LÎle des Morts est située dans la baie de Roscanvel, au sud-ouest de la rade de Brest, entre Roscanvel et l'île Longue. À à l'est-nord-est se trouve l'île Trébéron.

Historique

LÎle des Morts est le cimetière pour les hommes qui n'ont pas réussi à survivre au lazaret de l'île voisine de Trébéron. En effet, à la fin du , l'activité maritime de Brest s'intensifie, ce qui engendre des problèmes d'épidémies. L'île Trébéron est alors désignée comme zone de quarantaine. Les navires contagieux sont alors dirigés vers l'île. Au , un lazaret y est construit et l'île est aménagée (plantation d'arbres) au fil des ans.

L'île des Morts sert de lieu de sépulture jusqu'en 1808.

Durant le , l'approvisionnement en poudre de l'arsenal de Brest se faisait depuis la poudrerie de Pont-de-Buis. Transportée par bateau, la poudre faisait une dernière escale sur l'île d'Arun, à l'embouchure de l'Aulne.

thumb|left|Les bâtiments en ruine de l'ancienne poudrerie Le magasin à poudre de l'île d'Arun présentait plusieurs inconvénients : exiguë, éloignée de l'Arsenal, elle ne pouvait convenir au contexte des guerres napoléoniennes.

En 1808, Jean-Nicolas Trouille, directeur des Travaux Maritimes, décide l'aménagement de l'Île des Morts en magasins à poudreMagasins à poudre de l'île des Morts.

Les travaux de déroctage, effectués par les forçats du bagne de Brest, permettent de niveler un plateau accueillant trois magasins à poudre, bâtiments de de long sur 12 de large, sur deux niveaux, où, pour éviter toute explosion, l'utilisation du métal est proscrite.

En complément à ces bâtiments, sont bâtis un môle (qui s'élance vers l'île Trébéron), plusieurs cales de débarquement et une longère servant de casernement pour les troupes responsables du lieu.

Cette description de l'Île des Morts date de 1895 :

En 1868, avec l'arrivée du chemin de fer à Brest, la Marine décide la construction d'un nouveau magasin à poudre (pyrotechnie Saint-Nicolas), à Guipavas. L'Île des Morts reste toutefois utilisée pendant les deux guerres mondiales, époque de laquelle datent les vestiges d'une voie ferrée « Decauville » encore présents.

Au début du , le lazaret de l'île Trébéron est transformé en sanatorium. De nombreux marins et ouvriers de Brest y sont envoyés en cure. Durant la Première Guerre mondiale, l'île sert de centre de repos pour les soldats en convalescence.

En 1960, les installations sont déclassées. Quelques années plus tard, l'île entre dans le périmètre de protection érigé autour de l'Île Longue, et est interdite d'accès. Elle est devenue le refuge de nombreux oiseaux.

Aujourd'hui Interdite d'accès, l'île et les bâtiments, dont la qualité de réalisation a assuré la pérennité jusqu'à aujourd'hui, est entretenue au minimum, dans l'optique d'une éventuelle mise en valeur des vestiges. Par ailleurs, la faune y a pris ses aises, et régulièrement, des campagnes de dératisation doivent être menées.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Bretagne Magazine 31 (novembre--janvier 2006)

Webographie Poudrières de l'île des Morts (Inventaire général de Bretagne)

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