Longwé-l'Abbaye est une localité de Montgon et une commune française éphémère, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.
Elle est intégrée dans la commune de Montgon, en 1790.
Toponymie Du latin Long gué ou Longwé.
Géographie La commune, outre Longwé, comptait plusieurs censes dispersées sur le territoire: Les Mares, hameau aujourd'hui disparu, qui apparait encore sur la carte d'état major de 1836 . Une partie du hameau se situait sur le ban de Lametz. Monthardré (ancienne orthographe) ou Montardré, qui existe toujours . L'Orfagne (ancienne orthographe) ou l'Orphane, qui fut réaffectée au ban de Le Chesne et qui existe toujours .
Et deux moulins, à Longwé même, dont l'un est encore visible aujourd'hui, et l'autre est donné par la carte d'état major, sous la dénomination de Papeterie. L'abbaye existait encore en 1791, composée d'une maison abbatiale et conventuelle, d'une église et de places, parterre, jardin, vergerRevue de Champagne et de Brie, 1894, , tome 6, .
Histoire L'abbaye
La première abbaye de l'Ordre des Prémontrés, fut établie aux Mares et fut transférée, au début du (1218-1235), à Longwé, sur le cours d'eau. Ce fut toujours une maison modeste qui tirait le diable par la queue. En 1586, l'abbaye dut vendre les droits féodaux qu'elle détenait sur Lametz.
Les bâtiments n'étaient guère entretenus ; ils ne furent que sommairement réparés après les saccages subis par fait de guerre en 1637. En 1722 le montant des travaux indispensables, se montait à plus de livres. Ne disposant que de 1800 livres de rente annuelle, les sept religieux demandent à leur ordre de pouvoir vendre 10000 livres de bois. Une partie de ces travaux furent effectués. En 1791, le monastère est considéré comme partiellement habitablePhilippe Bonnet, Les constructions de l'ordre de Prémontré en France aux , Genève : Droz, 1983, .
Durant l'Ancien Régime La Statistique des élections de Reims, Rethel et Sainte-Ménehould dressée en 1657 par le sieur Terruel en vue du projet de cadastre général de la généralité de Chalons, ensuite du projet du maréchal de Fabert indiqueStatistique des élections de Reims, Rethel et Sainte-Ménehould dressée en 1657 par le sieur Terruel en vue du projet de cadastre général de la généralité de Chalons, ensuite du projet du maréchal de Fabert dans les Travaux de l'Académie nationale de Reims, Reims : empr. P. Giret, 1882, vol.74, , :
Louis-Urbain Le Fèvre de Caumartin, d'après la dénombrement de 1735, indiqueLouis-Urbain Le Fèvre de Caumartin, Procès-verbal de la recherche de la noblesse de Champagne, Châlons : Seneuze, 1773, . :
Expilly, dans son dénombrement des Mariages, des Naissances et des Morts de 339 paroisses de l’Élection de Reims, de la Généralité & Intendance de ChâlonsJean-Joseph Expilly, De la Population de la France, Amsterdam, 1765, vol.2, , dénombre ces flux démographiques pour Longwé-l'Abbaye en comparant les périodes 1690-1701 inclus et 1752-1763 inclus. Longwé-l'Abbaye Mariages Naissances mâles Naissances femelles Décès hommes Décès femmes de 1690 à 1701 inclus 12 20 20 19 23 De 1752 à 1763 inclus 4 14 21 3 7
Durant la Révolution Lors des États généraux de 1789, les deux localités de Lametz et Longwé-l'Abbaye forment bien deux communautés d'habitants distinctes, préparent deux procès-verbaux, désignent chacune des députés, Lametz, deux et Longwé un ; mais elles décident de ne faire qu'un seul et même cahier de doléancesGustave Laurent, Reims et la Région Rémoise à la Veille de la Révolution : La convocation des États généraux de 1789, Introduction aux cahiers de doléances du Bailliage de Reims, Reims : Matot-Braine, 1930, ..
Les biens des moines féodaux furent dispersés en 1791. Les évaluations, parues dans Les Affiches de Reims sont Topographie ardennaise, dans la Revue de Champagne et de Brie, Paris : H. Menu & Arcis-sur-Aube : L. Frémont, 1894, , tome 6, & : . . L'offre de vente de l'abbaye fut infructueuse ; le mauvais état des bâtiments provoqua en 1792 une estimation plus modeste de la valeur à livres & 12 sols. Finalement, l'église fut démolie en 1793 et en 1806 il ne restait rien de l'abbayePhilippe Bonnet, ibid..
Monthardré était détenue par des bourgeois, comme l'indique l'annonce de cession de 1770 :
Voir aussi
Bibliographie La Paroisse de Longwé-l'Abbaye'', par l'abbé A. Colas, curé de Neuville, Day et Montgon, Reims : impr. de Hirt et Cie, 1928, IV-70 p., in-8º
Articles connexes Liste des anciennes communes du département des Ardennes Montgon
Notes et références
Catégorie:Ancienne commune dans les Ardennes Catégorie:Hameau ou lieu-dit dans les Ardennes