Göttingen (prononcé : ) aussi parfois nommée en français Gœttingue, Gœtting ou Gottingue () est une ville d'Allemagne, dans le Land de Basse-Saxe, capitale du district du même nom. Elle se situe à mi-chemin entre Bonn et Berlin. Elle compte environ , dont .

C'est un important centre universitaire. L'Université de Göttingen est l'une des plus célèbres d'Allemagne, avec et . 42 prix Nobel ont enseigné ou étudié à Göttingen. La ville abrite également la Bibliothèque de Basse-Saxe, ainsi que l'Institut Max-Planck et l'Académie des sciences. L'université possède deux jardins botaniques au sein du Jardin botanique de l'Université Georg-August de Göttingen.

Histoire Appartenances historiques 1235-1269 1269-1345 1345-1463 1463-1692 1692-1807 1807-1813 1814-1866 (Province de Hanovre) 1866-1918 1871-1918 1918-1933 1933-1945 1945-1949 1949–1990 1990-présent

Moyen Âge La première mention attestée de la ville (nommée Gutingi à l'époque) remonte à 953, sur une charte conclue entre Othon et le monastère de Magdebourg. Une charte municipale est attestée vers 1210. À cette époque, la ville est une place commerciale prospère, surtout après 1351, date de son entrée dans la Hanse. En 1387, les bourgeois sont même assez puissants pour détruire le palais ducal. Le territoire de la ville de Göttingen appartenait initialement à l'archevêché de Mayence ou à son archidiaconat Nörten dans la province ecclésiastique de Mayence.

Temps modernes En 1547, pourtant, la fortune s'inverse avec l'échec de la ligue de Smalkalde, à laquelle Göttingen appartenait — ligue réunie autour de Martin Luther par les princes protestants contre Charles Quint. La guerre de Trente Ans achève de ruiner la ville. Celle-ci renaît en 1737 quand l'électeur de Brunswick-Lunebourg, Georges II, y fonde l'université.

Époque contemporaine En 1806 la ville passe brièvement sous contrôle prussien et, en 1807, elle est intégrée au royaume de Westphalie, avant de revenir dans le giron du royaume de Hanovre en 1813. En 1866, Göttingen et tout le royaume de Hanovre sont rattachés à la Prusse. Pendant la Seconde Guerre mondiale, seulement 2,1 % de la ville (59 maisons, la gare et quelques bâtiments de l'université) furent détruits. La ville est prise le par des unités des 1re armée (États-Unis) et 9e armée (États-Unis).

Quartiers et villages Groß Ellershausen

Knutbühren

Monuments et traditions

La façade principale de l'Hôtel de Ville est caractéristique du style Renaissance de la Weser, avec ses volutes, ses pyramides et ses pignons décorés de statues.

En décembre, la place du marché et les ruelles autour de l'église Saint Jean accueillent le marché de Noël.

La tradition universitaire depuis maintenant plus d'un siècle veut que les doctorants de l'université ayant reçu leur diplôme doivent marcher au centre-ville (souvent accompagnés par toute leur famille et tous leurs amis et montés sur une brouette décorée), escalader la fontaine de la Gänseliesel, la « Lison aux oies », pour lui offrir un bouquet de fleurs et lui donner un baiser sur la joue. Cette tradition était pendant longtemps officiellement interdite, mais toujours tolérée. Surtout en été, quand beaucoup de doctorants reçoivent leur diplôme, on peut voir presque tous les jours les cortèges vers la fontaine.

Galerie

Culture Religion vignette|Vue du dessous de la sculpture à la Platz der Synagoge Fin 2015, le nombre d'habitants à Göttingen s'élève à 132 866 personnes composées de 36 % de luthériens, 13,8 % de catholiques et 50,2 % relevant d'autres religionsStatistiques de la ville en 2015. Lire en ligne.

Parmi les églises luthériennes, on peut citer : l'église évangéliste Saint Alban, l'église Corvinus, l'église luthérienne de la Croix (Kreuzkirche). Parmi les églises catholiques, on peut citer : l'église Saint Michel, l'église Saint Paul, l'église Saint Nicolas, l'église Sainte Marie, l'église Saint Jacques, l'église Saint Vincent, l'église Saint Pierre. L'église Saint Blaise possède une tour hexagonale dominée par un toit à forte pente. Transformée en halle gothique à la fin du , l'église renferme, dans le collatéral droit, le tombeau du Duc Guillaume de Brunswick (mort en 1503), à gauche du chœur, l'épitaphe de son fils, et dans le bas-côté gauche, une cuve baptismale du .

Une communauté juive était établie à Göttingen depuis le . Sous le nazisme, l'ancienne synagogue de 1869 a été incendiée en 1938 et la communauté décimée. Aujourd'hui, le cimetière juif conserve plus de 400 pierres tombales. Une vie communautaire juive est à nouveau active à travers la synagogue dont le bâtiment est celui de Bodenfelde transféré à Göttingen, et un nouveau centre communautaire inauguré en 2004 pour les 500 paroissiensSynagogue de Göttingen, lire en ligneSynagogue de Bottenfelde, liren en ligne.

Pour de plus amples informations sur la communauté juive avant la Seconde Guerre mondiale et sa synagogue, voir: synagogue de Göttingen (1872-1938)

Il y existe aussi plusieurs communautés musulmanes fréquentant deux mosquées sur la ville. Sont aussi représentés les Témoins de Jéhovah, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, l'Église néo-apostolique et l'Église orthodoxe russe.

Théâtres Göttingen héberge trois théâtres : le Deutsches Theater dt-goettingen.de, construit en 1889/1890 ; le Junges Theater junges-theater.de, petite scène alternative depuis 1957 ; le Theater im OP (ThOP) thop.uni-goettingen.de, théâtre universitaire et amateur installé dans une ancienne salle de chirurgie.

Musique L'orchestre symphonique de Göttingen gso-online.de est réputé bien au-delà des frontières de la ville aussi bien que le Chœur de garçons de Göttingen ou l'académie chorale chorakademie-goettingen.de pour enfants et jeunes.

Le groupe populaire de vocalistes Ganz Schön Feist ganzschoenfeist.de a ses racines à Göttingen, comme le groupe de hard rock Guano Apes. Plusieurs festivals de musique rock ou pop sont organisés tout au long de l'année pour donner une chance aux nouveaux talents.

Chaque année en novembre, le festival de jazz jazzfestival-goettingen.de accueille des musiciens célèbres et de nombreux spectateurs à Göttingen. En été, c'est le Festival International de Handelhaendel.org qui attire les amis de la musique baroque.

Une longue tradition universitaire est la fête de la Saint-Nicolas qui a lieu, tous les ans, autour du dans le bâtiment des amphithéâtres sur le campus de Göttingen. Pendant toute la soirée, et dans tous les amphis, le film culte allemand Die Feuerzangenbowle est montré sur les grands écrans. Dans le hall du bâtiment, il y a une piste de danse et plusieurs groupes de musique qui accompagnent la danse.

Littérature Le Centre Littéraire de Göttingen lit-zentrum-goe.de (Literarisches Zentrum Göttingen) organise tout au long de l'année des lectures et rencontres avec des auteurs. Il est également l'organisateur principal du Göttinger Literaturherbstliteraturherbst.com (l'automne littéraire de Göttingen), une série de lectures et discussions en septembre.

En même temps, l'institut de langue et littérature allemande de l'université s'occupe de documenter la littérature allemande de l'après-guerre.

Musées et archives Städtisches Museum (Musée municipal) Collections d'art de l'université Collections archéologiques de l'université Karzer de l'université (ancienne salle d'arrestation, graffitis historiques) Collections ethnologiques de l'université Collections zoologiques de l'université Appartement estudiantin d'Otto von Bismarck Musée de la Chimie à Göttingen Saline Luisenhall (une des dernières usines en Europe actives dans la production du sel) Archives municipales

Personnalités Nés à Göttingen Ernst Ludwig Riepenhausen (1765-1840), peintre et graveur ; Ses deux fils Franz Riepenhausen (1786-1831) et Johannes Riepenhausen (1787-1860), peintres ; August Heinrich Matthiä (1769-1835), érudit et philologue ; (1805-1891), peintre ; Son fils Carl Oesterley junior (1839-1930), peintre ; Cornelia Paczka-Wagner (1864-1930), peintre et sculptrice ; Heinrich Petri (1834-1872), peintre, fils de Philipp Petri ; Herbert Grönemeyer (1946-), chanteur ; Juliane Köhler (1965-), actrice.

Morts à Göttingen Christoph Girtanner (1760-1800), écrivain, médecin, chimiste et physicien ; Karl Friedrich Stäudlin (1761-1826), théologien protestant ; Carl Friedrich Gauss (1777-1855), mathématicien, astronome et physicien ; Philipp Petri (1800-1868), peintre, père de Heinrich Petri. Albert Stimming (1846-1922), philologue romaniste ; Alfons Hilka (1877-1939), philologue, éditrice de textes médiévaux ;

Autres Julia Hamburg (1986-) députée des Verts au Landtag de Basse-Saxe, a étudié à Göttingen. Georg Klute (1952-) ethnologue allemand, Africaniste, chercheur associé à Göttingen. Jean Georges Roederer (1726-1763) médecin et obstétricien français pendant l'épisémie de typhoïde de 1757 à 1763 à Göttongen.

Göttingen en chansons Göttingen, chantée par Barbara dans une version française et une autre en allemand. En 2002, cinq ans après la mort de la chanteuse, la ville de Göttingen inaugure une « Barbarastraße » (rue Barbara) dans le quartier de GeismarGottingen, un trait d'union nommé Barbara sur le site du Figaro. Patricia Kaas fait référence aux roses de la ville dans la chanson D'Allemagne. également évoquée par Francis Cabrel en 2021 dans 'le peuple des fontaines'.

Sport basket-ball : le BG 74 Göttingen masculin et son pendant féminin évoluent dans l'élite du championnat allemand.

Jumelages

Annuaire des villes jumelées

uniquement accord de solidarité

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Université de Göttingen (1734) Observatoire de Göttingen (1751) Sept de Göttingen (1837)

Liens externes

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