont pas incluent dans les chiffres)" Bamilékés et Bamouns 18,5% Fangs ou Beti (Eton, Ewondo et Bene, Bulu, Fong, Manguissa) 19,6 % Sawa : Douala, Lundu et Bassa 14,7 % Peuls 9,6 % Tikar 7,4 % Mandara 5,7 % Maka 4,9 % Chamba 2,4 % Mboum 1,3 % Haoussas 1,2 %

Religions

Catholiques : 38,4 % Protestants : 26,3 % Orthodoxes : 0,5 % Autres chrétiens : 4 % Musulmans : 20,9 % Animistes : 5,6 % Autres religions : 1 % Libre-penseurs : 3,2 %

Le Cameroun peut être cité comme exemple de cohabitation religieuse, puisqu'il n'existe quasiment aucune friction entre les différentes communautés religieuses qui vivent totalement en paix.

Migrations vignette|De nombreux Camerounais sont tentés par la migration. De nombreux Camerounais vivent à l'étranger et représentent un apport considérable de devises pour le pays. L'ONG Solutions aux migrations clandestines (SMIC), en partenariat avec l'UE, estime en 2006 à environ les Camerounais qui tentent chaque année d'émigrer en Europe par la routeCameroon Tribune 15/11/2006.

En 1999, Camerounais vivaient en France de manière régulière (hors double nationaux) selon l'INED. Ces chiffres sont en hausse constante1975 : 8275 ; 1982 : 14118 ; 1990 : 18037 ; 1997 : 18348 ().

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Selon certaines sources, il y aurait jusqu'à trois millions d'étrangers au Cameroun, soit 10 % de la population, principalement des Nigérians et des Tchadiens, sans-papiers pour la plupartRégime juridique des étrangers au Cameroun - université de Cotonou, compte tenu du coût de la régularisation. C'est pourquoi des départs massifs d'étrangers sont organisés, comme le , le départ de NigériansLe Messager - 23/08/2006.

De nombreux étrangers se plaignent de discriminationsQuand l’eldorado se transforme en cauchemar. Ainsi, par exemple, des restrictions sont apportées à l'accès à la propriété foncière des étrangers.

Par ailleurs, le gouvernement camerounais a mis en œuvre depuis plusieurs années un plan de « camerounisation » des emploisDécret no 77-67 du 15 mars 1977 portant création d'une commission nationale de camerounisation des emplois. . Cette politique vise à préférer les nationaux aux travailleurs étrangers en exigeant de ces derniers qu'ils obtiennent une autorisation, préalable à toute activité professionnelle. Cette mesure sert, selon le gouvernement, à préserver les emplois pour la population locale. Ainsi certaines professions sont interdites aux étrangersDécret n° 93/571 du 15 juillet 1993 fixant les conditions d'emploi des travailleurs de nationalité étrangère pour certaines professions ou certains niveaux de qualification professionnelle.

Réfugiés au Cameroun En 2007, le Cameroun hébergeait près de et demandeurs d’asile, dont environ provenant de la République centrafricaine, du Tchad et plusieurs milliers du Nigeria, du Rwanda, de la République démocratique du Congo (Congo-Kinshasa), du Burundi, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Liberia ainsi que d’autres paysU.S. Committee for Refugees and Immigrants. 2008. "World Refugee Survey 2008.". Une importante proportion d’entre eux vivait dans les provinces de l’Est et de l’Adamaoua. Tel que rapporté dans le World Refugee Survey 2008 du Comité américain pour les réfugiés et les immigrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile ne pouvaient pas travailler légalement en 2007 au Cameroun mais ils étaient libres de voyager dans le pays et de s’établir là où ils le désiraient.

À la suite de la signature d'accords tripartite entre le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le Cameroun et le Nigeria, des retours de réfugiés nigérians au Cameroun sont organisésrapatriement des réfugiés nigérians. Cependant, certains retours font suite au programme de rapatriement volontaire en faveur des Nigérians vivant au Cameroun, élaboré en 2004, car le prix des cartes de séjour peut représenter plusieurs mois de salaire, ce qui condamne beaucoup d'étrangers à la clandestinité ou au retour. C'est dans ce programme que s'est inscrit le départ de Nigérians du Cameroun en . Chaque volontaire au retour obtenait en contrepartie une somme de FCFA versée par le gouvernement fédéral du Nigeria. Le consul général du Nigeria au Cameroun, Gordon Harry Bristol, a toutefois constaté que certains utilisent souvent cette somme pour se relancer au CamerounNigérians rapatriés du Cameroun (source: Le Messager 22/08/2006).

Santé

HIV/Sida

Fréquence chez les adultes : 6,9 % (est. 2003) Personnes vivant avec le virus : (est. 2003) Décès : (est. 2003)

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Régions du Cameroun Institut national de la statistique Diaspora camerounaise Diaspora grecque au Cameroun

Liens externes

République du Cameroun. Institut national de la statistique, Annuaire statistique du Cameroun. Recueil des séries d’informations statistiques sur les activités économiques, sociales, politiques et culturelles du pays jusqu’en 2013, édition 2013 Statistique de la CIA Statistique de l’ONU