Trévans est une localité d'Estoublon et une ancienne commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle est rattachée en 1973 à la commune d’Estoublon et se situe dans le massif du Montdenier.

Géographie La commune avait une superficie de .

Histoire Le nom de Trévans apparaît pour la première fois dans les chartes en 1157. Une abbaye, nommée Saint-André-du-Désert, y est construite au , devient un prieuré, puis est dévolue aux carmes. Elle est plusieurs fois prise d’assaut lors des guerres de religion, et finalement abandonnée en 1575, date à laquelle les Carmes s'installent à Estoublon, village très proche. Ils y resteront jusqu'à la Révolution.

Par arrêté préfectoral du , la commune de Trévans est rattachée, le à la commune d'Estoublon.

Le village est actuellement laissé à l'abandon.

Administration

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour deux ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Démographie

L’histoire démographique de Trévans est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé, qui dure de 1811 à 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique rapide et de longue durée : dès 1886, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes-de-Haute-Provence depuis le début du . », Provence historique, tome 21, 85, 1971, 288.. Le mouvement de baisse ne s'interrompant pas, la commune est rattachée à sa voisine Estoublon.

Ce tableau et cette courbe présentent l’évolution démographique de Trévans de la Révolution française à la disparition de la commune.

Histogramme (élaboration graphique par Wikipédia)

Culture et patrimoine Lieux et monuments Gorges de Trévans (profondes de 200 m). ruines du village de Trévans au sud de Trévans, château fort, en ruines chapelle et tour Saint-André, surplombant les gorges de Trévans, en ruines. Elles appartenaient à un monastère où les protestants se sont réfugiés durant les guerres de religion, et détruit par précaution par les catholiques en J.-F. Cruvellier, Histoire de Barrême, Société scientifique et littéraire des Basses-Alpes, p 43.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence Estoublon Ville fantôme

Liens externes

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