thumb|300px|Toulouse au La ville de Toulouse est organisée en différentes zones à peu près concentriques : la ville romaine, caractérisée par ses rues étroites et tortueuses, qui ont très peu évolué jusqu'au Moyen Âge ; la ville médiévale retranchée dans ses remparts ; les faubourgs du au ; la banlieue récente, construite autour de noyaux urbains basés sur des villages proches ;
Formation de la ville Le cœur de ville s'est d'abord développé autour de la berge droite de la Garonne, au niveau du gué du Bazacle, seul moyen de franchissement naturel du fleuve. Cette berge est également celle qui est la plus élevée par rapport au fleuve, offrant ainsi une meilleure protection contre ses inondations. La position privilégiée de ce point d'inflexion du fleuve (qui vient du sud et part vers le nord-ouest) au contact de la vallée de l'Hers qui constitue un prolongement de voie naturelle de communication vers la mer Méditerranée au sud-est a fait de Toulouse un carrefour commercial.
Aux voies de communication que constituent les cours d'eau naturels se sont ajoutées les voies radiales construites par l'homme reliant la ville aux marchés voisins dans toutes les directions : voie romaine de la Méditerranée aux Pyrénées à l'Aquitaine, canal du Midi, liaisons routières et ferroviaires vers le nord (route de Montauban), vers le sud (route de Foix, aussi appelée route d'Espagne) et le sud-est (route de Muret), l'ouest (route d'Auch), l'est (routes d'Albi, de Castres).
vignette|Riche immeuble des Allées François-Verdier. Il a fallu attendre le Second Empire pour voir adopter, à l'image des grandes percées parisiennes réalisées par le préfet Haussmann un plan important d'urbanisme établi par l'ingénieur Urbain Maguès. Ce dernier proposa d'établir deux grandes rues perpendiculaires se croisant au centre de la ville. Le conseil municipal en discuta et revit à la baisse la largeur initiale de ces axes qui était de (comme à Paris, Lyon, Marseille) pour un projet moins ambitieux de , dont de trottoir. Ces deux grandes rues furent finalement percées entre 1871 et 1874 et reçurent des noms de circonstance : rue d'Alsace-Lorraine et rue de Metz. Elles ne furent entièrement terminées qu'à la fin du siècle, par le dégagement de la place Esquirol, la jonction de la rue de Metz avec le Pont-Neuf, l'élargissement de la rue du Languedoc. En 1908, la rue Théodore-Ozenne vint compléter cet ensemble.
Plus tard, avec la croissance des faubourgs au sud-est et à l'est, de nouveaux axes larges structurent la ville, et sont associés à la réalisation de trois parcs publics d'envergure (le Jardin des Plantes, à vocation botanique, le Jardin Royal et le Grand Rond). Les nouvelles voies sont les allées Jean-Jaurès vers l'est, les allées Paul-Sabatier, Paul-Feuga et Saint-Michel au sud-est, qui ouvrent la ville vers l'extérieur et structurent des quartiers nouveaux à trame en quadrillage.
thumb|Immeubles de grande hauteur sur les allées Jean-Jaurès. Les années 1960 à 1970 voient l'arrivée d'un nombre important de nouveaux habitants (exode rural, immigration). Pour les accueillir, le projet d'une ville nouvelle est lancé sous l'influence du maire Louis Bazerque qui veut pousser la croissance économique de la ville. Le quartier du Mirail reste le principal emblème. Son ambition est de créer une cité satellite de habitants dans logements sur le territoire communal de Toulouse, avec tous les équipements d'une ville de cette importance« Les plans d'urbanisme de Toulouse au » par Jean Coppolani sur http://www.societes-savantes-toulouse.asso.fr/samf/memoires/T_58/cop001.htm consulté le 18/04/2007. Un territoire de 680 hectares est trouvé sur la rive gauche de la Garonne et dénommé ZUP du Mirail par arrêté ministérielArrêté ministériel du 15 septembre 1960. Les plans de cette cité sont créés par une équipe d'architecteL'équipe dite Candilis-Josic-Woods lauréats en du Concours international lancé par la ville de Toulouse.
Les ponts de Toulouse
Pont de la Daurade Au milieu de la façade de l'Hôtel-Dieu donnant sur la Garonne, l'arche du pont de la Daurade, construit au et maintes fois remanié à cause des dommages causés par les crues, est le plus ancien vestige de pont encore visible en élévation à Toulouse.
Le pont de Tounis Le pont de Tounis, construit de 1515 à 1528Jean Coppolani, Les Ponts de Toulouse, Editions Privat, Toulouse, 1992, p.9 et p.81 à 84, est le plus ancien pont de Toulouse encore en usage. Construit avec trois arches sur ce qui était alors un bras de la Garonne pour relier l'ile de Tounis à la ville, une partie du pont a progressivement été noyée dans les constructions environnantes si bien qu'on ne peut voir de nos jours qu'une arche et demie.
Le Pont Neuf Le Pont Neuf a été construit de 1544 à 1632. Sa construction a duré presque un siècle. De pierres et de briques, il constitue une prouesse technique et emprunte beaucoup à l'architecture romaine. Chacune de ses arches a un diamètre différent, et ses piles sont pourvues d'avant-becs, d'arrière-becs et de dégueuloirs : ces partis-pris architecturaux lui ont permis de résister sans dommages aux pires assauts de la Garonne jusqu'à nos jours et lui confèrent un aspect singulier. C'est le plus ancien pont encore en service pour traverser la Garonne dans Toulouse.
Les Ponts-Jumeaux
Les Ponts-Jumeaux sont les créés au plus exactement en 1770. Ils sont au croisement des eaux du canal du Midi et de la Garonne amenée par le canal de Brienne. Mais finalement ils ne sont pas que deux, un s'est rajouté pour la jonction de l'océan Atlantique par le canal Latéral.
Le pont Saint-Michel La première version du pont Saint-Michel vit le jour en 1836, il était constitué de deux ponts suspendus et reliés entre eux, mais il fut emporté par la crue de 1875. Le deuxième pont qui a été construit 10 ans plus tard est constitué d'arches et tablier métallique. Le pont actuel, largement plus imposant et construit en béton armé, date de 1961. Le pont Saint-Pierre Le pont Saint-Pierre a été fabriqué de 1849 à 1852, il a été détruit en 1982 par une inondation. Pendant plusieurs décennies ce sera un pont suspendu à une voie (avec système de feu tricolore de chaque côté). On reconstruit un nouveau pont en 1987 grâce au maire qui économisa 30 millions de francs. L’ancien pont suspendu est coulée dans la Garonne. Il franchit la Garonne, sa matière est de béton et d'acier. Ce pont relie la place Saint-Pierre au quartier Saint-Cyprien. Il mesure et est recouvert entièrement de métal.
Le pont des Catalans Initialement appelé pont des Amidonniers, le pont des Catalans franchit la Garonne et a été achevé en 1913. Il mesure de large et de long, c'est un pont en pierre (arcs) et en béton armé (dalle).
Le pont des Demoiselles Construit en 1971, à la place d'un pont plus ancien, le pont de Montaudran, qui datait de 1683. Le nom du pont actuel s'explique probablement par le fait que le quartier étant très marécageux, on y voyait foisonner les libellules, dites « demoiselles »Les ponts de Toulouse, Mairie de Toulouse, http://www.toulouse.fr/web/la-mairie/decouvrir-la-ville/patrimoine/les-ponts-de-toulouse. Étalement urbain
thumb|right|Densification : un chantier en 2010, l'immeuble ne fera toutefois que 7 étages, le maximum dans la Toulouse actuelle vignette|Historique de l'agglomération toulousaine. Historique de l'étalement urbain L’aire urbaine de Toulouse est l’une des plus étalées de France, et ce pour plusieurs raisons. Après la Deuxième Guerre mondiale, les problématiques de logements en France et la reconstruction du pays sont les priorités du gouvernement. À partir des années 60-70, les premières constructions de logements collectifs naissent avec notamment l’émergence de quartiers nouveaux comme le Mirail. Ce phénomène de renouvellement urbain illustré par l’éclosion des barres HLM dans l’agglomération toulousaine s’accompagne d’une décentralisation des services dans les communes périphériques. L’attraction de l’agglomération toulousaine dans les années 80 est synonyme de la reprise de la croissance démographique dans le centre-ville alors perdue après la guerre. Jusqu’alors, aucune politique de la ville précise n’a été tenue dans l’agglomération, ce qui explique la grande pluralité des bâtis (lotissement, HLM, etc.). En outre, l’aire urbanisée double de 1960 à 1975, puis double une nouvelle fois de 1975 à 1990. À cela s’ajoute une augmentation démographique qui reste conséquente mais moins rapide que l’étalement urbain. De 1990 à 1999, l’agglomération connaît un gain annuel de 13700 habitants. Aujourd’hui, l’étalement urbain dans l’agglomération toulousaine continue. Le territoire de la commune étant particulièrement étendu, les trajets moyens sont longs, ce qui, combiné à une politique d'équipements routiers et autoroutiers tous azimuts, a contribué à rendre les déplacements en automobile majoritaires et à disqualifier les autres modes de transport. La construction de nombreux parcs de stationnement en centre-ville dans la décennie 1980-1990 a renforcé cette tendance, et la construction de la ligne A de métro n'a pas réussi à l'inverserSource : Enquête ménage 2004 Partie 1 Partie 2. Un projet d'un grand contournement autoroutier avait été évoqué (débat public de septembre à ). Mais pour cause de non-respect des prérogatives environnementales, celui-ci fut retoqué par le Préfet de Haute-Garonne et abandonné dans le projet du nouveau PDU, approuvé en .
L'étalement urbain de Toulouse a souvent été qualifié d'extrême, avec une densité de population très faible pour une ville de sa taille (à titre de comparaison, la ville de Toulouse est deux fois et demi plus étendue que la ville de Lyon pour une population sensiblement équivalente). Conscients du potentiel de la ville, les politiques souhaitent aujourd'hui la densifier et de nombreux travaux urbanistiques ont vu le jour, pour inscrire Toulouse et son agglomération dans un projet métropolitain.
De nombreux projets À partir des années 2000, la ville a su entreprendre une politique cohérente promouvant un développement urbain économe et durable. Confrontée à une densité démographique faible (de 1999 à 2006, l’agglomération a un gain de 19600 habitants par an), la ville de Toulouse met en place le projet du Grand Toulouse en 2011 afin de réorganiser l’espace urbain à l’aide de réhabilitations et projets. 12 nouvelles communes du Nord-Est de l'agglomération rejoignent la métropole. Le réseau de transports en commun s'intensifie avec la mise en place d'une deuxième ligne de métro en service depuis 2007, la ZAC AéroConstellation pour la conception de l'A380 et bientôt la future ZAC Andromède ( nouveaux logements pour habitants), le quartier Marengo ( de surfaces dont 700 logements) et la nouvelle médiathèque José Cabanis installée dans l'Arche Marengo, le Zénith ( de France par sa taille), le Théâtre national de Toulouse (TNT), le jardin urbain de la place occitane avec son réaménagement complet en sous-sol (centre commercial Saint-Georges sur ), la rénovation du Muséum d'histoire naturelle, le Palais des sports, la technopole de Labège Innopole. L’Innopole de Labège a été lancée en 1990 sous la forme d’une Z.A.C. par un groupe de six communes de la vallée de l’Hers jouxtant l’ensemble scientifique de Rangueil : Auzeville, Auzielle, Castanet, Escalquens, Labège et Saint-Orens, constitué en un syndicat à vocation multiple dénommé SICOVAL<ref>"Ibidem, Jean Coppolani</ref>.