L'archidiocèse de Besançon (en latin : ) est une église particulière de l'Église catholique en France. Son siège est la cathédrale Saint-Jean de Besançon. Érigé au , le diocèse de Besançon est élevé au rang d'archidiocèse métropolitain au . Depuis le , Jean-Luc Bouilleret est l'archevêque métropolitain de Besançon.
Le diocèse aujourd'hui Quelques chiffres du diocèse de l'archevêché de Besançon aujourd'hui (chiffres 2022) : Le diocèse de Besançon comporte , (regroupement de plusieurs paroisses) et : dans le Doubs ; dans la Haute-Saône ;
39 dans le Doubs ; 28 en Haute-Saône ;
7 dans le Doubs ; 6 en Haute-Saône ; 115 prêtres incardinés dont : 43 en activité ; 72 à la retraite (pouvant parfois avoir encore une activité). En 2022Annuaire pontifical, le diocèse comptait pour une population de (95,1%), servis par ( et ), , et (de 11 congrégations différentes) dans . En 2019, il y a eu dans le diocèse Ordinations sacerdotales, ce qui est au-dessus de la moyenne et important par rapport à d'autres diocèses de France qui n'en connaissent pas.
Historique Antiquité Vers la fin du , l'évêque saint Irénée de Lyon envoie deux évangélisateurs, le prêtre saint Ferréol et son frère diacre saint Ferjeux (originaires d'Athènes en Grèce) fonder l'Église de Besançon (Besuntius) et évangéliser la Séquanie gallo-romaine (ils sont tous les deux martyrisés vers 212 et deviennent les saints patrons de Besançon).
Le diocèse est anéanti pendant la période des grandes invasions barbares (les Burgondes et les Alamans envahissent la Séquanie) à partir du après la chute de l'Empire romain puis se réorganise au début du avec les rois catholiques Francs mérovingiens qui chassent ou intègrent en plusieurs siècles les barbares de France sous la directive des papes catholiques d'occident
Durant la période carolingienne féodale, les comtes de Bourgogne disposent pratiquement du pouvoir et du siège des archevêques bien que ceux-ci soient des personnes importantes (liste des comtes palatins de Bourgogne). Besançon devient un évêché de la grande province gallo romaine de Séquanie vers la fin du .
Moyen Âge left|thumb|Archevêché de Besançon. thumb|left|Cathédrale Saint-Jean de Besançon. Après le décès du roi Rodolphe III de Bourgogne le , la ville de Besançon est comme tout son royaume d'Arles rattachée au Saint-Empire romain en liaison avec la succession de Bourgogne jusqu'en 1034.
L'archevêque de Besançon Hugues de Salins, grâce à l'appui de l'empereur Conrad II le Salique, devient le seigneur de la ville qui prospère sous son impulsion. De cette époque date la cathédrale gothique. Après la mort de celui-ci en 1066, une lutte pour sa succession plonge Besançon dans une longue période de crise. Aussi, en 1307, la ville obtient le statut de « ville libre » directement soumise à l'autorité impériale et indépendante du comté de Bourgogne (Franche Comté), dont Dole est la capitale. Les différends entre les archevêques et les citoyens se prolongèrent jusqu'au
En 1119, l'archidiocèse donne à l'Église un grand pape : Calixte II, originaire de Quingey ( au sud de Besançon), élu à l'abbaye de Cluny dans le duché de Bourgogne, instigateur du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Les abbayes nouvelles, surtout cisterciennes, se multiplient : elles sont les principaux foyers de résistance au schisme épiscopal de l'empereur catholique Frédéric Barberousse, suzerain de la Franche-Comté et de l'archevêché de Besançon.
Époque moderne Pendant la Réforme protestante, les institutions catholiques se dégradent. La politique des souverains et du Parlement aide au maintien de la foi traditionnelle.
Besançon rejoint la France par les traités de Nimègue en 1678/1679; toutefois, les archevêques ont gardé le statut de princes du Saint-Empire ayant droit de siéger et de voter à la diète d'Empire comme états impériaux jusqu'au recès de 1803. Le diocèse coïncide pratiquement durant tout l'Ancien Régime avec le comté de Bourgogne (ou Franche-Comté y compris le comté de Montbéliard).
Par la Constitution civile du clergé, décrétée par l'Assemblée nationale constituante le , Besançon devient le siège du diocèse du département du Doubs et de la métropole de l'arrondissement métropolitain de l'Est comprenant les diocèses départementaux du Haut-Rhin, du Bas-Rhin, des Vosges, de la Haute-Saône, de la Haute-Marne, de la Côte-d'Or et du Jura. Bien que sanctionnée par Louis XVI le suivant, la Constitution civile du clergé n'est pas reconnue par le Saint-Siège.
Époque contemporaine
À la suite du concordat de 1801, par la bulle du , le pape Pie VII maintient l'archidiocèse de Besançon pour les trois départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Jura.
Par la bulle du , Pie VII rétablit le diocèse de Saint-Claude pour le département du Jura.
L'archidiocèse de Besançon a alors pour suffragants Dijon et Autun (précédemment dépendant de Lyon, auquel ils retournèrent sous la Restauration), Metz, Nancy, et Strasbourg, ces trois derniers précédemment suffragants des archidiocèses de Trèves ou de celui de Mayence.
À la suite de la Guerre franco-prussienne de 1870-1871, le Territoire de Belfort, resté français et détaché de l'évêché de Strasbourg, fut intégré à l'archidiocèse de Besançon. Celui-ci comprit alors les trois départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort.
Par la bulle pontificale du pape Jean-Paul II du , le Territoire de Belfort, le Pays de Montbéliard et le canton d'Héricourt en Haute-Saône furent détachés du diocèse de Besançon et constituèrent un nouveau diocèse autonome, le diocèse de Belfort-Montbéliard.
Abus sexuels
À la suite de plusieurs plaintes pour abus sexuels, l'évêque Jean-Luc Bouilleret suspend Raymond Jaccard de ses ministères en .
Liste des évêques et archevêques de Besançon
Depuis le , l'archevêque de Besançon est Jean-Luc Bouilleret.
Blason de l'archidiocèse Dans l'armorial du Saint-Empire de Johann Siebmacher édité en 1606, les armes du diocèse de Besançon sont « De gueules à l'aigle éployée d'or ». Cette aigle figure sur la monnaie estévenante que battait l'archevêque de Besançon. Sur le revers des pièces figuraient les symboles des deux chapitres de Besançon : le bras de Saint Étienne et l'aigle de Saint Jean. Ce blason des deux chapitres de Besançon va peu à peu s'imposer comme le blason du diocèse de Besançon.
Évêques originaires de l'archidiocèse de Besançon Gerland d'Agrigente, , évêque d'Agrigente en Sicile Claude-Joseph de Sagey, évêque nommé de Saint-Claude (1817), puis évêque émérite de Tulle (1823-1824), Chanoine du premier ordre royal de la chapelle royale du Chapitre de Saint-Denis(1824-1836) Georges Béjot (1896-1987), évêque auxiliaire de Reims et évêque titulaire de Maurice Pourchet (1906-2004), évêque de Saint-Flour (1960-1982) Robert de Chevigny (1920-2011), CSS, évêque de Nouakchott (1973-1995) Léon Taverdet (1923-2013), FMC, évêque de Langres (1981-1999) Jean Orchampt (1923-2021), évêque d'Angers (1974-2000) François Bussini (1936-2018), évêque d'Amiens (1985-1987) Gérard Daucourt (1941-), évêque émérite de Nanterre Philippe Ballot (1956-), archevêque de Chambéry, puis archevêque-évêque de Metz
Lieux et monuments
Sanctuaire Notre-Dame du Chêne (Scey-Maisières) Ancienne abbaye Saint-Colomban de Luxueil Ancienne abbaye de Montbenoit Ancienne abbaye Notre-Dame de Faverney et sa basilique Notre-Dame de la Blanche Ancienne abbaye Sainte-Odile à Baume-les-Dames Abbaye de la Grâce-Dieu (ancienne abbaye cistercienne, aujourd'hui studium des Travailleuses missionnaires de l'Immaculée Conception) Chapelle Notre-Dame du Haut, œuvre de Le Corbusier à Ronchamp Monastère Sainte Claire, réalisé par l'architecte Renzo Piano, Ronchamp Basilique Notre-Dame de Gray Basilique saint Férréol et saint Ferjeux, Besançon vignette|170px|Abbaye Sainte-Odile (Baume-les-Dames).vignette|150px|Sanctuaire Notre-Dame du Chêne (Scey-Maisières).vignette|270px|Chapelle Notre-Dame du Haut (Ronchamp).
Personnalités liées au diocèse
Saints et bienheureux
Saints Ferréol et Ferjeux, évangélisateur du diocèse au début du . Saint Colomban, moine Irlandais, fondateur d'une abbaye dans le diocèse, à Luxueil. Saint Ermenfroy, moine à Luxeuil, puis fondateur d'un prieuré à Cusance, dont il devient l'abbé. Sainte Jeanne-Antide Thouret, né dans le diocèse (à Sancey-le-Long), religieuse, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la charité. Bienheureux Marie-Jean-Joseph Lataste, prêtre dominicain, fondateur des Sœurs dominicaines de Béthanie au sein du diocèse. Saint Joseph Marchand, né dans le diocèse (à Passavant), prêtre missionnaire, martyr au Vietnam durant le . Saint Isidore Gagelin, né dans le diocèse (à Montperreux), prêtre missionnaire, martyr au Vietnam durant le . Saint Étienne-Théodore Cuenot, né dans le diocèse (au Bélieu), missionnaire, évêque et martyr au Vietnam durant le .
Autres
Servante de Dieu, sœur Marie du Sacré-Cœur Bernaud, née à Besançon en 1825, elle devient visitandine. Elle créa la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur. Vénérable Antoine-Sylvestre Receveur, né dans le diocèse (à Bonnetage), prêtre, fondateur des Sœurs de la retraite chrétienne. Sophie Prouvier, fondatrice de l'institut des Vierges de Jésus et Marie en 1851. Abbé Pierre Chaillet, grande figure de la Résistance, prêtre du diocèse de Besançon. Florin Callerand, fondateur du foyer spirituel « La Roche d'Or ».
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . .
Articles connexes Liste des archevêques de Besançon Cathédrale Saint-Jean de Besançon Liste des évêchés et archevêchés français Histoire de la Franche-Comté Divini cultus (publication en 1929) Liste des églises du Doubs Circonscriptions catholiques françaises depuis 2002 Église catholique en France
Liens externes
Liste des évêques et archevêques du diocèse de Besançon, G-Chatolic.org