thumb|Signature de François Chicoyneau. Contrat de mariage avec Catherine Fournier(1695).

François Chicoyneau est un médecin français, né à Montpellier le et mort à Versailles le .

Biographie Famille François Chicoyneau naît à Montpellier en 1672Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Saint-Pierre. Acte baptistaire du . Folio 160. « L'an susdit (= 1672) le premier de May feust baptizé francois Chicoyneau aagé de huict jours filz de M Michel Chicoyneau professeur et Chancellier de l'université de Medecine de Montpellier et de dame Catherine de Pichot maries, le parrain , la marraine Dame Catherine de Portales pour D(emoisel)l(e) Diane de Portales sa sœur ez presances de docteur ez droits et Sieur de St Maurice signes ». Signé Chicoyneau, Portales, catherine De portales, St maurice, Carriere, J Gaucherand Curé.. Il est issu de la noblesse de robe.

Parents Il est fils de Michel Chicoyneau, né à Blois en 1626Archives départementales du Loir-et-Cher. Blois. Paroisse Saint-Honoré. « Le treiziesme de febvrier mil six cens vingt et six a esté baptizé Michel filz de Messir Michel Chicoyneau esleu en l'élection de Bloys et de Dame Marie Richier son père et mère. Son parrain a esté Messir Jacques Chicoyneau recepveur des consignations son grand oncle et sa marrainne dame Marguerite Pluys femme de Messir Anthoine Becquereau grenetier à Montrichard sa tentte ». Signé S. Gaverne, J. Chicoyneau, Marguerite Pellu(iz ?). , élu en l'élection de Blois, et de Marie Richier de Belleval, d'origine picarde. Le couple s'est marié à Blois en 1624. Les Chicoyneau sont des bourgeois blésois qui, de la condition de marchands drapiers, se sont élevés aux fonctions de notaire et receveur d'impôt.

En 1652, Michel Chicoyneau rejoint à Montpellier son cousin Martin Richer de Belleval, qui exerce la médecine. Il lui succède, en 1664, comme intendant du Jardin royal des plantes médicinales de Montpellier.

Cultivé et spirituel, il harangue en ces termes le cardinal Pierre de Bonzi, évêque de Béziers, d'origine florentine :

En 1678, il devient conseiller en la cour des comptes, aides et finances de Montpellier, charge qui lui confère la noblesseGustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , Tome V.. Chancelier et professeur de botanique et d’anatomie à la faculté de Médecine de Montpellier, il décède en 1701Montpellier (Hérault) - Archives communales. Paroisse Saint-Pierre. Acte de sépulture du 28 mai 1701. Folio 88 v°)..

Sa mère, Catherine de Pichot, est fille de Balthasar Pichot, conseiller du roi en la cour des comptes, aides et finances de Montpellier, et de Catherine de Pourtalès.

Frères et sœurs Michel Chicoyneau et Catherine de Pichot ont pour enfants : Michel Aimé (1670Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Saint-Pierre. Acte baptistaire du 8 mars 1670. Parrain Maistre Michel A(i)mé de Pichotz conseillieur du Roy en la Cour des Comptes, marraine Marie Richer de Belaval, en présence d'André Bouyet (qui signe André Bouyer) homme de chambre et Pierre Rouire (qui signe Pierre Rouyre) clerc dans St Pierre. Folio 93. - 1691Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Saint-Pierre. Acte de sépulture du 21 juin 1691. Folio 20.) ; Gaspard (1673Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Saint-Pierre. Acte baptistaire du 16 septembre 1673. Parrain Monsieur Gaspard de Belleval Capitein(e) dans le Régiment de Normandie, marraine Damoiselle Anthoinette de Belleval, en présence de Sieur Charles Bringuaud (qui signe Bringaud). Folio 21. - 1693Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Saint-Pierre. Acte de sépulture du 9 juin 1693. Folio 43.), noyé accidentellement dans le Lez en herborisant ; Antoinette Violan(de) (1677Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Saint-Pierre. Acte baptistaire du 17 avril 1677. Parrain Monsieur Jacques de Nianse thrésorier de France de Montpellier, marraine Dame Violan de Fontanon. - après 1697) ; Catherine (morte après 1734), épouse de René Gaspard de Tremolet, bailli lieutenant du roi en la citadelle de Montpellier, auquel elle survitArchives de Paris. Registre d'insinuations DC 223. Testament de Catherine Chicoyneau du 29 juin 1734. Folio 253 r° v°..

Épouses François Chicoyneau épouse : Catherine Fournier, fille d'un bourgeois de Montpellier, en 1695Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Notre-Dame des Tables. Mariage du 5 février 1695. Folios 112 v et 113 r°. L'épouse est fille de Jacques Fournier, bourgeois de Montpellier, et de Marguerite Sanche.. Elle décède en 1704Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Saint-Pierre. Acte de sépulture du 12 novembre 1704 en l'église de l'Observance. Folio 138. ; Marie ChiracMontpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Notre-Dame des Tables. Acte baptistaire du 10 avril 1687. Née le 2, elle a pour parrain Monsieur Estienne Issert, bourgeois, et pour marraine Demoiselle Marie Rivette. Folio 81 v°., fille de son professeur Pierre Chirac, en 1712Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Notre-Dame des Tables. Mariage du 12 janvier 1712. Folio 56.. Elle décède le et est inhumée le lendemain en la paroisse Notre-Dame de Versailles.

Enfants De son mariage avec Catherine Fournier, François Chicoyneau a pour enfants : Antoinette Violan(de) (1698Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Saint-Pierre. Acte baptistaire du 27 décembre 1698. Parrain Monsieur Pierre Sanche apothicaire, marraine demoiselle Antoinette Violan Chicoyneau. Folio 157. - après 1751). En 1719, elle épouse Jean Pas, conseiller du roi en la cour des comptes, aides et finances de Montpellier Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Notre-Dame des Tables. Mariage du 15 novembre 1719. L'époux est fils de Jean Pas, ancien chancelier près la cour des comptes, aides et finances de Montpellier, et de Françoise d'Audifret. ; François (1702 - 1740), botaniste distingué.

De son union avec Marie Chirac naissent : Catherine (1712Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Notre-Dame des Tables. Acte baptistaire du 13 octobre 1712. Folios 137 v° et 138 r°. « L'an mil sept cens douze et le treizieme d'octobre a été baptizée Catherine née le hu(it)ième du présent, fille légitime et naturelle de Monsieur François Chicoyneau, conseiller en la cour des comptes, aides et finances et chancellier de l'université de médecine de Montpellier, et de dame Marie Chirac. Le parrain a été Monsieur Pierre Chirac, professeur de lad(ite) université et médecin ordinaire de M. le Duc d'orléans, grand père de la fille, Monsieur François Chicoyneau, fils de Monsieur Chicoyneau cy dessus nommé, faisant pour luy, la marraine Dame Catherine Chicoyneau, épouse de Messire Gaspard de Trémolet, lieutenant de (sic) roy de la citadelle de Montpellier, le père présent, et ont tous signé avec nous ». Signé Chicoyneau, Francois Chicoyneau, C. Chicoyneau de Tremolet, Tremolet, Durand, Polier curé. - 1763Archives départementales de la Nièvre. Bitry. Acte de sépulture du 22 avril 1763.). En 1736, elle épouse à Versailles Alexandre Dubois-Descours, marquis de La Maisonfort, officier de marine ; Claire (1714Montpellier (Hérault). Archives communales. Paroisse Notre-Dame des Tables. Acte baptistaire du 11 août 1714. Parrain Monsieur Charles Durand Beluezel écuyer (qui signe Durand Beluse), pour Messire Pierre Durand, chevalier, président en la cour des comptes, aydes et finances de cette ville, marraine dame Claire Issert de Chirac. Folio 24. - après 1779 à Angoulême Généalogie en Yvelines - N° 49 - Septembre 1999. ?). En 1738, elle épouse à Versailles Louis Auguste de Fortisson, maître de camp de cavalerie, aide major de brigade de la compagnie des deux cents chevau-légers de la garde ordinaire du roiArchives départementales des Yvelines. Versailles. Paroisse Notre-Dame. Mariage du 11 septembre 1738. L'époux est fils de Jean Godefroy de Fortisson, maréchal de camp des armées du roi, commandant de l'ordre militaire de Saint-Louis et premier aide major en chef de la compagnie des chevau-légers, et de défunte Marie Françoise de Vayre. ; Jean Joseph François (. - .).

Carrière vignette|François Chicoyneau.Gravure de Jean-Georges Willed'après P. Le Sueur (1744).

Destiné à la marine, Francois Chicoyneau étudie la médecine pour succéder à ses deux frères aînés, morts prématurément, et recueillir ainsi la survivance des nombreux emplois de son père. Son éducation est confiée à Pierre Chirac. Il reçoit le doctorat le . En 1695, il épouse la fille d'un bourgeois de Montpellier. En 1702, il est admis à la confrérie des Pénitents blancs de Montpellier, dont il devient prieur en 1705Il participe au financement des lambris de la chapelle de la confrérie qui, reconnaissante, y fera apposer son blason.. Veuf depuis 1704, il se remarie en 1712 avec Marie Chirac, fille de son professeur.

En 1720, le régent Philippe d'Orléans l'envoie à Marseille, où sévit une grave épidémie de peste. Il y fait preuve de courage et de dévouement. Secondé par son cousin Antoine Deidier et Jean Verny, il prodigue aux habitants soins et consolations. La conduite des médecins n’est pourtant pas exempte de reproches : réfutant toute idée de contagion, ils négligent d'utiles précautionsSuite aux actions de Chicoyneau lors de la grande peste de Marseille, plusieurs portraits sont apparus le représentant vêtu du costume d’un médecin de peste masqué. Ceux-ci étaient cependant destinés à se moquer de lui, comme l’a démontré l’historien Herbert J. Mattie dans Journal of the History of Medicine and Allied Sciences, 2025, https://doi.org/10.1093/jhmas/jraf021. Au bout d'un an, François Chicoyneau regagne Montpellier, où on l'accueille avec enthousiasme.

En remerciement de sa conduite, il est fait conseiller d'État et chevalier de l’ordre de Saint-Michel. Louis XV érige en baronnie sa terre de Lavalette. En 1731, il le nomme médecin des Enfants de France.

En 1732, il succède à son beau-père Pierre Chirac, mort le , comme Premier médecin du roi. Il conserve cette fonction jusqu’à sa mort. À ce titre, il bénéficie d’un logement au château de Versailles, dans l’aile des Princes. Cette même année, il est nommé associé libre de l’Académie des sciences.

Il occupe aussi la charge de surintendant général des eaux minérales et médecines de France.

Veuf depuis , il décède au château de Versailles le . Il est inhumé le 15 en la paroisse Notre-DameArchives départementales de Yvelines. Versailles, paroisse Notre-Dame. Acte de sépulture du 15 avril 1752. Toutefois les épitaphiers et relevés divers (dont les comptes de fabrique) ne mentionnent pas son nom parmi les défunts inhumés soit dans l'église, soit au cimetière. Renseignements téléphoniques obtenus par Thierry Couture des Archives départementales des Yvelines en juin et juillet 1998.

L'inventaire de ses biens est dressé en mai et Archives départementales des Yvelines. 3E Versailles. Étude Gayot . Inventaire des 4 au 6, 8, 10, 12, 13 et 15 mai 1752 puis 17 août 1752..

Postérité François Chicoyneau s’oppose à l’égalité entre médecins et chirurgiens.