Georges Théophile Legagneux, né le à PuteauxSon acte de naissance (n°513) dans les registres de naissances de Puteaux pour l'année 1882 et mort le à Saumur, est un pionnier français de l'aviation.
Biographie vignette|Legagneux arrivant à Issy-les-Moulineaux lors du Circuit de l'Est, août 1910. vignette|Robert Martinet et Georges Legagneux au moment de la course d'aéroplanes Angers-Saumur, le 6 juin 1910. Ses débuts Georges Legagneux commence son parcours dans l'aviation comme mécanicien chez Léon Levavasseur, constructeur de l'Antoinette. Il est mécanicien également du capitaine Ferber, grâce à qui il commence à piloter en 1908, avec un certain succès, mais alors qu'il avait réalisé le , à Issy-les-Moulineaux sur le « Ferber-IX », un vol qui devait lui faire gagner la et dernière prime des , offerte par l'Aéro-Club de France, il se voit rétrospectivement disqualifié en septembre parce qu'il a réalisé sa performance trop tôt le matin.
En 1909 il s'entraîne en janvier à Juvisy, en février au camp de Châlons, il réalise en avril des exhibitions à Vienne sur biplan Voisin mais casse et se blesse légèrement. Le il vole à Stockholm. Ses démonstrations font de lui, en Autriche et en Suède, le premier pilote à avoir fait voler un aéroplane à moteur dans le pays. À la Grande Semaine d'aviation de la Champagne en août, il se fait remarquer en volant . Il participe ensuite pendant l'automne à des en Belgique puis en Russie, à l'issue desquelles il tombe dans un marécage, sans mal pour lui.
1910 : le Circuit de l'Est Désormais capable d'assurer les fonctions de « professeur-pilote » des appareils Voisin, il obtient son brevet de pilote aviateur le , sous le . Il participe sur biplan Sommer au meeting de Nice puis à celui de Lyon, où il se classe au prix des passagers, ayant pour l'occasion emmené à son bord Herriot. Il est second, en juin, à l'arrivée de la course Angers-Saumur. À l'occasion de la Grande semaine de la Champagne, en juillet, il emmène Paul Painlevé survoler Reims.
Participant au circuit de l'Est en , il n'arrive à terminer que quatre des six étapes dans le temps imposé, mais il les termine toutes, ce qui en fait tout de même un brillant au classement général (et premier biplan). À l'étape de Troyes, il est le seul à prendre l'air pendant la journée de repos, pour la satisfaction du public. À Charleville-Mézières, il est le premier à décoller pour la , qu'un vent violent semble rendre impossible et y accomplit un : il atterrit cinq fois en cours de route, dont une pour déjeuner en compagnie de Mamet (qui a malheureusement cassé une roue de son Blériot), et n'est empêché d'atteindre Douai dans le délai imposé que par la panne d'essence. Dans la dernière étape, il ne manque pas d'atterrir en cours de route pour s'inviter à déjeuner au passage ni de faire un petit tour au-dessus de Puteaux pour saluer sa ville natale. Son adresse et son sens du spectacle enthousiasment les commentateurs : . En le comparant aux deux vainqueurs, Leblanc et Aubrun, Frantz Reichel salue cette fantaisie comme quant aux possibilités de l'aviation.
Le , au meeting de la Baie de Seine, il cause quelque frayeur en percutant un pylône avec l'aile gauche de son appareil biplan, à la suite de la rupture de la commande de son gouvernail en plein vol, se fracturant l'arcade sourcilière notamment, mais n'en termine pas moins la journée en totalisant la plus grande distance parcourueLe 27 août 1910 dans le ciel : Georges Legagneux se blesse au meeting d’aviation de la baie de Seine suite à une chute. Il remporte au meeting de Milan, en octobre, le « prix de la hauteur », avec , et fait une exhibition à Zurich. Début décembre il bat une première fois, sur Blériot, le record du monde de hauteur puis, le 21, le record du monde de distance avec mais se fait coiffer pour la coupe Michelin, le 30, par Tabuteau, qui réussit à parcourir .
Professionnel de l'aviation et accident fatal vignette|Legagneux avant son dernier vol de sa vie, 1914 Georges Legagneux et son coéquipier Robert Martinet (1885-1917) fondent l'aérodrome de Corbelieu près de Compiègne avec une école de pilotage sur des appareils Henri FarmanArticle de Gérard Hartmann, page 8 : .. Legagneux poursuit sa carrière comme pilote instructeur chez Voisin puis, en 1911, comme chef pilote chez Breguet. Il bat quatre fois le record du monde d'altitude en l'établissant la dernière fois à , fin 1913.
Chevalier de la Légion d'honneur en , il fait le à Saumur, une chute mortelle dans la Loire, à l'issue d'un piqué dont il ne ressort pas. L'accident est attribué par les uns à la rupture de l'hélice en vol, par les autres à l'arrêt inopiné du moteur, voire à son explosion, qui aurait tué le pilote avant même l'impact dans le fleuve. Cette indétermination alimente les regrets qu'ait été repoussée par l'Aéro-Club de France la création d'une commission d'enquête sur les accidents, à l'instar de celle qui existe déjà en Angleterre.
Records d'altitude AnnéeAltitude en m1910 1912 1913
Distinctions
Notes et références
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