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Charles Petit-Dutaillis, né à Saint-Nazaire le et mort à Paris le est un historien médiéviste français.
Spécialiste de l'histoire du Moyen Âge en France et en Angleterre, il est membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
Biographie Charles Edmond Petit est né à Saint-Nazaire le . Il est le fils d'Alexandre Petit, médecin-chef de la Marine et inspecteur du service de santé maritime, et de Zoé Dutaillis. Charles Petit sera autorisé à s'appeler Petit-Dutaillis par décret du ..
Il obtient en 1887 sa licence en lettres, et sort en 1888 diplômé de l'École des hautes étudesComité des travaux historiques et scientifiques, « Petit-Dutaillis, Charles Edmond », biographie.. Il intègre l'École nationale des chartes et en sort archiviste paléographe en 1890Titre de sa thèse sur Elec. La même année, il est reçu à l'agrégation d'histoire-géographie. Ensuite, pendant deux à trois ans, il étudie et voyage à travers l'Europe : boursier d'études en Angleterre en 1890-1891, il étudie à Londres, Oxford et Cambridge ; en 1891-1892, il est boursier d'études en Allemagne puis en Italie. En 1894, il soutient une thèse latine sur les institutions de Sparte Charles Petit-Dutaillis, (222-146 B.C.), 1894.. Il est reçu docteur ès lettres en Sorbonne, le .
Il devient professeur d'histoire au lycée de Troyes en 1894-1895, enseigne l'histoire médiévale à l'Université de Lille à partir de 1895 et devient directeur de l'École supérieure de commerce de Lille de 1899 à 1908Bibliothèque de l'École des chartes, Volume 60, Société de l'École des chartes, Éditeur Librairie Droz, 1899, , 760. Il collabore à l'Histoire de France publiée sous la direction d'Ernest Lavisse. En 1898-1900, il fonde et dirige des séances instructives et récréatives pour les ouvriers dans les faubourgs de Lille.
Il passe en 1908 à l'Université de Grenoble et devient le recteur de l'académie de Grenoble, jusqu'en 1916.
Petit-Dutaillis est ensuite Inspecteur général de l'Instruction publique en 1916-1917. Il est directeur de l’Office national des universités et écoles françaises (ONUEF), de 1917 à 1936, et inspecteur général de l'Instruction publique de l'enseignement secondaire, en histoire, de 1920 à 1936. Il prend sa retraite le .
Charles Petit-Dutaillis est élu en 1930 à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il est président de l'Institut en 1938. Pendant la Seconde Guerre mondiale, son patriotisme lui vaut d'être arrêté par la Gestapo et incarcéré trois jours à la prison de Fresnes par les Allemands, à .
Président de la Société de l'École des chartes, il est membre puis président de la Société de l'histoire de France, membre de la , de la , du Comité consultatif de l'Enseignement public et de divers organismes universitaires ou scientifiques. Il est commandeur de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique, grand-officier de l'Ordre national du mérite de Tchécoslovaquie.
Il a épousé en premières noces Georgette Forestier, fille de l'ingénieur Georges Forestier, inspecteur général des Ponts et chaussées, dont il a quatre enfants. Il en divorce avant d'épouser en secondes noces en 1917 Joséphine Desvignes, inspectrice générale, officier de la Légion d'honneur, morte le .Le Figaro du et base Léonore. ; puis en troisièmes noces à Paris en 1940 Coralie Fruchier veuve Müller (1883-1946), fille du sénateur Raoul Fruchier. (1851-1931).
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ( division).
Publications (Principaux ouvrages) Études sur la vie et le règne de Louis VIII, Paris, 1894. Bibliothèque de l'École des Hautes-Études, . Le soulèvement des travailleurs d’Angleterre en 1831, 1898. « Charles VII, Louis XI et les premières années de Charles VIII (1422-1492) », in Histoire de France, de E. Lavisse, Paris, Hachette, 1902. Documents nouveaux sur les mœurs populaires et le droit de vengeance dans les Pays-Bas au s., 1908. Le déshéritement de Jean sans Terre et le meurtre d'Arthur de Bretagne, Paris, F. Alcan, 1925. La monarchie féodale en France et en Angleterre, , Paris, la Renaissance du livre, 1933 (Albin Michel, 1971, extraits). « L'essor des États d'Occident : France, Angleterre, Péninsule ibérique », in Histoire du Moyen Âge, sous la direction de Gustave Glotz, Paris, PUF, 1937. Les Communes françaises, caractères et évolution des origines au , Paris, A. Michel, 1947.
Distinctions (5 aout 1938)
Références
Sources bibliographiques . . . Dictionnaire national des contemporains, Nath Imbert, 1936, tome 2, Alfred Merlin, Notice sur la vie et les travaux de Charles Petit-Dutaillis, novembre-, . Guy Caplat, L'Inspection générale de l'Instruction publique : Dictionnaire biographique, t. 2 : 1914-1939, Paris, INRP-CNRS, 1997, . Sidney R. Packard, « Some Reflections on the Life and Work of Charles Petit-Dutaillis (1868-1947) », in Speculum, A Journal of Medieval Studies, vol. 34, 1959. .
Liens externes
Site de l'Académie des inscriptions et belles-lettres avec la liste de ses membres. Site de l'Institut de France : les présidents. Éloge funèbre de M. Charles Petit-Dutaillis, membre de l'Académie.
Catégorie:Médiéviste français Catégorie:Historien français du XXe siècle Catégorie:Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres Catégorie:Membre de la British Academy Catégorie:Membre de l'Académie delphinale Catégorie:Recteur de l'académie de Grenoble Catégorie:Enseignant à l'université Lille-III Catégorie:Professeur à l'université de Lille Catégorie:Archiviste paléographe Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1938 Catégorie:Officier de l'Instruction publique Catégorie:Naissance en janvier 1868 Catégorie:Naissance à Saint-Nazaire Catégorie:Naissance dans la Loire-Inférieure Catégorie:Décès en juillet 1947 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 79 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 90)