Théophile Briant, né le Site de la BNF à Douai, et mort le à Paramé (aujourd'hui rattachée à Saint-Malo), est un poète français.
Biographie Le « poète de la mer » a passé son enfance à Fougères et a suivi des études de droit à Paris. Quelques mois avant sa mort, le romancier Léon Bloy (1846-1917) invite Théophile Briant qui lui rend visite, à son domicile du rue André-Theuriet à l'occasion d'une permission en et à qui il offre un exemplaire du Salut par les JuifsÉtudes, souvenirs et témoignages de Stanislas Fumet, Marcel Moré, Théophile Briant, Joseph Bollery, René Martineau, etc. Collection Résurrections. Toulouse et Paris, Didier, s.d., cart. - [Collectif]..
En 1920, il ouvre une galerie d'art au 32, rue de Berri à Paris où il expose des toiles de peintres contemporains (Francis Picabia, Paul Poiret, Maurice Crozet), des manuscrits littéraires et des éditions d'ouvrages de luxe). Fréquentant le Tout-Paris, il se lie avec Colette, Jehan-Rictus et Max Jacob. Mais sa réussite ne dure pas.
En 1934, à l'image de Saint-Pol-Roux, Théophile Briant coupe les ponts avec l'univers parisien et s'installe à la « Tour du vent », un ancien moulin à vent situé à Paramé, aujourd'hui Saint-Malo, en Bretagne. Depuis la Tour du Vent, il se lance dans une sorte de sacerdoce poétique, au service des poètes inconnus. Il défend Max Jacob et fait connaître , publie des inédits de poètes connus à l'instar de Tristan Corbière et Gérard de Nerval.
En 1936, il lance Le Goéland, publication périodique qui tient du journal et de la revue de poésie, et dont il est l'éditorialiste. Malgré des interruptions (1940-1942 et 1944-1946), 120 numéros seront publiés. Simultanément, il crée un concours de poésie (qui subira lui aussi quelques interruptions), le prix du Goéland puis le grand prix du Goéland, assorti de huit autres prix. Briant affirmait en effet : . Le jury, dont la composition évolue au fil du temps, comprend des poètes, des essayistes, des romanciers, des musiciens et des peintres. Le lieu des délibérations se déplace de Rennes à Paris (La Rotonde à Montparnasse puis la brasserie Lipp à Saint-Germain-des-Prés). Au sommet de sa notoriété, ce concours reçoit jusqu'à plus de cinq cents manuscrits. Parmi les lauréats les plus connus, on compte Louisa Paulin, René-Guy Cadou, Charles Le Quintrec, Luc Bérimont, Angèle Vannier, Jean Laugier ou Alain Borne.
Ami de Louis-Ferdinand Céline et de Conrad Moricand, il rédige les biographies de Saint-Pol-Roux et de Jehan Rictus. Il est également l'auteur d'un essai, Les Pierres m'ont dit, et d'un roman, Les Amazones de la Chouannerie, illustré par Xavier de Langlais.
Outre ces activités littéraires, il est aussi un sportif confirmé. Ainsi le , il parcourt à la nage les séparant Cézembre de la plage de Rochebonne à Paramé, en 2 heures et 15 minutesVéra Kornicker, Cézembre, l'île interdite, Éd. La Découvrance, 2008, ..
Il meurt le à Paramé, des suites d'un accident de voiture. Il est inhumé au cimetière de Rothéneuf à Saint-Malo.
Publications Premier Recueil de Poèmes, Éditions Delamain et Boutelleau (Paris), Librairie Stock, 1929 Les Amazones de la Chouannerie aux Éditions Sorlot, Paris, 1938, avec des illustrations de Xavier de Langlais Sabatrion, Éditions du Goéland, 1938 Les Malouinères du Clos Poulet, 1938 Deuxième Recueil de Poèmes, aux Éditions de la Table Ronde, Rennes, 1942 Saint-Malo dévasté, illustré par Xavier de Langlais, 1946 Gauguin ou le peintre maudit, opéra en 3 actes, en collaboration avec Frederico Elizade, radidiffusé sur la Chaîne Nationale le . Chateaubriand, fils de la mer et seigneur de Combourg, Éditions du Goéland, 1948, 47.p. édition numérotée Troisième recueil de Poèmes La femme au gant Saint-Pol-Roux, Éditions Seghers, 1952 Les Pierres m'ont dit, Éditions Nouvelle Librairie Celtique, 1955 « Jehan Rictus », in Poètes d'aujourd'hui, , Éditions Seghers, 1960 Le Testament de Merlin, Éditions Bellanger, Éditions Champion, et Éditions Slatkine, 1975 Légendaires, Éditions Rougerie , 1983 Surcouf : le corsaire invincible, Éditions Fernand Lanore, 2002
Postérité Après la mort de Théophile Briant, l'association Les Amis de la Tour du Vent, dont sont membres de nombreux artistes (peintres, poètes, écrivains, sculpteurs, musiciens) s'est attachée à perpétuer sa mémoire et à maintenir son œuvre en publiant la revue Avel IX et en relançant, en 2006, le prix du Goéland, interrompu en 1956, année de sa mort.
Plusieurs villes de Bretagne ont donné son nom à une rue, on peut citer notamment Aber-Wrac'h, Camaret, Fougères, Paramé, Sein.
À Tinténiac, un collège porte son nom, dont la salle de restaurant a été décorée par une fresque peinte par Geoffroy Dauvergne sur les quatre murs, inspirée de son roman Les Amazones de la Chouannerie.
Voir aussi Bibliographie Béatrix Balteg, Dominique Bodin, Francine Caron et alii, Théophile Briant : 1891-1956 : veilleur d'un phare éternel, Saint-Malo, Les Amis de la Tour du vent, 1996. Joëlle Méar, Nathalie Merrien, Michel Renouard, Dictionnaire de Bretagne, Rennes, éditions Ouest-France, 1992. . Notice de Pierre-Marcel Adema.
Filmographie Présence de Théophile Briant, textes de Théophile Briant choisis et dits par Béatrice Baltreg et Myrdhin, enregistrement vidéo par Achim Kliem, 1987. Film en ligne sur le site de l'association Les Amis de la Tour du vent.
Liens externes
Un malouin célèbre, Théophile Briant
Notes et références
Catégorie:Poète français du XXe siècle Catégorie:Poète breton Catégorie:Personnalité liée à Saint-Malo Catégorie:Naissance en août 1891 Catégorie:Naissance à Douai Catégorie:Décès en août 1956 Catégorie:Décès à Paramé Catégorie:Décès à 65 ans Catégorie:Mort dans un accident de la route en France Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Rothéneuf