La Ferrari Enzo Ferrari, souvent appelée « Ferrari Enzo », est une supercar du constructeur automobile italien Ferrari, pourvue d'un moteur V12 de DIN, inspirée de l'univers de la Formule 1 et construite à , entre 2002 et 2005.
Historique Nommée en hommage au fondateur du célèbre constructeur de voiture de sport Enzo Ferrari (décédé le ) et pour commémorer le premier titre en Formule 1 du nouveau millénaire, elle est présentée au Mondial de l'Automobile de Paris en . Juste avant sa présentation officielle à Paris, la voiture de présentation s'est envolée d'Italie vers la Californie pour apparaître dans le film Charlie's Angels 2 où, dans une scène, la voiture est conduite par Demi Moore.
À l'origine, ce modèle devait être construit à 349 exemplaires. L'entreprise avait décidé d'envoyer des invitations aux clients ayant au préalable acheté la Ferrari F40 ou la Ferrari F50 et les furent vendus avant même le début de la mise en production. Face aux pressions de clients potentiels, Luca Cordero di Montezemolo, PDG de Ferrari a finalement décidé de construire cinquante Enzo supplémentaires, portant la production totale à . thumb|250px|left|Dédicace de Luca di Montezemolo sous le capot de la Ferrari Enzo offerte au pape Jean Paul II En 2005, un exemplaire a été construit et offert au pape Jean-Paul II qui l'a vendu en juin pour lors d'une vente aux enchères caritatives au profit des victimes du tsunami au Sri Lanka. Le PDG de Ferrari, Luca di Montezemolo, a ensuite remis le chèque à Benoît XVI, le successeur de Jean-Paul II. En 2015, elle est revendue pour 6 millions de US$. Cette voiture est dotée d'une configuration unique : intérieur en cuir beige, becquet en carbone apparent et intérieur du capot dédicacé par Luca di Montezemolo.
Par ailleurs, trois mulets ont été construits en 2000, nommés « M1 », « M2 » et « M3 » ressemblant à une Ferrari 348. Le troisième mulet a été vendu aux enchères chez RM Sotheby's en même temps que la Enzo en , au prix de .
Ferrari propose régulièrement des voitures qui rassemblent, en un seul modèle, les dernières connaissances techniques et technologiques de la marque. La Enzo, dessinée par le cabinet de design italien Pininfarina, et plus précisément par le japonais Ken Okuyama, est une synthèse entre la technologie et le design directement déclinés des F1 de la Scuderia Ferrari. Le pilote allemand Michael Schumacher a d’ailleurs participé à la mise au point de cette supercar.
Design thumb|285px|Vue arrière de la Ferrari Enzo Supervisé par le styliste japonais Ken Okuyama, le design extérieur de l'Enzo est conçu pour permettre à la voiture de rester stable et pour la plaquer au sol à hautes vitesses en profitant au maximum de l'effet de sol. Les designers de chez Pininfarina se sont inspirés de la course automobile et plus particulièrement de la Formule 1. En effet, l'Enzo utilise un fond plat et un large diffuseur arrière permettant d'éviter d'avoir recours à un aileron. L'Enzo utilise aussi deux sillons de chaque côté du capot avant, ceux-ci, alimentés par les entrées d'air avant, agissent à la manière d'ailerons et plaquent l'avant de la voiture au sol en dirigeant l'air jusqu'aux entrées d'air placées sur les flancs. Deux petites ouvertures situées devant les roues arrière permettent enfin de maintenir les freins et les pneus arrière à la bonne température.
De nombreux éléments de l'Enzo rappellent l'univers de la course automobile : par exemple, l'unique essuie-glace ou bien les écussons de la Scuderia Ferrari sur les flancs. À l'arrière, l'Enzo se distingue par ses quatre feux et sa quadruple sortie d'échappement. Ses feux partiellement intégrés dans la carrosserie seront repris sur la F430, puis sur la 612 Scaglietti.
Technique Moteur et performances thumb|left|Le compartiment moteur de l'Enzo Mue par un tout nouveau moteur V12 de et placé en position longitudinale arrière, l'Enzo est la première Ferrari à dépasser la barre des avec une puissance maximale de à . Le couple est quant à lui de à . La cylindrée totale est de , soit une augmentation de par rapport à la F50 (le moteur de l'Enzo n'a rien en commun avec celui de cette dernière). L'alésage est de et la course de , portant la cylindrée à par cylindre. Les soupapes d'admission et d'échappement variables ainsi que la gestion électronique intégrale Bosch Motronic ME7 permettent au moteur de l'Enzo un fonctionnement plus efficace que son prédécesseur, avec un régime maximum de .
Comme pour les moteurs de Formule 1 de son époque, les bielles de la Ferrari Enzo sont en titane, les pistons en aluminium et les chemises de cylindre en aluminium revêtu de nikasil. Pour faciliter le démarrage aux feux rouges, l'Enzo dispose du système maison « Launch Control ». La carrosserie est entièrement en matériaux composites de fibre de carbone et aluminium, y compris les deux grandes portes s'ouvrant en élytre.
Les performances de l'Enzo sont exceptionnelles pour une voiture de route. La vitesse maximale est de atteint sur route fermée. Le 0 à s'effectue en . Le 0 à est avalé en , le départ arrêté est abattu en et le départ arrêté est quant à lui réalisé en . L'Enzo a aussi été chronométrée sur le circuit officiel de Ferrari, la piste d'essais de Fiorano, d'une longueur de , avec un temps de . La consommation est de en cycle urbain, 15,2 en cycle extra-urbain et 22,8 en cycle mixte. La capacité du réservoir est de .
Le magazine Evo a testé la voiture sur le circuit de Nordschleife en et a obtenu un temps de dans son second tour. Un temps comparable a celui de la Lamborghini Aventador LP700-4 () apparue presque dix ans plus tard.
Transmission La transmission séquentielle semi-automatique de l'Enzo est du même type que celles utilisées en Formule 1. Les changements de vitesse se font par l'intermédiaire de palettes situées de chaque côté du volant qui déclenche un système d'embrayage robotisé. Une série de LED sur le tableau de bord indique au conducteur le moment approprié pour changer de rapport. Le temps nécessaire au changement de vitesse est de . La transmission, initialement sans embrayage, a été remplacée par une version plus « classique » à la suite de nombreuses plaintes des clients. L'Enzo est une propulsion ; elle dispose d'un différentiel autobloquant et d'un antipatinage déconnectable de série.
Châssis et comportement Le châssis de la Ferrari Enzo est réalisé en plusieurs couches de fibres de carbone et d'aluminium Honeycomb. Elle est portée par quatre suspensions indépendantes à pistons, en triangle à l'avant et en trapèzes superposés à l'arrière. L'amortissement peut être ajusté depuis l'habitacle et se complète par des barres anti-roulis à l'avant comme à l'arrière.
Par ailleurs, ses roues sont de (), le système de freinage est quant à lui assuré par des freins à disques carbone-céramique Brembo de (soit ) sécurisés par un ABS et ESP.
Habitabilité et confort L'Enzo se veut être une sportive pure qui n'a pour objectif que la performance et ses concepteurs ne pouvaient l'encombrer d'accessoires superflus. En conséquence, l'habitacle se passe de vitres électriques, de radio et de climatisation. Le coffre est symbolique mais une bagagerie de haute couture le complète.
La voiture est néanmoins équipée d'un ordinateur de bord, situé à gauche des compteurs, affichant des informations inédites pour l'époque telles que la pression d'huile et celle des pneus.
Accueil du public En 2002, la Ferrari Enzo surprend par sa silhouette, sa boîte de vitesses commandée par des palettes au volant, son moteur V12 de de cylindrée développant , et un compteur affichant une vitesse maximale de , des prestations uniques à cette époque.
Galerie
Notes et références
Annexes
Bibliographie Brian Laban - Ferrarissime - Editions Atlas (2012) -
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Liens externes Site officiel de Ferrari Ferrari Enzo, nel nome del Drake - Andrea Stassano - Editoriale Domus Quattroruote (12-1-2022)
Enzo Catégorie:Automobile dessinée par Pininfarina Catégorie:Supercar Catégorie:Automobile des années 2000 Catégorie:Véhicule à portes à ouverture en élytre