Les relations Iran-Israël sont passées des alliances politiques étroites entre les deux pays durant l'ère de la dynastie Pahlavi, aux hostilités à la suite de la révolution iranienne en 1979.

L'histoire des Juifs persans n'a jamais été interrompue en . Il existe une communauté de juifs Mizrahim dans le territoire de l'Iran actuel, le cœur historique de l'ancien Empire perse, qui commença dès le , lors de la captivité des juifs antiques dans la région de Babylone.

En 2005, l'Iran a la plus grande population juive du Moyen-Orient en dehors d'Israël. En outre, de nombreux Israéliens sont d'origine iranienne, comme l'ex-président d'Israël Moshe Katsav, le ministre de la Défense et ancien chef d'état-major Shaul Mofaz et la pop-star israélienne Kobi Shimoni, plus connue sous le nom de Subliminal.

En 2025, des bombardements sur l'Iran sont lancés par Israël. L'Iran répond par des tirs contre Israël. Les Etats-Unis entrent à leur tour en guerre contre l'Iran.

Histoire

Les relations avant la révolution, 1948-1979 thumb|upright|Le diplomate iranien Reza Saffinia arrive chez Chaim Weizmann à Rehovot le jour de Yom Ha'atzmaut 1950.

Depuis sa création, en 1948, et jusqu'à la révolution iranienne, en 1979, Israël a connu des relations cordiales avec l'Iran, alors dirigé par la dynastie Pahlavi. L'Iran fut le deuxième État à majorité musulmane, après la Turquie, à reconnaître l'État d'Israël (en 1950), une reconnaissance qui sera officialisée publiquement en 1960.

Les relations entre les deux États prospèrent après la visite de Ben Gourion à Téhéran, en 1961, qui conduit à un transfert de savoir-faire militaire par Israël en contrepartie de livraisons de pétrole iranien. Cette dynamique se confirme durant la décennie suivante, lorsque le chah entend s’imposer comme le « gendarme du Golfe » aux dépens de ses voisins arabes. Une alliance Israël-Iran se fait jour, motivée notamment par l'anticommunisme virulent du régime iranien, alors que plusieurs pays arabes se rapprochaient de l'Union soviétique. Quant au gouvernement israélien, il entend développer avec l’Iran une alliance de revers anti-arabe, quitte à encourager les ambitions du chah dans le golfe Persique.

L'Iran vota cependant en 1975 avec 72 autres pays en faveur de la résolution 3379 de l'Assemblée générale des Nations unies, qui assimilait le sionisme au racisme Treacherous Alliance: The Secret Dealings of Israel, Iran, and the U.S. BY TRITA PARSI-Yale University Press, et critique l'occupation israélienne de la Palestine. En 1976, le Shah évoque le « lobby juif » qui contrôlerait les médias et la finance. L'Iran et Israël développèrent néanmoins des liens étroits en matière militaire durant cette période. Un exemple en est le développement de projets militaires en coentreprise, tel le Projet Fleur, une tentative irano-israélienne de créer un nouveau missile balistique (1977-1979) NTI. Iran Profile. Missile OverviewPour des détails sur la doctrine stratégique iranienne dans les années 1970, voir Israel and the Origins of Iran’s Arab Option: Dissection of a Strategy Misunderstood, Middle East Journal, Volume 60, Number 3, Summer 2006..

La révolution islamique sous Khomeini, 1979-1989 Le premier à déclarer Israël ennemi de l'Islam fut l'ayatollah Khomeini durant la seconde période Pahlavi, dans sa campagne contre le chah Mohammad Reza Pahlavi qui soutenait Israël.

Après la seconde phase de la révolution iranienne de 1979 qui signa l'instauration de la république islamique, l'Iran rejeta sa reconnaissance de l'État d'Israël et cessa toute relation officielle avec lui. L'ambassade israélienne active à l'époque du chah fut transformée en ambassade de la Palestine. Yasser Arafat se rend à Téhéran immédiatement après la chute du régime du Chah pour une accolade historique avec l’ayatollah Khomeini.

L'imam Khomeini déclara que la dernière journée du mois de Ramadan était le jour de Qods appelant ainsi tous les musulmans du monde à sortir manifester dans les rues contre le sionisme et Israël. En 1985, des millions d'iraniens participèrent à cette journée malgré les menaces de Saddam Hussein (soutenu à l'époque par les occidentaux contre l'Iran) dans une allocution de bombarder les manifestants.

Pourtant, pendant la guerre Iran-Irak, Israël apporte secrètement un soutien militaire à Téhéran afin d'affaiblir l'Irak. Les livraisons clandestines de pièces détachées par Israël sont alors essentielles pour une armée iranienne largement équipée en matériel américain, mais boycottée par les États-Unis depuis la révolution. En contrepartie, l'Iran livre du pétrole à Israël, tandis que les juifs iraniens sont autorisés à émigrer s'ils le souhaitent, ce qu'ils font majoritairement.

Dans les années 1980, des pasdarans sont envoyés au Liban alors sous occupation israélienne pour former des milices chiites qui deviendront le Hezbollah afin qu'elles affrontent les troupes israéliennes.

La période Ali Khamenei ( de juin 1989 au 28 février 2026 ) Ali Khamenei est élu guide suprême en juin 1989, après la mort de Khomeini. Ali Khamenei occupait était déjà une figure importante de la république islamique, puisqu'il occupait le poste de Président de la république islamique d'Iran, pendant la période de 1980 à 1988 et s'était rendu en 1987 au siège de l'ONU pour s'exprimer à la tribune. Le samedi 28 février 2026 l'Agence France-Presse reprennait l'annonce de la télévision d'État iranienne faisant état de la Mort d'Ali Khamenei Guide suprëme de l'Iran, suite au largage de 30 bombes sur son complexe résidentiel .

En 1996, durant le premier mandat de Benyamin Netanyahou à la tête du gouvernement israélien, Israël envisage de détruire les installations nucléaires iraniennes par des frappes aériennes, mais le projet n'aboutit pas. Jusqu’en 2012, Benyamin Netanyahou et son ministre de la Défense Ehud Barak, menacent à diverses reprises de procéder à ces bombardements. Ehud Barak a révélé qu'en 2010 lui et Netanyahou avaient envisagé de frapper les installations nucléaires iraniennes de Natanz et Fordo. Un projet abandonné par manque de moyens opérationnels. En 2011, un projet similaire est envisagé mais refusé par deux ministres. En 2012, le gouvernement israélien tente encore mais les États-Unis, engagés dans des discussions sur le nucléaire iranien, refusent.

En 2012, Netanyahou avertit à la tribune des Nations unies que l'Iran n'était plus qu'à quelques mois de se doter de l'arme nucléaire et affirme que seul un « danger militaire crédible » pourrait mettre en échec les recherches iraniennes. En 2015, l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien prévoit de limiter le programme nucléaire iranien pendant au moins une décennie, le renforcement des contrôles afin de s'assurer qu'il ne soit pas destiné à produire des armes nucléaires et la levée progressive des sanctions contre l'Iran. Le gouvernement israélien dénonce cet accord comme une « erreur historique » et prévient qu'il pourrait bombarder l'Iran même sans l'accord de Washington.

Ali Khamenei qualifie Israël de « tumeur cancéreuse » en 2009 et dans un livre intitulé Palestine publié en 2011 ou 2012, précisant la seconde fois qu'elle devait être supprimée, et a assuré le soutien de l'Iran à tout groupe qui combattrait ce pays. Fin novembre 2013, il déclare qu'« Israël est voué à la disparition », en juillet 2014 il explique souhaiter cette disparition grâce à un référendum auquel participeraient à la fois les Arabes et les juifs qui vivent en Israël en précisant : « La seule solution, c'est l'anéantissement de l'État d'Israël, mais cela ne veut pas dire la destruction des Juifs de cette région ». En septembre 2015, il a affirmé qu'Israël n'existera plus dans 25 ans. Le 22 mai 2020, Ali Khamenei affirme que la lutte pour la Palestine est un devoir islamique

Présidence Khatami Lors de l'élection du président « réformateur » iranien Mohammad Khatami en 1997, certains pensèrent que l'Iran et Israël amélioreraient leurs relations. Au début, cette élection ne sembla pas changer grand chose (Khatami traita Israël d' et ). Cependant l'Iran dit faire la différence entre le sionisme (idée politique) et le judaïsme (religion du livre). En effet, Khatami déclara par exemple que en Iran et que toutes les minorités religieuses seraient protégées. En janvier 2004, il s'adressa à un journaliste israélien qui lui demanda sur quelles bases il reconnaîtrait l'État d'Israël. On pense que c'est la première fois qu'il parla avec un Israélien.

Présidence Ahmadinejad En 2005, les relations entre les deux pays se tendirent en raison de l'élection surprise d'un inconnu, Mahmoud Ahmadinejad, à la tête du pays.

Le 8 décembre 2005, pendant un sommet de pays islamiques à La Mecque, il accorda un entretien à la chaîne iranienne en arabe Al Alam :

En octobre 2005, Ahmadinejad a fait un discours à propos du droit à l'existence d'Israël qui a provoqué de nombreuses réactions. En effet, il a déclaré qu’il adhérait aux propos de l’ayatollah Khomeini, selon lesquels « ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps » (en persan : « een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shavad »)« Ahmadinejad n’a jamais dit “Israël doit être rayé de la carte” », International Solidarity Movement, 6 octobre 2007., formule qui fut généralement rapportée en occident sous la forme « Israël doit être rayé de la carte »« En voie de radicalisation, l'Iran veut "rayer" Israël de la carte », Mouna Naïm, Le Monde, 27/10/2005« Ahmadinejad : «Israël doit être rayé de la carte» », Siavosh Ghazi, RFI, 27/10/2005. Les commentaires d'Ahmadinejad ont été condamnés par la plupart des gouvernements occidentaux, l'Union européenne, la Russie, le Conseil de sécurité des Nations unies et le secrétaire général Kofi Annan. Les dirigeants égyptiens, turcs et palestiniens ont aussi exprimé leur inconfort face à cette remarque d'Ahmadinejad.

Une controverse sur la justesse de la traduction a ensuite vu le jour. Lors d'une conférence de presse donnée le 14 janvier 2006, Ahmadinejad a déclaré à propos de son discours d'octobre U.N. Scrutiny Won't Make Iran Quit Nuclear Effort, President Says, Nazila Fathi, New York Times, 15 janvier 2006.. En juin 2006, un éditorialiste du Guardian, Jonathan Steele a cité plusieurs persanophones et traducteurs qui ont dit que la phrase en question serait plus exactement traduite par « balayé » des « pages du temps » ou « des pages de l'histoire » plutôt que « rayé de la carte Jonathan Steele. Lost in translation, The Guardian, 14 juin 2006. ». En réexaminant la controverse sur la traduction, un éditeur du New York Times, Ethan Bronner a fait observer que « toutes les traductions officielles » des commentaires, dont celle du ministère des Affaires étrangères iranien et du bureau du président « se réfèrent à balayer Israël bien loin ».

En juillet 2008, lors d'un congrès sur le tourisme à Téhéran, le vice-président iranien déclare : « Aucune nation au monde n'est notre ennemie. L'Iran ne veut faire la guerre à aucun pays et L'Iran n'a fait que se défendre lors de la guerre Iran-Irak »..

Présidence Rohani Le physicien Mohsen Fakhrizadeh-Mahabadi, chef du département de la recherche nucléaire en Iran, est assassiné par balles le 27 novembre 2020, ainsi que son chauffeur. Dans les jours qui suivent, le ministre iranien des Affaires étrangères ainsi que l'ambassadeur d'Iran auprès des Nations unies dénoncent cet assassinat et déclarent . Le New York Times indique le 28 novembre qu'un . Cinq autres scientifiques iraniens travaillant sur le programme nucléaire ont été assassinés en treize ans.

Frappes israéliennes en Syrie Depuis 2011, Israël a mené plusieurs centaines d'attaques contre des forces iraniennes ou pro-iraniennes stationnées en Syrie, et contre l'armée régulière syrienne.