Regroupant 19 États membres, l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) est la plus ancienne institution de coopération et d'intégration africaine et malgacheJean-Michel Meyer, « Le Sénégal fait sécession... jusqu'à quand ? », Jeune Afrique, n° 2471, du 18 au 24 mai 2008, p. 95. C'est un établissement public doté de la personnalité morale et jouissant de l'autonomie financière.

Histoire L'ASECNA est créée le par une convention signée à Saint-Louis (Sénégal), remplacée par la convention signée à Dakar le .

En 2004, elle supervise 10 centres de contrôle régionaux, 57 tours de contrôle, 25 aéroports internationaux et 76 nationaux et régionaux..

Après d'importantes turbulences à l'automne 2007 dues à une tentative de dissidence avortée du Sénégal et de Madagascar, l'agence retrouve sa quiétude avec l'ensemble des États membres, y compris le Sénégal, État dépositaire de la convention de Dakar, et Madagascar.

Le , le Sénégal rompt le contrat particulier qui liait le pays à l'ASECNA. À l'instar d'autres États membres, il s'est ainsi réapproprié la gestion de ses aéroports secondaires, non confiés à l'ASECNA par la convention de Dakar.

Organisation La convention de Dakar prévoit que l’ASECNA gère des services dits communautaires (identique pour tous les pays), principalement la gestion des espaces aériens, et, si un État le souhaite, l'Agence peut également assurer la gestion des activités dites nationales (gestion commerciale de l'aéroport communautaire, et gestion technique des aéroports secondaire à l'intérieur des pays). Dans ce dernier cas, l'État est tenu de signer un contrat de délégation de gestion avec l'ASECNA, anciennement appelé .

Au titre des services communautaires, elle gère notamment un espace aérien de réparti en six régions d’informations de vol :

Antananarivo ; Brazzaville ; Dakar Océanique ; Dakar Terrestre ; Niamey ; Ndjamena.

Dans ces régions, elle assure : le contrôle de la circulation aérienne ; le guidage des avions ; la transmission des messages techniques et de trafic ; l'information de vol, ainsi que le recueil des données ; la prévision et la transmission des informations météorologiques.

Elle supervise également 27 aéroports internationaux et 76 aéroports nationaux et régionaux situés sur le territoire de ses membres.

États membres Bénin Burkina Faso Cameroun Centrafrique Comores Côte d’Ivoire France (la TMA de Saint-Denis-Gillot est située dans la région d'information de vol d'Antananarivo) Gabon Guinée-Bissau Guinée équatoriale Madagascar Mali Mauritanie Niger République du Congo Rwanda Sénégal Tchad Togo

Notes

Voir aussi Articles connexes Gestion du trafic aérien Sécurité aérienne

Bibliographie Abdou Mahamane Gogé, L'Agence pour la sécurité de navigation aérienne en Afrique et à Madagascar, Université d'Aix-Marseille 3, 1982, 328-78 p. (thèse de ) Jacques de Lanversin, L'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), Comac, 1971, 131 p. Jean Pierre Pénette et Christine Pénette Lohau, Le livre d'or de l'aviation malgache, 2005,

Liens externes

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