Nicolas Léonard Bagert, dit Beker, comte de Mons, né le à Obernai (Bas-Rhin)vue 343/609 du registre paroissial d'Obernai 1755-1784 et mort le au Château de Mons à Aubiat (Puy-de-Dôme), est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Il fut général de division en 1805, comte de l'Empire en 1807 et investi du redoutable honneur, en juillet 1815 d'accompagner l'empereur Napoléon du château de Malmaison à l'île d'Aix.
Son nom peut également s'écrire Baegert comme il est écrit d'ailleurs dans sa ville de naissance Obernai (Bas-Rhin).
Biographie Il est le fils de Léonard Bagert, cultivateur, et Françoise Dietrich.
Il entre en service comme simple soldat le , dans le régiment de Languedoc-dragons, il est nommé brigadier le , et le , il se trouve à la prise de la ville de Courtrai. Le , il est à la Bataille de Valmy, et il est promu maréchal des logis le .
Sous-lieutenant le au de hussards, il devient le 29 du même mois aide de camp du général Bonaparte. Adjudant-général chef de bataillon le , il est choisi le mois suivant pour négocier près de Stofflet l'entière pacification des provinces insurgées. Le , il est nommé adjudant-général chef de brigade, et il est envoyé à l'armée du Nord, comme chef d'état-major de la division Desjardin.
Après la victoire de Marengo le , où le général Desaix a trouvé la mort, il épouse la sœur du général défunt. Il est promu général de brigade le , et il est attaché à la division Grouchy à l'armée du Rhin. En 1802, il prend le commandement du département du Puy-de-Dôme, et le , il est fait chevalier de la Légion d'honneur, puis commandeur de l'ordre le .
En 1805, il participe à la campagne d'Autriche, au sein de la Grande Armée, et il est élevé au grade de général de division le , après la bataille d'Austerlitz. En 1806 et en 1807, il fait les campagnes de Prusse et de Pologne. En juin 1808, il est créé comte de l'Empire, et il est mis en congé de réforme le .
Rappelé lors de la campagne d'Allemagne le , il prend les fonctions de chef d'état-major du de la Grande Armée. Napoléon a comblé Beker de ses faveurs, il a également reçu la grand-croix de l'Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière. Le , pour avoir publiquement critiqué le système militaire suivi par l'Empereur, il est exilé pendant plusieurs années dans le commandement de Belle-Île-en-Mer, et il est mis en congé de réforme le .
Il est rappelé à l'activité le , lors de la première restauration.
Fouché sait que Beker a personnellement à se plaindre de l'Empereur : il lui fait donner la commission, par le gouvernement provisoire, de garder Napoléon à la Malmaison, et de le surveiller. C'est par lui que l'Empereur envoie offrir au gouvernement provisoire de marcher comme simple citoyen à la tête des troupes pour, repousser Blücher et continuer aussitôt sa route.
Membre de la chambre des représentants dans les Cent-Jours, il quitte Rochefort après que Napoléon s'est embarqué sur le Bellérophon. Arrêté à Orléans par les Prussiens et conduit à Paris comme prisonnier de guerre, il est mis immédiatement en liberté. On lui offre un commandement qu'il refuse.
Arrêté de nouveau à Poitiers, comme il retourne à son château de Mons, il demeure en surveillance jusqu'à la publication de l'ordonnance du . il devint pair de France en 1819, et il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le .
Il meurt à Aubiat en son château de Mons, le .
Postérité Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.
Son fils unique, Napoléon Beker, filleul de l'Empereur et de l'Impératrice, né peu après son mariage, est officier du corps royal d'état-major. Il meurt le . Le général adopte alors le fils de sa sœur, Félix Victor Martha, qui hérite de ses biens et du titre de comte de Mons.
Le cimetière d'Aubiat abrite la sépulture de Beker. Son épouse Antoinette Desaix (1764-1816), sœur aînée du général Desaix repose à ses côtés.
Félix Victor Martha-Beker est l'auteur d'une biographie du général Desaix rédigée d'après les papiers et les manuscrits rapportés d'Égypte par Desaix (Le Général Desaix. Étude historique, édition Perol, Clermont-Ferrand, 1852).
Armoiries Figure Blasonnement Armes du comte Bagert et de l'Empire
Écartelé : au I, du quartier des comtes militaires de l'Empire ; aux II et III, d'or à une tête de cheval coupée de sable ; au IV, d'azur à trois étoiles d'argent posées en pal.
Son nom Nicolas Beker était le fils de Lienhart Bäger et de Francisca Dietrich. Au nom de Baegert, Nicolas fit ajouter – ou on ajouta – celui de Beker qui servait à indiquer la prononciation de ce nom alsacien. Ce nom se prononce « bècre » et non « békeur ».
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Jean Braun, Alphonse Halter et André Stehlé, « Nicolas Léonard Baegert, Becker (comte de Mons) », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 2, Général G. Becker, Trois caractères : le conventionnel Joseph Becker, le lieutenant-général comte Becker, le maréchal comte Molitor, 1928
. .
Régis de Saint-Jouan, Le Général Beker, comte de Mons, 1955 Articles connexes Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile Liste des grands-croix de la Légion d'honneur Almanach impérial de 1809 Liens externes
Catégorie:Général de la Révolution française promu en 1801 Catégorie:Naissance en janvier 1770 Catégorie:Naissance à Obernai Catégorie:Naissance dans la province d'Alsace Catégorie:Décès en novembre 1840 Catégorie:Décès dans le Puy-de-Dôme Catégorie:Député des Cent-Jours Catégorie:Député du Puy-de-Dôme Catégorie:Pair de France (Restauration) Catégorie:Pair de France (monarchie de Juillet) Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Comte de l'Empire Catégorie:Chevalier de l'ordre napoléonien de la Couronne de fer Catégorie:Grand-croix de l'ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière Catégorie:Décès à 70 ans Catégorie:Chef militaire français des guerres napoléoniennes