Apt (en occitan provençal Ate) est une commune française, sous-préfecture du département de Vaucluse, dans le sud-est de la France en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (région Sud).

Géographie Localisation vignette|gauche|Carte de la commune. centré|Légende Apt est construite entre le massif du Luberon (au sud) et les monts de Vaucluse (au nord), dans la vallée du Calavon et sur le trajet de l'ancienne voie Domitienne. Son centre-ville, groupé autour de la cathédrale Sainte-Anne, occupait jadis une île.

Apt est située à mi distance entre Cavaillon, à l'ouest et Manosque, à l'est. Elle est à de Forcalquier, d'Aix-en-Provence, d'Avignon (gare TGV), de Marseille et de Paris vignette|Apt est situé dans le secteur du Luberon.

Communes limitrophes

vignette|500px|centré|Apt au pied du grand Luberon.

Hameaux et lieux-dits En plus de l'agglomération construite autour du centre historique de la ville, on trouve sur la commune d'Apt plusieurs hameaux et lieux-dits, parmi lesquels à l'ouest, à proximité de la route nationale 100, le hameau des Chênes, qui est en partie sur la commune de Gargas, puis légèrement plus au sud et de l'autre côté de la route, le hameau de Roquefure et son château. Toujours à l'ouest, mais proche du centre, le petit regroupement des Mayols. En direction des plateaux des Claparèdes, on trouve au sud-ouest, à proximité de la route départementale 948, le hameau des Tourettes et son château à proximité. Puis au sud, les Agnels en bordure de la route départementale 113, et Rocsalière en bordure de la route départementale 114. Au nord, en direction de Rustrel, de part et d'autre et à proximité de la route départementale 22, on trouve le hameau des Jean-Jean, les Coulets, les Gauds, les Tapets...

D'autres anciens lieux-dits, comme Saint-Michel, qui occupe maintenant une grande partie du flanc de colline au nord du centre ville, ont été rattrapés par l'urbanisation grandissante du centre. La cité Saint-Michel regroupe 15 % de la population de la commune.

Géologie vignette|Tripneustes parkinsoni du Burdigalien d'Apt - MHNT. Géologiquement, on trouve majoritairement trois types de sols Page consacrée à Apt sur cjrosier.com : dans la plaine où Apt s’est développé, des sols du quaternaire composés de dépôts fluviatiles, colluvions et éboulis ; au nord, des collines de l’Éocène – Oligocène, partie la plus au sud des Monts de Vaucluse, composées essentiellement de calcaires, marnes et grès. À noter la présence d'une dalle de l'époque oligocène, près d'une carrière de pierre sur la route de Digne. Celle-ci comprend de nombreuses empreintes de mammifères et oiseaux préhistoriques ; au sud, les premières pentes du massif du Luberon avec des sols du Miocène composées de molasses calcaires, de sables et de marnes.

Le reste, sur la partie à l’ouest de la commune d’Apt, au début de la vallée du Calavon, entre Gargas et Apt, est une succession de sols (Jurassique supérieur, Crétacé, Paléocène) avec calcaires argileux, marnes bleues, calcaires à faciès urgonien, sables et argiles du paléokarst…

Apt a un sens particulier pour les géologues puisqu'il est à l'origine du stratotype que l'on nomme l'Aptien (Crétacé inférieur, entre -125 Ma et -112 Ma).

Hydrographie

La ville est arrosée par cinq rivières : le Calavon ou Coulon, la Dôa, la Riaille, la Marguerite et le Rimayon.

Jusqu'à la mise en place du schéma d’aménagement et de gestion de l'eau S.A.G.E., le Calavon se charge à la traversée d'Apt des effluents de la ville et surtout de ceux des fabriques de fruits confits. Son état s'est considérablement amélioré depuis, grâce à l'action du parc naturel régional du Luberon qui s'est investi dans cette mise en place.

Alternant périodes de sécheresse et crues, le Calavon peut connaître des inondations aussi bien imprévisibles que spectaculaires.

La Dôa est un torrent qui prend sa source dans la commune de Viens et se jette dans le Calavon à Apt.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022..

Urbanisme Typologie Au , Apt est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'AptUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Apt comprend une ville-centre et deux communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Apt, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols simplifiée La répartition des sols de la commune est la suivante . (donnée pour un total de) : Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares) Zones urbaines 14,80 % 669,47 Zones agricoles 50,22 % Zones naturelles 34,77 % Total 100 % Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes produisant des vins Luberon (AOC) et Ventoux (AOC).

Occupation des sols détaillée vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain continu 0,5 %26Tissu urbain discontinu 13,0 %409Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 3,6 %161Terres arables hors périmètres d'irrigation 10,2 %459Vignobles 12,4 %558Vergers et petits fruits 0,1 %3 Prairies et autres surfaces toujours en herbe 2,6 %117Systèmes culturaux et parcellaires complexes 22,7 %1023Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 8,3 %372Forêts de feuillus 11,9 %538Forêts de conifères 4,9 %220Forêts mélangées 9,6 %434Pelouses et pâturages naturels 0,9 %41Végétation sclérophylle 1,1 %49Forêt et végétation arbustive en mutation 2,2 %97Source : Corine Land Cover.

Logement Apt comptait en 2007 ( en 1999 .). Les constructions anciennes sont bien plus présentes que la moyenne française : 35,3 % construites avant 1949 et 42,9 % entre 1949 et 1974 soit plus des trois-quarts construites avant 1974 (+ de d'âge).

Les résidences principales représentent , soit 81,3 % du parc, réparties à 45,1 % en maisons individuelles (47,9 % en 1999) et à 54,7 % en appartements (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine).. Les propriétaires de leurs logements constituent 44,3 % des habitants, contre 52,0 % qui sont locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine)..

Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat en cours depuis décembre 2009, réhabilitation de l'habitat dans le centre ancien et les faubourgs, Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce en cours depuis fin 2010, redynamisation du commerce du centre-ville.

Type d'habitat Maison en hauteur vignette|gauche|Vieille maison de l'ancienne Jutarié. vignette|Maison avec sa poulie extérieure sur l'emplacement des anciens remparts. Ce type de maison est assez généralisé dans le centre-ville. Fernand Benoit explique que , suivant une tradition méditerranéenne. La maison en hauteur se subdivise en une étable-remise au rez-de-chaussée, un logement sur un ou deux étages, un grenier dans les combles. Elle était le type de maison réservée aux paysans villageois qui n'avaient que peu de bétail à loger, étant impossible dans un local aussi exigu de faire tenir des chevaux et un attelage.. L'édification de ces maisons date pour la plupart du , période où les guerres de religion imposèrent de se retrancher derrière les fortifications du village. Les guerres finies, il y eut un mouvement de sortie pour établir dans la périphérie de l'agglomération des « maisons à terre », plus aptes à recevoir des bâtiments annexesp. 49.

En effet, ce type d'habitation, regroupant gens et bêtes dans un village, ne pouvait que rester figé, toute extension lui étant interdite sauf en hauteur. Leur architecture est donc caractéristique : une façade étroite à une ou deux fenêtres, et une élévation ne pouvant dépasser quatre à cinq étages, grenier compris avec sa poulie extérieure pour hisser le fourrage. Actuellement, les seules transformations possibles - ces maisons ayant perdu leur statut agricole - sont d'installer un garage au rez-de-chaussée et de créer de nouvelles chambres au grenier.. Pour celles qui ont été restaurées avec goût, on accède toujours à l'étage d'habitation par un escalier accolé à la façade.

La présence de terrasses ou balcons était une constante. La terrasse servait, en priorité, au séchage des fruits et légumes suspendus à un fil de fer. Elle était appelée trihard quand elle accueillait une treille qui recouvrait une pergola rustique. Quand elle formait loggia, des colonnettes soutenant un auvent recouvert de tuiles, elle était nommée galarié ou souleriè..

Maison à terre vignette|gauche|Bastide sur la commune d'Apt. vignette|Maison à terre avec son pigeonnier à Apt. Compartimenté dans le sens de la longueur, ce type de maison représente un stade d'évolution plus avancé que la « maison en hauteur ». Il est caractéristique de l'habitat dispersé qui se retrouve dans la basse vallée du Rhône, dans celle de la Durance et plus ponctuellement dans les vallées annexes comme celle du Calavon.. C'est l'habitation traditionnelle des pays de « riche culture »..