, né le , à Ise, nouveau nom de Ujiyamada dans la préfecture de Mie, et mort le dans sa ville natale, est l'un des plus célèbres réalisateurs japonais.

Il réalise plus de quatre-vingts films, du milieu des années 1940 au milieu des années 2000, et, bien que peu d'entre eux soient diffusés en Occident, leur reconnaissance (nomination, parfois récompense) dans des festivals internationaux parmi les plus prisés, comme la Mostra de Venise ou le Festival de Cannes, lui valent une notoriété internationale. Son style a beaucoup varié durant sa longue carrière, mais on notera qu'il privilégie souvent les objectifs grand angle et le cinémascope pour restituer une esthétique visuelle proche du théâtre kabuki, et qu'il revient fréquemment à des thèmes pacifistes nuancés d'humour noir.

Biographie vignette|Kon Ichikawa en 1955. vignette|Kazuo Miyagawa (à gauche) et Kon Ichikawa (à droite) en 1963.

Début de carrière En 1933, après des études de commerce à Osaka Ichikawa Kon, Encyclopædia Britannica., Kon Ichikawa trouve un emploi dans la section animation de la société Jenkins-Osawa, à Kyoto, où il devient ensuite assistant de réalisateurs tels que Tamizō Ishida, Yutaka Abe et Nobuo Aoyagi Akira Kurosawa Award for 2006 Winers, Festival international du film de Tokyo.. Au début des années 1940, les studios Jenkins-Osawa fusionnent avec les sociétés de production Tōhō et Photo Chemical Laboratories (P.C.L.).. Kon Ichikawa rejoint Tokyo à cette occasion. Il y rencontre , alors traductrice pour la Tōhō, qui devient sa femme et écrit les scénarios de la plupart de ses films réalisés entre 1949 et 1965.

En 1946, la Tōhō lui donne l'occasion de réaliser un premier film, La Fille du temple Dojo, une animation tournée avec des marionnettes et adaptée d'une pièce de bunraku.

Kon Ichikawa ne présente pas le script du film au comité de censure de l'occupant américain avant de le réaliser (peut-être parce qu'il avait peu de chances d'être accepté, les thèmes trop « médiévaux » étaient généralement rejetés) ; en conséquence, les autorités américaines confisquent les bobines, empêchant la diffusion du film qui, longtemps perdu est désormais retrouvé et conservé, notamment par la Cinémathèque française.

Affirmation cinématographique et politique Le contrôle et la censure des médias par les forces d'occupation avaient des effets très sensibles sur l'industrie cinématographique japonaiseDonald Richie indique à ce sujet que le général Douglas MacArthur s'investit lui-même dans la réforme du cinéma japonais, dès 1945. ()., et se traduisirent notamment, dans l'immédiat après-guerre, par une montée en puissance des syndicats et l'apparition de conflits sociaux dans les sociétés de productions.

Fondé le (seulement quatre mois après la fin de la guerre) le syndicat de la Tōhō est alors l'un des plus actifs et organise d'importantes grèves et manifestations dès début 1946. À partir de l'automne 1946, un mouvement de grève plus radical provoque une scission parmi les employés de la Tōhō et aboutit à la création en d'une nouvelle société de production sous la bannière anticommuniste, la Shintōhō. S'étant opposé aux grévistes, Kon Ichikawa rejoint la Shintōhō. Ce parti pris n'était pas sans conséquences pratiques : il était à l'abri des « chasses aux sorcières » anticommunistes (qui commencèrent en 1948 lorsque les Américains changèrent radicalement leur politique à cet égard), mais se trouvait désormais dans une société de production sans grands moyens financiers, privée de « tête d'affiche » (comme Mikio Naruse et Akira Kurosawa, qui étaient restés à la Tōhō) et qui se trouvait par conséquent contrainte de produire un cinéma grand public. C'est pourquoi, jusqu'au début des années 1950, Kon Ichikawa est contraint à la réalisation de films à vocations plus commerciales qu'artistiques.

Fin de carrière

Kon Ichikawa meurt le à l'âge de 92 ans..

Filmographie Sauf indication contraire, les titres en français se basent sur la filmographie de Kon Ichikawa dans l'ouvrage Le Cinéma japonais de Tadao Satō. vignette|Affiche de Mille et une nuits avec la Toho (1947). vignette|Chikage Awashima dans Le Pont du Japon (1956). Cinéma 1946 : 1947 : 1948 : 1948 : 1948 : 1949 : 1949 : 1950 : 1950 : 1950 : 1951 : 1951 : 1951 : 1951 : 1951 : Bungawan Solo (1950) - MCJP. 1951 : 1952 : 1952 : 1952 : 1952 : 1953 : 1953 : 1953 : 1953 : 1954 : 1954 : Le Milliardaire : titre français du film d'après le catalogue de 1954 : 1955 : 1955 : 1956 : 1956 : 1956 : 1957 : Le Train bondé (1957) - Cinémathèque française 1957 : 1957 : 1958 : 1959 : 1959 : 1959 : 1960 : - segment : 1960 : 1960 : Tendre et folle adolescence (1960) - MCJP. 1961 : 1962 : 1962 : 1963 : 1963 : 1964 : 1967 : 1971 : 1973 : 1975 : 1976 : , coréalisé avec Shirō Toyoda 1976 : 1977 : 1977 : 1978 : 1978 : 1979 : 1979 : 1980 : 1981 : 1983 : 1984 : 1985 : (remake) 1986 : 1987 : 1987 : 1988 : 1991 : 1993 : 1993 : 1994 : 1996 : 2000 : 2000 : 2001 : 2006 : (remake)

Documentaires 1965 : 1968 : 1969 : 1970 : 1970 : 1973 : , segment dans le film collectif

Télévision 1965 - 1966 : (série TV) 1972 : (série TV de 4 épisodes) 1986 : (téléfilm) 1993 : (téléfilm) 2002 : (série TV de 3 épisodes) 2003 : (téléfilm)

Filmographie (producteur) 1960 : de Yasuzō Masumura 1962 : 1963 : 1965 : (documentaire) 1967 : 1969 : (documentaire) 1977 : 1977 : 1979 : 1983 : 1984 : 1987 :

Filmographie (acteur) 2008 : de Kōki Mitani : le réalisateur

Distinctions

Récompenses 1963 : prix Blue Ribbon du meilleur réalisateur pour J'ai deux ans et Le Serment rompu 1963 : prix Kinema Junpō du meilleur film et du meilleur réalisateur pour J'ai deux ans 1963 : prix Mainichi du meilleur réalisateur pour J'ai deux ans et Le Serment rompu

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

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Liens externes

Kon Ichikawa, Alexander Jacoby, sense of cinema,

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