Pink Flamingos est un film américain de John Waters, sorti en .

Synopsis thumb|Bande annonce du film. L'histoire se déroule dans les années 1970 à Baltimore, Maryland (États-Unis).

Divine – qui, pour se cacher de la police, se fait appeler Babs Johnson – vient d'emménager dans une caravane avec sa mère Edie, simple d'esprit qui ne vit que par amour des œufs, son fils Crackers, aux mœurs sexuelles particulières, et leur amie Cotton qui a tendance au voyeurisme. Ensemble ils mènent une vie tranquille, jusqu'au jour où Divine est nommée par un magazine « l'être vivant le plus dégoûtant de la planète ». C'est alors que Connie et Raymond Marble, un couple de fétichistes tout aussi abjects, empreints de jalousie, va chercher par tous les moyens à détrôner Divine. Les Marble gèrent un trafic d'enfants : ils kidnappent de jeunes femmes qu'ils font féconder par leur majordome et les séquestrent le temps de la gestation, pour ensuite revendre les bébés à des couples lesbiens. L'argent ainsi gagné leur sert à financer un réseau de dealers vendant de l'héroïne dans les écoles. Raymond est également exhibitionniste. Pour accomplir leur dessein ils vont tout d'abord engager Cookie pour espionner Divine…

Divine, qui trouve cette attitude hérétique, finit par les condamner à mort pour avoir voulu lui voler son titre et les exécute elle-même devant des journalistes qu'elle a prévenus.

Fiche technique Source IMDbPink Flamingos sur IMDb. Titre : Pink Flamingos Réalisation : John Waters Scénario : John Waters Photographie : John Waters Costumes et maquillages : Van Smith Décors : Vincent Peranio Montage : John Waters Musique : John Waters Production : John Waters Société de production : Dreamland Sociétés de distribution : Saliva Films (États-Unis, 1973, au cinéma) Danton Films (Canada, 1975 au cinéma) New Line Cinema (États-Unis) Pari Films (France) Budget : Pays de production : États-Unis Langue : anglais Genre : comédie noire, comédie trash Format : couleurs - 16 mm, élargi à 35 mm - son mono / Dolby Digital (1997) - procédé cinématographique : sphérique Durée : 93 minutes (réédition en 1997 : 108 minutes) Date de sortie : États-Unis : (Baltimore) France : (Action-Christine) Allemagne de l'Ouest : Japon : États-Unis : (version retravaillée) Interdit aux moins de 16 ans

Distribution Source IMDb Divine : Divine / Babs Johnson Edith Massey : Edie, la mère de Divine Danny Mills : Crackers, le fils de Divine Mary Vivian Pearce : Cotton Mink Stole : Connie Marble David Lochary : Raymond Marble Cookie Mueller : Cookie, l'investigatrice Channing Wilroy : Channing, le majordome : Eggman : Suzie Linda Olgierson : Linda Pat Moran : Patty Hitler : Nat Curzan, journaliste du Tattler : la fille avec un pénis John Waters : voix de Mr. Jay (narrateur)

Bande Originale Source IMDb (en partie) The Swag - Link Wray and His Ray Men Intoxica - Jim Dandy - LaVern Baker I'm Not A Juvenile Delinquent - Frankie Lymon and the Teenagers The Girl Can't Help It - Little Richard Ooh! Look-A There, Ain't She Pretty - Bill Haley and His Comets Chicken Grabber - Happy, Happy Birthday Baby - Pink Champagne - Surfin' Bird - The Trashmen Riot in Cell Block #9 - The Robins (How Much Is) That Doggie In the Window - Patti Page

Références À la Famille Manson : le film est dédié à Sadie, Katie and Les, trois des membres. Sadie étant le surnom de Susan Atkins, qu'on voit dans le film en photo sur une table chez Connie et Raymond Marble. De plus lorsque Divine se rend en ville, elle passe devant un mur sur lequel est tagué FREE TEX WATSON XX, soit « Libérez Tex Watson », membre de la Famille également et bras droit de Charles Manson. Au film La Blonde et moi : la scène où Divine se pavane dans les rues de Baltimore sur l'air de The Girl can't help it de Little Richard est tirée du film de Frank Tashlin, lorsque Jayne Mansfield en déambulant provoque l'émoi des personnages masculins. Ici Divine attire les regards, mais davantage en raison d'une allure marginale que d'une allure de pin-up.

Anecdotes

Dans son one-man-show (2006), John Waters révèle que la scène où Divine mange un étron est authentique. L'acteur qui joue le rôle du « trou du cul chantant » à la fête de Divine a souhaité ne pas apparaître dans les crédits. Dans le documentaire Divine Trash (1998), Mink Stole dit que pour avoir cette couleur de cheveux orange (qui n'existait pas en teinture à l'époque), elle les teignait d'abord en blanc, puis mélangeait de l'encre rouge à du shampooing et se lavait les cheveux avec la veille des jours de tournage. David Lochary, lui, utilisait la cartouche d'un feutre bleu qu'il ouvrait en deux et se frottait les cheveux avec. Tex Watson, à qui le réalisateur fait référence, a été reconnu coupable et condamné en , et le film date de ; c'est un fait alors actuel.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Jonathan Farren, « Pink Flamingos », Cinéma 76 , Fédération française des ciné-clubs, Paris, , ,

Liens externes

Catégorie:Film américain sorti en 1972 Catégorie:Comédie noire américaine Catégorie:Midnight movie Catégorie:Film réalisé par John Waters Catégorie:Film underground Catégorie:Série B Catégorie:Film se déroulant à Baltimore Catégorie:Film tourné dans le Maryland Catégorie:Film tourné à Baltimore Catégorie:Film classé NC-17 aux États-Unis Catégorie:Film interdit aux moins de 16 ans en France Catégorie:Film inscrit au National Film Registry Catégorie:Film en anglais américain