Nicolas Marie Songis des Courbons, né le à Troyes (Aube), mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Il est le frère du général de division Charles Louis Didier Songis l'Aîné (1752-1840).

Biographie Il entre comme élève au corps royal d'artillerie le . Lieutenant en second au d'artillerie le , il est nommé capitaine le . Il fait les campagnes de la Révolution française à l'armée du Nord. Lorsque Dumouriez passe à l'ennemi, Songis, qui commande en second l'artillerie de Saint-Amand forte de 80 pièces de gros calibre, s'empresse de conduire lui-même toute cette artillerie à Valenciennes.

Lieutenant au régiment d'artillerie, ci-devant régiment de Grenoble, il est nommé chef de bataillon provisoire le , il entre comme titulaire dans le d'artillerie à pied le . Employé à l'armée d'Italie, il déploie des talents et des connaissances qui fixent sur lui l'attention particulière du général en chef Napoléon Bonaparte, et il est confirmé dans son grade le . Il rend d'importants services aux batailles de Salò le , de Lonato les 3 et suivant, de Castiglione le . Chef de brigade du d'Artillerie à cheval le , il est confirmé dans son grade le .

Le il prend les fonctions de chef d'état-major de l'artillerie de l'armée d'Angleterre à Douai, et le il commande le parc d'artillerie de l'armée d'Orient. En 1799 il se trouve à la tête de l'artillerie dans les divers combats que les Français ont à soutenir durant l'expédition de Syrie. Il se trouve à la prise de Jaffa du 3 au , et il se signale au siège de Saint-Jean-d'Acre (1799) du au . La bravoure et l'intelligence qu'il montre dans cette occasion lui méritent le grade de général de brigade le . Il prend alors le commandement en chef de l'artillerie, et emploie à de savantes recherches sur son arme tout le temps qu'il peut dérober aux opérations militaires. Le général en chef Menou lui témoigne plusieurs fois sa satisfaction du zèle et des talents avec lesquels il dirige l'artillerie. Élevé au grade de général de division le , il déploie une infatigable activité au siège d'Alexandrie du au .

Rentré en France avec l'armée, il prend le commandement de l'artillerie de la Garde des consuls le . Premier inspecteur général de l'artillerie le , il est nommé grand aigle de la Légion d'honneur le . Commandant en chef l'artillerie des camps réunis sur les côtes de l'Océan en 1805, puis de la Grande Armée le , il est fait chevalier de l'ordre de la Couronne de fer le . Le , il commande en chef l'artillerie de l'armée d'Allemagne, et il est créé comte de l'Empire le . La santé de ce général s'étant fort altérée pendant ces dernières campagnes, lui permet de retourner en France le .

thumb|285px|Le tombeau de Nicolas Marie Songis des Courbons au Panthéon.

Il meurt le , à Paris, des suites d'une longue maladie.

Distinctions 180px|vignette|left|Noms gravés sur l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Est, et . Il est inhumé au Panthéon de Paris. Il fait partie des 660 personnalités à avoir leur nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la (l’Arc indique « »).

Sources

Archives nationales (CARAN) – Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 7 Yd 344.

Liens externes

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