Dans le langage des artilleurs du , un obus « fait torpille » lorsqu'il pénètre dans le sol avant d'exploser. Ce terme s'oppose à « faire ricochet » lorsqu'il rebondit avant d'exploser dans les airs. Ce phénomène est apparu avec la mise au point de l'obus cylindro-ogival muni d'une fusée percutante. L'obus percutant explosant sous terre produit un cratère bouleversant les retranchements ou bien « fait fougasse » si les dégâts superficiels paraissent insignifiants. Dans ce dernier cas il se produit un effet tellurique endommageant les dessous des fortifications.
La « crise de l'obus-torpille » est le terme convenu pour désigner le soudain avantage que l'artillerie prit sur la fortification en maçonnerie de pierre à la fin du . Elle sera partiellement résolue par l'emploi du béton armé et du cuirassement.
Dans l'argot des Poilus durant la Première Guerre mondiale, le terme « torpille » désignait un projectile d'artillerie venant bouleverser les tranchées. Par extension, il était parfois donné improprement à la pièce d'artillerie qui servait à le lancer, en général un mortier de tranchée (également surnommé crapouillot, terme appliqué tant au français qu'à un allemand).
Sources .
Liens externes Extrait d'un récit contemporain décrivant les torpilles françaises Canons de la grande guerre - Images de Crapouillots Carte Postale contemporaine d'un Lance Torpille
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